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Des alternatives aux playlists de Spotify (et cie)

Marre de la soupe proposée par les playlists de Spotify ? Envie de sortir un peu des chemins tout tracés par un bon mélange de données personnelles d’écoute et d’algorithmes de recommandation ? Voici quelques alternatives !

Les radios, à l’ancienne

Une sélection de radios sur l’application Shortwave

Eh oui ! Les radios ne sont pas mortes, elles sont même devenues des webradios, vous permettant d’écouter des radios de l’autre bout du monde. Il existe un nombre infini de radios, mais voici ma petite sélection perso, quasi sans pub (mais dons appréciés), et largement éclectique.

RadioLien d’accèsGenre
FIPhttp://icecast.radiofrance.fr/fip-hifi.aacÉclectique
Radio Paradisehttp://stream.radioparadise.com/flacmÉclectique
Radio Meuhhttp://radiomeuh.ice.infomaniak.ch/radiomeuh-128.mp3Éclectique
Radio sans soupehttp://listen.radioking.com/radio/25504/stream/58228Groove
Le Mellotronhttps://listen.radioking.com/radio/477719/stream/534044Éclectique
Radio secoussehttp://stream.secousse.org:8000/secousseMusique du monde/Afrique
Fauve radiohttps://streamer.radio.co/sde68d7e6b/listenEclectique/sans pub

Les radios, c’est encore ce média où des vrais gens éditorialisent une journée musicale. Et c’est beau.

Mailtape : a place for music lovers by music lovers

Chaque dimanche matin, MailTape propose une sélection musicale en collaboration avec un⋅e artiste invité⋅e. C’est simple, frais, bien intégré.

Les blogs musicaux

Même si les blogs sont moins nombreux et plus professionnels qu’autrefois (et ça peut encore évoluer), ceux qui sont consacrés à la musique restent parmi les plus dynamiques. Petite sélection.

L’ABCDR du son : Le rap français et américain racontés dans le détail. Chroniques d’albums, interviews, mixtapes et actualité.

Le magazine de Qobuz : le site de streaming français HD et pas comme les autres. Trop cher à mon sens, et trop niché avec le choix de la musique en haute définition, il n’empêche que Qobuz souhaite garder une importante éditorialisation humaine, que ce soit dans les playlists proposées, ou encore dans le magazine qui est très bon, et accessible avec identification mais sans payer.

Ziknation : un webzine musical conduit par une horde de passionnés dont le seul but est de vous transmettre le virus des sons frais.

Toute Ouïe : Le Blog Musical qui ouvre ses oreilles en grand

Pitchfork : « The most trusted voice in music ». L’une des références anglophone du domaine, dans la catégorie un peu mainstream.

The BackPackerz : Le site référence sur le rap et la culture Hip-Hop: dossiers, chroniques albums, interviews, concerts et actualité rap et Hip-Hop.

Spirit of Metal webzine : un autre site un peu old school dédié au… métal, comme son nom l’indique.

L’option « low tech » : les gens

Dernière option, la plus simple, qui ne nécessite pas de connexion internet ou de batterie : les gens. Vos bon⋅ne⋅s ami⋅e⋅s IRL ou sur les rézos, la disquaire et ses bons plans, un passant dans la rue, tout peut fonctionner, laissez marcher le hasard des bonnes recommandations !


Et vous, vous avez d’autres sites, blogs, radios, ou idées pour découvrir de la musique autrement que par des algos ? Dites-nous dans les commentaires !

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PeerTube, une alternative à YouTube

C’est quoi PeerTube ?

Page d’accueil de la plateforme Peer.Tube

PeerTube est un service de diffusion de vidéos alternatif à YouTube.

Dans la lignée de YouTube, Viméo, Dailymotion, Twitch et autres consorts, PeerTube permet d’héberger des vidéos en ligne et de faire des diffusions en direct.

En revanche, PeerTube se démarquera des autres plateformes à travers sa conception unique, qui s’appuie sur des concepts clés.

Décentralisation

Illustration de la décentralisation — What is PeerTube? par LILAZeMarmot Team & Framasoft

PeerTube n’est pas un service centralisé, il n’y a pas une entité unique qui va monopoliser le service et obliger les utilisateur·ices à l’utiliser à travers son propre prisme.

Différentes entités peuvent installer leur propre service PeerTube et le proposer (ou non) au public. C’est le principe de la décentralisation.

Le principe est très similaire à celui des messageries électroniques. Nous pouvons créer une adresse mail chez différents fournisseurs, comme par exemple Gmail, Outlook, ou encore Tutanota ou Proton. Si l’interface va changer entre Gmail et Tutanota, il n’empêche que le service de fond reste le même : l’échange de courriers électroniques. Il est même possible d’héberger soi-même son service de courrier électronique, sur notre ordinateur ou sur un serveur loué en ligne.

Le fonctionnement de PeerTube est similaire. Nous pouvons installer notre propre plateforme PeerTube à la maison, pour pouvoir héberger et regarder des vidéos avec la famille et les ami·es proches, ou nous pouvons nous inscrire sur une des plateformes PeerTube existantes. Le choix nous est libre.

Le Pair à Pair

Illustration du Pair à Pair — What is PeerTube? par LILAZeMarmot Team & Framasoft

PeerTube repose sur un autre concept, lié à celui de la décentralisation : Le Pair à Pair.

Pour le comprendre, nous devons nous intéresser à la problématique que ce concept tend à résoudre.

Lorsque nous regardons une vidéo, celle-ci est temporairement téléchargée sur notre ordinateur (c’est le principe du streaming, du téléchargement temporaire de vidéo, dont les fragments s’autodétruisent avec le temps). Pour pouvoir la télécharger, nous demandons à la plateforme qui propose la vidéo de nous l’envoyer. Cela nécessite donc d’utiliser de la bande passante — de la place dans les tuyaux qui font transiter les données —. Or, la bande passante est limitée, physiquement, par la capacité de ces fameux tuyaux. Pour éviter qu’il y ait des abus, la bande passante a un coût, cela permet de contrôler le flux : si on souhaite utiliser beaucoup de bande passante, en tant que plateforme qui propose du contenu sur internet, il nous faudra payer cher.

Nous voyons ici la problématique se dessiner : Transférer une vidéo sur internet demande d’utiliser beaucoup de bande passante.
Quand ce ne sont que quelques utilisateur·ices qui le font en même temps, ça ne pose pas spécialement de problème, mais si beaucoup de personnes cherchent à regarder nos vidéos au même moment, alors on se retrouve rapidement, soit limité·es par notre bande passante disponible, soit à devoir payer *très* cher pour faire face à l’afflux. C’est pour cette raison qu’il n’existe, au final, que très peu de plateformes centralisées pour diffuser de la vidéo : Ça demande beaucoup d’argent. C’est ici que le concept du Pair à Pair intervient.

Lorsque nous regardons une vidéo sur PeerTube, nous demandons à la plateforme de nous envoyer la vidéo. Cependant, si la plateforme détecte que d’autres utilisateur·ices sont en train de regarder la même vidéo et on déjà téléchargé les fragments qui nous intéressent, alors ce sont les autres utilisateur·ices qui nous enverront, automatiquement, ces fragments. La plateforme, elle, ne nous enverra la vidéo que si les autres utilisateur·ices sont trop lents à nous les envoyer.

Ce concept permet à des petites entités (un·e individu·e, une famille, une association, une petite entreprise, une collectivité, etc.) de pouvoir héberger elles-même leurs vidéos à moindre coût.

La Fédération

Illustration de la Fédération — What is PeerTube? par LILAZeMarmot Team & Framasoft

Ainsi, les deux premiers concepts nous permettent de dessiner une idée majeure de PeerTube : il est possible de s’auto-héberger.

Cependant, l’auto-hébergement entraîne souvent un risque d’isolement. À la manière des forums de discussion qui étaient très populaires au début des années 2000, en nous auto-hébergeant, nous nous retrouvons souvent dans des petites communautés, peu visibles de l’extérieur. Cela peut être une fonctionnalité souhaité, mais certaines entités voudront plutôt avoir de la visibilité, avoir plus de personnes qui interagissent avec leurs vidéos, les commentent, etc.

La Fédération permet de répondre à ce souhait. Toutes les plateformes PeerTube peuvent, si elles le souhaitent, interagir les unes avec les autres. C’est-à-dire que nous pouvons sur notre plateforme auto-hébergée à interagir à la fois avec les vidéos postées par notre famille, mais aussi avec celles, diffusées sur une autre plateforme, postées par Framasoft, ou encore sur cet·te vidéaste inconnu·e qui poste des vidéos de chats trop mignons.

La Fédération permet de ne pas rester isolé les un·es des autres mais de construire un immense réseau de plateformes PeerTube.

Le Fediverse

Illustration du Fediverse — What is Fediverse? par LILAZeMarmot Team & Framasoft

Donc, PeerTube est fédéré. Les plateformes PeerTube communiquent les unes avec les autres et créent une immense plateforme décentralisée.

Cependant, la puissance de la Fédération ne s’arrête pas à PeerTube.
Depuis plusieurs années, différents services ont été conçus et se posent comme des alternatives fortes aux services centralisés privateurs que nous connaissons (YouTube, Twitter, Instagram, etc).

La majorité de ces services ont décidé d’utiliser le même langage pour construire leur Fédération. Ce choix a une conséquence forte : La majorité de ces services décentralisés et fédérés peuvent interagir les un·es avec les autres.

Par exemple, Mastodon, une alternative décentralisée et fédérée à Twitter, nous permet de consulter les vidéos postées sur PeerTube et d’interagir avec : nous pouvons indiquer que l’on aime la vidéo, poster un commentaire, voir les dernières vidéos de notre vidéaste préféré·e s’afficher directement dans notre fil d’actualité, etc.

Ce concept de Fédération entre les différents services alternatifs est appelé le Fediverse : la contraction de Federated et Universe, l’univers fédéré.

Comment essayer PeerTube ?

Page d’accueil de Join PeerTube

Pour essayer PeerTube, le plus simple est d’aller sur le site officiel, qui regroupera des ressources pour comprendre ce qu’est PeerTube et comment l’utiliser : https://joinpeertube.org/

La page d’accueil aidera à comprendre ce qu’est PeerTube. Dans le menu, en haut, nous retrouverons trois autres pages :

  • Parcourir les contenus, qui nous permettra d’utiliser un moteur de recherche afin de trouver des vidéos présentes sur une des plateformes PeerTube. Ce moteur de recherche peut aussi être trouvé sur un site dédié : https://sepiasearch.org/
  • Publier des vidéos, qui nous guidera pour créer un compte PeerTube sur une des plateformes PeerTube existantes (ou la notre, auto-hébergée).
  • FAQ, qui répondra à nombre de nos questions si à l’issue de ces trois premières pages nous en avons encore.

Conclusion

PeerTube est un logiciel révolutionnaire, permettant de reprendre du contrôle sur un pan de notre environnement numérique en résolvant une problématique technique mais aussi et surtout politique : Comment héberger des vidéos, sans avoir besoin de vendre un rein ou d’offrir notre contenu et l’analyse de nos comportements aux géants capitalistes du numérique.

Si vous avez des questions ou des remarques sur le fonctionnement de PeerTube, n’hésitez pas à nous les indiquer en commentaires !

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Lichess : jouer aux échecs en ligne, librement

Savez-vous qu’il existe un site permettant de jouer aux échecs, sans publicité, sans captation de donnée, et avec un code open source ? Je vous présente Lichess. Ce site, créé en 2010 par Thibault Duplessis comme un passe-temps, permet aujourd’hui à plus de cinq millions de parties de se tenir chaque jour.

Le site permet de jouer en anonyme, ou de se créer un compte, permettant ainsi d’accéder à un classement et des joueurs de son niveau. Il est également bourré de ressources et de fonctionnalités utiles, qui le mettent au niveau de ses alternatives bourrées de pub. On peut citer :

  • Analyse de la partie terminée (erreurs, comparaison de la partie avec des millions d’autres jouées, etc.) via le moteur open source Stockfish
  • Voir des joueurs de haut niveau jouer en direct
  • Une base de cours et d’entraînements
  • Une base de problèmes (d’échec) à résoudre
  • Des outils : un échiquier d’analyse, un explorateur d’ouvertures, etc.

Il existe également une application iOS et Android (dont F-droid)

Bref, si vous aimez les échecs, que vous voulez progresser et faire des parties, plus de raisons de vous imposer un site qui revend vos données ou vous impose de la publicité.

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FindMyDevice, une alternative libre à Google Localiser mon appareil

Aujourd’hui, pour bénéficier d’un smartphone sous Android qui ne se fasse pas ponctionné par Google, vous avez deux choix. La version radicale, c’est de passer sur un OS alternatif (Cyanogen, /e/OS, Calyx), libéré du pire d’Android et des services Google. La version plus douce, c’est de rester sur Android, mais de ne pas y attacher de compte Google, et d’utiliser au maximum des applications alternatives. K9Mail vs Gmail. Firefox vs Chrome. QSMS vs Google Message.

Et ainsi de suite, vous pouvez remplacer une par une les applications fournies d’office par Google (pisteurs inclus) par des applications alternatives. Il était cependant un service bien utile proposé par Google qui attendait son alternative libre : c’était le service Google Localiser mon appareil.

C’est chose faite avec l’excellent et simplissime FindMyDevice, une application open source accessible sur F-Droid ou sur l’App lounge de /e/OS. Vous installez l’application sur votre téléphone Android. Vous lui donnez des accès (beaucoup d’accès à vrai dire, c’est là que la confiance grâce à l’ouverture du code source est cruciale).

Ensuite, le fonctionnement est trivial. Vous donnez le droit à une liste blanche de faire fonctionner le service, grâce à leur numéro de téléphone qui est enregistré. Vous pouvez aussi définir un code pin qui permet à tout numéro de faire fonctionner le service. Et le reste se passe donc par SMS, envoyés par des contacts de votre liste blanche. Ou des amis à qui vous donnez votre code PIN.

Vous commencez par donner des droits à l’appli
Vous pouvez ajouter un message de verrouillage
Ensuite, les contacts de votre liste blanche peuvent faire fonctionner l’application

Voici la liste des commandes proposées par FindMyDevice :

  • fmd locate – envoie la localisation de ton téléphone
  • fmd ring – fait sonner le téléphone
  • fmd lock – verrouille le téléphone avec le message que tu auras configuré au préalable
  • fmd stats – envoie des informations du téléphone
  • fmd delete – reset le téléphone
  • fmd camera (back/front) – prend une photo et l’envoie

Voilà, c’est plutôt complet, extrèmement simple, gratuit et open source. Si vous aimez, soutenez le développeur !

Retrouvez cette excellente application sur F-Droid


Photo à la une de Denise Jans sur Unsplash

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