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Rubrique littéraire : Des mots et du papier

22 November 2023 at 05:12

3-8 ans

Pour faire un livre il faut… des mots, même si parfois on s’en passe. Et puis, du papier. Deux livres pour parler de mots et de papier. L’un poétique, qui donne envie de le prolonger à l’infini. L’autre, petit documentaire concis et précis pour tout savoir sur ce support pas si banal.

 

Une image contenant texte, livre, dessin humoristique, fiction

Description générée automatiquementLes mots sont des trésors, d’Emma Robert, ill. Romain Lubière, Ed. Cipango

Trois mots qui enclenchent une petite poésie de trois vers : telle est la structure de ce joli livre.

Toucan, Phénix, Condor : Les mots sont des oiseaux. / Je voyage à leurs côtés/ vers des mondes inconnus.

Chalutier Brigantin Goélette : Les mots sont des bateaux./J’affronte à leur bord / des eaux bleues déchainées.

Chut Murmure Silence : Les mots sont des secrets./je me cache avec eux / dans un jardin mystérieux.

Et ainsi au fil des pages les mots sont couleurs, fleurs, étoiles, paysages, musiques, trésors… Les illustrations offrent un écrin merveilleux à ces mots qui dansent. Les crayonnés entrainent dans des décors aux couleurs lumineuses. L’enfant qui ouvre le livre aux premières pages s’endort sur les dernières, le livre à la main, avec la même douceur qui a traversé tout l’ouvrage. Une douceur et un plaisir des mots, les nouveaux, les difficiles, les habituels mais qui, mis ensemble, forment en eux même une aventure… Tous ces mots donnent envie de s’essayer à son tour au choix de trois mots pour les faire sonner ensemble.

 

Une image contenant texte, roue, Véhicule terrestre, véhicule

Description générée automatiquementUn tour du monde en papier, de Martina Manya, Ed. Rue du Monde

Rue du Monde nous emmène une nouvelle fois autour du monde, pour raconter comment on fabrique du papier, puis l’histoire du papier, et du voyage de cette invention à travers les siècles et les continents. Un petit album au texte très synthétique et au graphisme efficace et réjouissant. Des formes découpées dans des papiers colorés racontent une histoire qui devient absolument compréhensible même par des tout-petits. Du nuage à la feuille de papier, on savoure l’art de la mise en page associé à l’utilisation de lettrages différents pour cibler les mots importants. Deux petits personnages à vélo quittent l’usine de papier pour aller voir les Egyptiens et leur papyrus, la Chine et le Japon avant de revenir en Europe. Un message écolo aussi puisque s’il faut couper un arbre pour faire du papier, on en replante d’autres. Un documentaire à mettre dans toutes les bibliothèques, tout près des livres, nom d’un petit papier !

 

 

 

Marianne Baby

 

 

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Réécrire le règlement intérieur en langue égalitaire ?

20 October 2023 at 05:00

Hubertine Auclert écrivait dans « Le Radical » le 18 avril 1898 « L’omission du féminin dans le dictionnaire contribue plus qu’on ne le croit à l’omission du féminin dans le droit. L’émancipation par le langage ne doit pas être dédaignée ». Aurait-elle imaginé que 128 ans plus tard la question n’aurait toujours pas été réglée, que la légitimité de celle-ci serait encore discutée, jusqu’aux bancs mêmes de l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2023 ? Convaincue que la langue peut être un vrai levier en matière de lutte contre les discriminations, et menant de nombreux projets autour de l’égalité entre les filles et les garçons, la Cité scolaire de l’Iroise à Brest s’est lancé le défi de réécrire en langue égalitaire son règlement intérieur. Myriam Lechevalier-Bekadar, professeuse d’Histoire-Géographie au collège, et Chantal Philippe, professeuse-documentaliste au lycée, reviennent, pour l’ensemble du groupe investi dans le projet, sur ce travail de rédaction à plusieurs mains.

 

Une image contenant ciel, plein air, arbre, bâtiment Description générée automatiquementSur quelles convictions votre projet s’appuie-t-il ?

Quand on croit aux « forces de l’écrit », on sait bien que le monde ne changera pas vraiment sans que ne changent les mots pour le dire, et donc qu’une représentation plus inclusive par une langue plus égalitaire est un outil certes insuffisant, mais précieux pour lutter contre l’invisibilisation des femmes, et donc pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

C’est d’ailleurs ce que ne cessent de préconiser de nombreux textes officiels depuis la « Commission de terminologie chargée d’étudier les possibilités de la féminisation des noms de métiers, titres et fonctions » mise en place en 1984 par Roudy, jusqu’au B.O de 2021, sous le ministère Blanquer « Règles de féminisation dans les actes administratifs du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et les pratiques d’enseignement », en passant par le guide publié sous le gouvernement Jospin « Femmes, j’écris ton nom… », ou la Circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française sous celui de Philippe.

Car si on retient parfois de certains de ces textes uniquement ce qu’ils proscrivent (essentiellement l’usage du point médian), on oublie qu’absolument tous prescrivent l’usage d’une langue moins sexiste par le recours à la féminisation des métiers, voire à l’usage de la double flexion ou de la forme épicène.

L’Education nationale a bien évidemment un rôle prépondérant à jouer dans ce mouvement de démasculinisation et reféminisation de la langue, et se doit, elle qui a au cœur de sa mission la lutte contre les discriminations, de montrer l’exemple. Alors qu’attendions-nous pour nous attaquer au règlement intérieur justement destiné à la totalité de la communauté éducative (y compris aux élèves et aux familles) et consultable par tous et toutes ?

 

Comment le groupe s’est-il constitué et comment a-t-il travaillé ?

Pour comprendre notre travail, il faut remonter un peu dans le temps. Depuis plusieurs années un certain nombre d’actions étaient menées dans l’établissement autour de l’égalité filles / garçons, mais de manière assez confidentielle, un peu chacun.e dans son coin, et en ayant du mal à se diffuser et à créer de véritables synergies.

A la rentrée 2016, a germé alors l’idée de monter le « Groupe Mixité », avec l’aide de la référente académique de l’époque, Nicole Guenneugues. Son objectif était de fédérer, mutualiser un peu tout ce qui se faisait, de donner aussi davantage de légitimité, de poids, de visibilité, de cohérence, de susciter les bonnes volontés, d’impulser une dimension plus collective…Pendant un an, en réalité cela en a pris deux, le groupe s’est donné pour objectif de rédiger une Charte « Egalité filles / garçons » pour formuler un certain nombre d’engagements collectifs de l’établissement.

Mais une fois défini.es des orientations et des enjeux, il fallait aussi accompagner la mise en œuvre de cette Charte. Pour mener à bien ces nouveaux défis, le groupe s’est peu à peu renouvelé, de nouvelles personnes se sont inscrites dans le dispositif, venant enrichir la réflexion. Se sont organisés aussi des temps de formation en direction de l’ensemble des collègues. Le groupe, par exemple, a ainsi fait venir Gaël Pasquier et Fanny Gallot pour une présentation de leur livre J’enseigne l’égalité filles-garçons.

Un des articles de la Charte proposait de « Favoriser l’utilisation d’une communication sans stéréotype de sexe ». Article compliqué à formuler et à mettre en œuvre, car sur ce sujet, malgré les directives ministérielles, demeurent pas mal d’incompréhension et d’idées reçues, donc d’hostilité, exprimée plus ou moins explicitement. Mais nous avons eu la chance que les chefs qui se sont succédé depuis la constitution du groupe, aient tous été favorables au travail que nous menions.

A la rentrée 2022, une équipe réduite, composée de trois femmes, enseignantes, et d’un homme, conseiller principal d’éducation, s’est donc attelée, avec l’appui sans faille du Proviseur de la Cité scolaire, et l’assentiment de l’ensemble du C.A, à la réécriture du règlement intérieur du Lycée pour le mettre aux normes d’une langue plus égalitaire. Nous avons commencé à travailler en étant convaincu.es qu’en 2 ou 3 heures de relecture le tout serait bouclé. Cela a été en réalité « un peu » plus long, car bien que l’établissement soit actif sur les questions d’égalité filles/ garçons, le règlement intérieur n’avait jamais été toiletté sous cet angle. Il restait donc assez « archaïque » : fonctions encore uniquement masculinisées ou féminisées, selon les unes et les autres, usage systématique du masculin invisibilisant totalement les femmes, aucun recours aux formes épicènes ou à la double flexion … Mais tout chronophage qu’il ait été, ce travail de fourmi a aussi été beaucoup plus enthousiasmant que ce que nous imaginions, se transformant en véritable jeu de traque. Et nous avons pu présenter le nouveau règlement au C.A de juin 2023 qui l’a adopté à l’unanimité.

 

Pouvez-vous donner quelques exemples de réécriture ?

Certaines situations sont simples à résoudre par l’utilisation de la double flexion : « Le chef d’établissement » devient « Le chef ou la cheffe d’établissement », ou d’une forme épicène  « Les parents » deviennent « Les responsables ». Il faut toutefois gagner en astuce parfois pour alléger le texte d’une double flexion systématique. Par exemple « Tout élève » peut bien sûr devenir « Tout et toute élève », mais ce redoublement systématique est lourd ; donc on va alors plutôt chercher une reformulation telle que « Chaque élève ».

Mais d’autres situations sont plus complexes, en particulier lorsqu’on veut éviter d’utiliser le masculin comme un neutre universel, ou le laisser « l’emporter sur le féminin ». Dans ce cas on se trouve face à un véritable jeu de réécriture. Par exemple : « Les lycéens doivent être ponctuels pour ne pas perturber le bon déroulement du cours par correction à l’égard du professeur » va devenir « Les élèves ont une obligation de ponctualité pour ne pas perturber le bon déroulement des cours par correction à l’égard de l’équipe enseignante ». Autre exemple : « L’inscription d’un élève vaut adhésion aux dispositions du présent règlement et engagement de s’y conformer pleinement. Tout membre du personnel est habilité à faire respecter ce règlement … » va devenir « L’inscription de chaque élève vaut adhésion aux dispositions du présent règlement et engagement de s’y conformer pleinement. Toute personne appartenant au personnel est habilitée à faire respecter ce règlement … ».

Cette lecture nous a aussi permis de réaliser combien les mentalités ont évolué ; à l’article sur les discriminations il n’était fait mention ni de la question du handicap, ni de celle de l’identité de genre, que nous avons donc ajoutées au passage.

 

Quelques regrets et quelques conseils pour ceux et celles qui voudraient se lancer dans un tel projet ?

Des regrets bien sûr : ne pas avoir, par exemple, pu finaliser aussi le règlement intérieur du collège, ne pas avoir impliqué d’élèves, mais cela aurait demandé un temps de formation dont nous ne disposions pas, ne pas avoir présenté au moins le résultat terminé au CVL, mais là aussi le temps nous a manqué, ou imaginé d’idées d’exploitation par les P.P … Mais tout cela peut encore se construire.

Quelques suggestions méthodologiques, mais à chacun.e d’inventer ses modalités :

S’assurer des soutiens institutionnels (chef.fe d’établissement + membres du CA), avoir un argumentaire simple en tête si besoin, et s’inscrire dans une démarche plus globale afin de légitimer plus facilement le projet.

Rester dans un cadre légal, et parler d’écriture égalitaire plutôt que d’écriture inclusive, l’expression étant souvent mal comprise.

Travailler dans un 1er temps sur format papier, à plusieurs (mais en équipe réduite), en présentiel, de manière synchrone pour se mettre au fur et à mesure d’accord sur la reformulation, et sur des plages horaires réduites : au bout de 2 heures ça pique vraiment les yeux !

Varier la reformulation : éviter le recours systématique à la double flexion qui rallonge le texte, et ne règle pas tous les problèmes d’accord, ne pas toujours mettre le masculin avant le féminin, ou l’inverse. L’ordre l’alphabétique est préconisé, mais la variété est bienvenue…

Derniers conseils : se dire qu’il y aura forcément des oublis, mais que ce n’est pas bien grave, et surtout, surtout RESTER CALME FACE AUX OBSTACLES !

 

Propos recueillis par Claire Berest

Ecriture inclusive ; la circulaire est publiée sur le site du Café pédagogique.

Eléonore Baude : enseigner un français égalitaire, enfin sur le site du Café pédagogique.

Lien vers le guide Femmes, j’écris ton nom…

 

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REP : Les coordonnateurs et coordonnatrices de réseau

19 October 2023 at 06:30

Mais qui sont donc les coordonnateurs et coordonnatrices de réseaux ? Pierre angulaire des réseaux d’éducation prioritaire, leurs missions restent méconnues et la reconnaissance de l’institution à leur égard tarde à venir. Lors de la rencontre organisée par l’Observatoire des Zones Prioritaires, mercredi 11 octobre, plusieurs coordonnateurs sont venus témoigner de leur expérience professionnelle.

 

Une image contenant Visage humain, personne, habits, homme

Description générée automatiquement Les coordonnateurs sont des éléments essentiels de la politique d’Éducation prioritaire déclare Michelle Coulon, membre du conseil scientifique de l’OZP. « Il nous semblait essentiel de nous retrouver aujourd’hui. Le système éducatif est bousculé par les injonctions qui elles-mêmes bousculent les missions des coordonnateurs. Et ce tumulte n’est pas terminé, les derniers discours qu’on a pu attendre nous annonce des perturbations à venir ».

 

Coordonnateur de réseaux, une histoire

À l’occasion de cette rencontre, Marc Douaire, président de l’association est revenue sur l’histoire de cette fonction, née de la mise en place de la politique d’éducation prioritaire en 1981 et 1982.

« La politique d’éducation prioritaire est venue en rupture avec la tradition scolaire » déclare le président de l’association. « Elle reposait sur trois principes inédits : Une politique territoriale, qui ne s’attache pas à l’école ou au collège mais à un quartier. Une politique inter-degrés, qui pense la scolarité dans une continuité. Et Une politique partenariale ; la réussite de tous ne relève pas de seule responsabilité de l’école mais de tous ceux qui ont une responsabilité éducative ».

Dans l’élan de la création de la politique d’éducation prioritaire ont été créés les animateurs de soutien – « ancêtre » des coordonnateurs de réseaux. « Ils étaient majoritairement issus du premier degré, souvent des conseillers pédagogiques ». En 1989 et 1990 nait la politique de la ville, elle relance la politique d’éducation prioritaire qui s’articule dorénavant à la politique de la ville. « De cette articulation sont dégagées des actions qui renforcent et officialisent la politique des zones d’éducation prioritaire » continue Marc Douaire. « Un conseil de zone est créé avec un responsable et un coordonnateur dans toutes les zones d’éducation prioritaire. Ils sont 555 ». Une période assez faste se souvient-il. « Tout était à construire. On avait carte blanche pour monter des projets. C’était le bon côté mais en même temps on découvrait l’ampleur de la tâche ».

Alors que lors de la création de la mission, le coordonnateur était « une sorte de militant pro éducation prioritaire », grand connaisseur du système éducatif et hyper dynamique, le rapport Catherine Moisan de 1997 « Les déterminants de la réussite scolaire en zone d’éducation prioritaire » (qui fait le point sur les projets de zone, le pilotage, les moyens affectés, les structures pédagogiques, les familles et les partenaires) vient demander la professionnalisation de la fonction. A l’occasion du rapport, l’inspectrice générale révèle les mauvaises conditions matérielles dans lesquelles évoluent les coordonnateurs. Pas de lettres de mission, ni cahier de charges, ni bureau, ni ordinateur… Des problématiques qui perdurent encore aujourd’hui selon les témoignages des coordonnateurs et coordonnatrices présents.

En 2005, les coordonnateurs deviennent des secrétaires de comité. « Un changement mal vécu par la profession » souligne Marc Douaire. En 2013, la loi de Refondation redonne sa place aux coordonnateurs de réseaux. « S’il y a pas de coordonnateur, il n’y a pas de projets et donc pas de réseaux ». « Mais compte-tenu de leur faible nombre, peu s’en soucient » conclut le président de l’OZP.

 

État des lieux de la profession

Afin de préparer cette rencontre, l’OZP avait diffusé un questionnaire à destination des coordonnateurs de réseaux. 49 ont répondu. 88% des coordonnateurs ayant répondu sont issus du premier degré. 60% assurent la coordination d’un seul réseau et deux tiers sont complétement déchargés.

Si six coordonnateurs sur 10 ont un bureau au collège, 1 sur 10 n’en a pas du tout révèle l’enquête. 20% des répondants n’ont pas signé de lettre de missions censées définir les périmètres de leur fonction. Sur leur place dans le réseau, 80% déclare avoir des réunions ponctuelles avec les deux pilotes (IEN et principal du collège), ou trois lorsqu’ils exercent en REP+ (un IA IPR en plus).

Les sondés avaient la possibilité de laisse des remarques. La notion de lien revient très souvent. « Le lien avec les collègues, avec les partenaires, avec les pilotes, avec les écoles, avec d’autres coordonnateurs. Créer du lien apparaît comme le cœur de la mission », explique Anne Armand. La chercheuse, membre du conseil scientifique de l’OZP, note une « tension » dans l’activité de coordonnateur. «  Une tension entre aller dans les classes, créer des outils pédagogiques et à l’autre bout du prisme, ne pas être un conseiller pédagogique de circonscription ». Une tension que reconnaissent les coordonnateurs et coordonnatrices présents à la rencontre.

« On a du mal à définir la dimension pédagogique de nos missions » témoigne une coordonnatrice. Pour une autre, « c’est la pédagogie, le cœur de nos fonctions ». « Je vais dans les classes, je monte des projets ». D’autres s’inquiètent des demandes récurrentes de l’institution, « on nous parle constamment d’indicateurs, il faut remplir des tableaux… ».

Beaucoup s’inquiètent aussi de la pérennité de leur poste. « Quel est notre avenir ? Allons-nous disparaître ? » interrogent plusieurs participants. « Nous sommes même les grands oubliés de la revalorisation » s’indigne l’une d’entre eux. « Pas surprenant que l’on oublie une catégorie si petite, dans un métier flou et à la confluence de plusieurs systèmes. Ce n’est pas nouveau, depuis que la mission existe, ce sont les coordonnateurs de réseau sont les oubliés du système » explique Michèle Coulon. « L’horizontalité du réseau s’oppose à l’organisation du système qui est descendant, particulièrement en ce moment. Le coordonnateur est à contre-courant du système tel qu’il est prévu. Il est autre part, autre chose. C’est ce qui crée les tensions et l’intérêt de la fonction ».

Il semble difficile de délimiter les frontières de la fonction. Y aurait-il autant de modalités de coordination de réseaux que de coordonnateurs ? Une force revendique certains puisque cela laisse beaucoup d’autonomie. Une faiblesse répondent d’autre, le manque de clarté de leurs missions les met en difficulté.

 

Lilia Ben Hamouda

 

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Hommage à Samuel Paty

16 October 2023 at 06:36

Une image contenant façade, bâtiment, fenêtre, architecture

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Lundi 16 octobre, les écoles et établissements devaient rendre hommage à Samuel Paty. À cette fin, sur le site Eduscol, plusieurs ressources ont été mises à disposition.

« Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, était assassiné devant son collège. Chaque école et chaque établissement scolaire pourra organiser un hommage à Samuel Paty le lundi 16 octobre. Ce temps pourra prendre différentes formes (minute de silence, échange, séquence pédagogique) dont le contenu sera laissé au choix des équipes en fonction de leur situation respective.

Selon l’appréciation des professeurs, l’hommage à Samuel Paty peut être l’occasion d’un temps de réflexion, d’échanges ou de productions avec les élèves. Ce temps peut, par exemple, porter à partir du cycle 3, sur la construction de l’esprit critique, ou sur le métier de professeur, son rôle et sa légitimité.

C’est ainsi l’occasion de faire prendre conscience de ce qu’est l’esprit critique, l’importance de la démarche scientifique, fondée sur les faits et leur observation. La confrontation des faits, des représentations et des idées permet de se forger un avis éclairé sur les sujets les plus sensibles ».

 

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Des ressources pour parler de l’attentat de l’école primaire au lycée

16 October 2023 at 06:36

Accueil | éduscol | Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse - Direction générale de l'enseignement scolaire Comment réagir à la suite d’un événement traumatique ou un attentat ? Comment répondre aux besoins qui pourraient s’exprimer au sein des écoles et des établissements ? Le site Eduscol met à disposition des enseignants et enseignantes de l’école primaire au lycée un ensemble de ressources. Cette page en regroupe une sélection. Elles peuvent être mobilisées pour nourrir des débats argumentés et mener un travail pédagogique dans la durée.

Sur le site Eduscol

 

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Parler des attentats : les dossiers du Café pédagogique

16 October 2023 at 06:36

Une image contenant texte, écriture manuscrite, personne Description générée automatiquement Aborder l’attentat avec les élèves n’est pas aisé pour une grande majorité des enseignantes et enseignants. Comment expliquer la barbarie alors même que les adultes n’y arrivent pas ? Comment ne pas tomber dans l’émotion ? Comment essayer de raccrocher ce moment de recueillement aux valeurs de la République enseignées dans les programmes ?

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que l’école est victime d’un attentat. Au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, le Café pédagogique mettait à la disposition de ses lecteurs et lectrices différentes ressources.

En voici quelques-unes

Serges Tisseron : que faire avec les élèves

Agnès Florin : Que faire après un attentat

Françoise Dubet : Le rôle des enseignants, c’est de résister

Charlène Ménard : Enseigner les valeurs de la République entre prescrit et réel

Le Café pédagogique vous propose aussi de vous replonger dans quelques articles d’analyse

Emmanuel Saint-Fuscien : L’école sous le feu des attentats

Rentrée : Pour une remise en perspective de l’attentat

 

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Comment parler de l’attentat en classe de primaire ?

16 October 2023 at 06:36

Sur le site du SNUipp-FSU, un article recense différente ressources et vidéos.

« Que ce soit dans ces circonstances dramatiques ou tout au long de l’année, le principe de laïcité ou la notion de liberté d’expression restent des enseignements complexes. Pour aider les enseignantes et les enseignants dans cette démarche, la FSU-SNUipp a recensé quelques pistes pédagogiques ».

Le site

 

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