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Reprenons du terrain sur le Web toxique ! – Bilan 2023 de Framasoft

Il y a un an, nous vous prĂ©sentions « Collectivisons Internet, Convivialisons Internet » notre feuille de route 2022-2025. L’objectif : favoriser l’adoption d’outils web conviviaux par des collectifs solidaires qui partagent les valeurs du Libre.

🩆 VS 😈 : Reprenons du terrain aux gĂ©ants du Web !

GrĂące Ă  vos dons (dĂ©fiscalisables Ă  66 %), l’association Framasoft agit pour faire avancer le Web Ă©thique et convivial. Retrouvez un rĂ©sumĂ© de nos avancĂ©es en 2023 sur le site Soutenir Framasoft.

âžĄïž Lire la sĂ©rie d’articles de cette campagne (nov. – dĂ©c. 2023)

Un an plus tard, nous sommes fiers et heureuses de vous prĂ©senter ce premier point d’étape complet de nos actions, qui sont (comme toujours) financĂ©es par vos dons.

dessin de Coin-coin, le canard mascotte de la campagne de Framasoft. Il est en position de karatéka

Cliquez sur Coin-Coin pour soutenir Framasoft – Illustration CC-By David Revoy

Changer le monde, un coin(coin) de web Ă  la fois

Dessin du Datavöre, un monstre dĂ©goulinant composĂ© de 5 tĂȘte portant chacune un logo des GAFAM

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser le Datavöre – Illustration CC-By David Revoy

Rappelons que les actions de Collectivisons Internet / Convivialisons Internet (alias « Coin-coin », d’oĂč la mascotte) complĂštent et s’ajoutent au maintien de nos actions historiques : services en ligne et outils logiciels, partages d’expĂ©rience, contributions et collaborations variĂ©es.

Comme nous l’exprimions l’an dernier sur ce blog, l’objectif reste le mĂȘme : faire en sorte de multiplier les coins de Web Ă©thiques, afin de reprendre du terrain sur le numĂ©rique toxique occupĂ© par les gĂ©ants du Web.

Si cet article rĂ©sume trĂšs rapidement notre bilan-campagne de fin d’annĂ©e, c’est pour vous donner une idĂ©e globale de ce Ă  quoi servent vos dons. Pour les intĂ©ressé·es, nous dĂ©taillerons les actions phares de ce bilan sur ce blog, chaque mardi (si-tout-va-bien©), d’ici la fin de l’annĂ©e.

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Framaspace, les collectifs solidaires apprivoisent ce cloud convivial

Nous l’affirmions dĂ©jĂ  en 2022 : Framaspace est notre projet le plus ambitieux de cette nouvelle feuille de route. En effet, l’objectif est de fournir, d’ici fin 2025, jusqu’à 10 000 espaces de cloud collaboratifs, basĂ© sur le logiciel Nextcloud, Ă  de petits collectifs solidaires.

Les infos Framaspace que nous détaillerons la semaine du 21 novembre :

Illustration de DemonDrive, un monstre fantomatique orné du logo de Google Workspace

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Demon Drive – Illustration CC-By David Revoy

  • PremiĂšre annĂ©e de Framaspace
    • Un besoin fort, dĂ©jĂ  prĂšs de 700 espaces Framaspaces ouverts ;
    • 
et plus encore si vous en demandez un ici pour votre collectif ;
    • des enseignements tirĂ©s de cette sortie en bĂȘta ;
    • les premiers besoins exprimĂ©s par les bĂ©nĂ©ficiaires ;
    • des optimisations techniques, mises Ă  jour, maintenance, etc.
  • Dans les cartons pour la suite
    • la prĂ©paration d’outils facilitant la prise en main par de nouveaux arrivants ;
    • des idĂ©es de « tuto dont vous ĂȘtes le hĂ©ros » (ou « combine dont vous ĂȘtes l’hĂ©roĂŻne » ?) ;
    • des explorations Ă  venir : possibilitĂ© de publier des pages web, voire de gĂ©rer ses membres & sa compta
 ?

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PeerTube : une v6 réalisée à partir de vos idées

Voilà six ans que nous éditons ce logiciel qui, une fois installé sur un serveur, permet de créer une alternative éthique à YouTube, Twitch, Vimeo, etc.

Les possibilitĂ©s techniques qu’offrent PeerTube ont un mĂȘme but : permettre d’hĂ©berger et diffuser ses vidĂ©os et ses directs, mĂȘme (et surtout) lorsque l’on n’a pas l’argent de Google ni les fermes de serveurs d’Amazon.

Les fonctionnalités que nous détaillerons la semaine du 28 novembre, ont été choisies parmi vos idées :

Illustration de Videoraptor, un monstre insectoĂŻde dont les trois tĂȘtes sont ornĂ©es des logos de YouTube, VimĂ©o et Twitch

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser Videoraptor- Illustration CC-By David Revoy

  • Version 5.1 (mars 2023)
    • ModĂ©ration des demandes de comptes ;
    • Retour au direct.
  • Version 5.2 (Juin 2023)
    • Gros travail sur le transcoding dĂ©portable sur un serveur distant ;
    • VisibilitĂ© des replay ;
    • Flux RSS adaptĂ© aux podcasts.
  • Version 6 (fin novembre 2023)
    • AmĂ©lioration de l’accessibilité ;
    • PrĂ©visualisation de l’image dans la barre de progression ;
    • Chapitrage des vidĂ©os ;
    • TĂ©lĂ©chargement d’une nouvelle version d’une vidĂ©o ;
    • Protection des vidĂ©os par mot de passe ;
    • Tests de charge pour le live (publication d’un rapport Ă  venir).

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Mobilizon, c’est la lutte version finale



pour Framasoft !

En effet, nous estimons qu’aprĂšs 4 annĂ©es de dĂ©veloppements, nous arriverons au bout de la vision que nous avions pour Mobilizon. Une fois cette v4 sortie, nous espĂ©rons que vos groupes auront les fonctionnalitĂ©s nĂ©cessaires pour s’organiser autour de vos Ă©vĂ©nements, et ainsi vous Ă©manciper de Facebook ou Meetup.

C’est pour cela que la semaine du 5 dĂ©cembre, nous parlerons en dĂ©tail de :

Illustration de Face Ghoûl, un monstre dégoulinant et griffu orné du logo de Facebook

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser Face GhoĂ»l – Illustration CC-By David Revoy

  • La version 3.1 (mars 2023)
    • PossibilitĂ© d’entrer une adresse non rĂ©pertoriĂ©e ;
    • Outils de lutte contre le spam.
  • La version 4 (dĂ©cembre 2023)
    • Import des Ă©vĂ©nements depuis d’autres plateformes (MeetUp, Facebook, etc.) ;
    • Message des organisatrices d’un Ă©vĂ©nement vers les participants.
  • L’avenir
    • Nous assurerons les mises Ă  jour de sĂ©curité ;
    • Nous maintiendrons l’instance francophone Mobilizon.fr ;
    • Il y a des projets d’évolution de Mobilizon avec des ambitions nouvelles

    • 
et de la place pour votre vision Ă  vous !

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PeerTube (oui, encore ! mais
) en 2024 : nous misons gros sur son succùs

La toxicitĂ© de YouTube, Twitch et compagnie devient de plus en plus visible
 Ainsi, de plus en plus de collectifs, d’institutions et de crĂ©ateurices de contenus dĂ©couvrent et utilisent PeerTube. En 2023, nous avons beaucoup travaillĂ© en interne afin de mieux accompagner ce succĂšs naissant, et de donner toutes ses chances Ă  PeerTube.

C’est pour quoi la semaine du 12 dĂ©cembre nous parlerons prĂ©cisĂ©ment de :

Illustration de Yetube, un monstre de type Yéti avec le logo de YouTube Premium.

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Yetube – Illustration CC-By David Revoy

  • La feuille de route vers PeerTube v7 (fin 2024)
    • Outil d’export et d’import de son compte ;
    • Audit d’accessibilitĂ© et intĂ©gration des recommandations ;
    • Outil de modĂ©ration des commentaires (pour admins et vidĂ©astes) ;
    • Outil de modĂ©ration par liste de mots-clĂ©s ;
    • SĂ©paration des flux audio et vidĂ©o (ouvre de futures possibilitĂ©s) ;
    • Ajout d’une rĂ©solution « zĂ©ro pixels » (recevoir uniquement l’audio) ;
    • RecatĂ©gorisation des contenus sensibles (plus dĂ©taillĂ©e que SFW/NSFW) ;
    • Refonte de l’espace de gestion des vidĂ©os ;
    • Re-design de l’interface suite Ă  un audit de l’expĂ©rience d’utilisation (UX).
  • S’investir plus encore dans PeerTube pour lui donner plus de chances d’élargir son audience, dĂšs 2024
    • Promotion de l’écosystĂšme PeerTube (newsletter, mĂ©dias sociaux, etc.) ;
    • Travail sur une instance « vitrine » de PeerTube ;
    • Embauche d’un deuxiĂšme dĂ©veloppeur (depuis septembre 2023) ;
      • Triple objectif : maĂźtriser 270 000 lignes de code, animer la contribution, mais surtout

  • 
 Application mobile officielle PeerTube (fin 2024)
    • Conception d’aprĂšs un travail en design (enquĂȘte, maquettes, etc.) ;
    • Pour android, iOS (đŸ€ž)
 et dans l’idĂ©al AndroidTV ;
    • PremiĂšre version : dĂ©couvrir et regarder des vidĂ©os (recherche, playlists, abonnements, notifications).

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Émancip’Asso : la formation, le MOOC, le site web


Conçu en partenariat avec Animafac, le projet Émancip’Asso vise Ă  former les hĂ©bergeurs de services Ă  comprendre et accompagner les associations dans leur transition vers des outils web Ă©thiques.

Un énorme travail a déjà été accompli cette année, dont nous parlerons la semaine du 19 décembre :

Illustration de Toxicloud, un monstre vaporeux et toxique avec le logo de Amazon Web Services

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Toxicloud – Illustration CC-By David Revoy

  • Organisation de la formation en prĂ©sentiel (janvier 2023)
  • Publication du MOOC « DĂ©velopper une offre de services pour accompagner les associations dans leur transition numĂ©rique Ă©thique », la version enrichie de la formation en prĂ©senciel Ă  destination de toutes les personnes qui souhaitent se lancer ou s’amĂ©liorer en matiĂšre d’accompagnement.
    • MOOC en participation libre et autonome ;
    • Pour comprendre le monde associatif et ses usages numĂ©riques ;
    • Pour maĂźtriser les mĂ©thodes de l’accompagnement associatif ;
    • Pour concevoir une offre de services adaptĂ©e Ă  cet Ă©cosystĂšme et la faire connaĂźtre ;
    • Sans oublier la mise en rĂ©seau, pour mieux travailler dans la complĂ©mentaritĂ©.
  • Conception et publication du site web Émancip’Asso
    • RĂ©pertoire de prestataires pouvant accompagner les associations dans leurs dĂ©marches de transition ;
    • Espace d’entraide communautaire entre associations ;
    • AccĂšs Ă  des ressources complĂ©mentaires ;
  • La suite pour 2024
    • DĂ©veloppement du nombre d’offres d’accompagnement recensĂ©es ;
    • Campagne de promotion du dispositif auprĂšs des associations ;
    • Animation active de la communautĂ©.

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L’émancipation numĂ©rique, avec des outils concrets

Afin de finir l’annĂ©e en beautĂ©, nous comptons bien parler du travail de fond que nous poursuivons sur les outils pratiques et concrets que nous proposons.

Qu’il s’agisse des services « DĂ©googlisons Internet » ou de notre historique annuaire de logiciels libres ; ces outils permettent, chaque mois, Ă  plus d’1,5 million de personnes de s’émanciper un peu plus des gĂ©ants du Web et de leurs outils toxiques.

La semaine du 26 décembre, si vous avez été (pas) sages, nous annoncerons :

Illustraiton de MS Blue Scream, monstre de type blob, bleu, orné du logo de Windows

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser MS Blue Scream – Illustration CC-By David Revoy

    • Framalibre, l’annuaire du logiciel libre
      • Refonte complĂšte de l’annuaire suite Ă  des enquĂȘtes de design ;
      • Toujours collaboratif, avec modĂ©ration a priori (pour lutter contre le spam) ;
      • (sous le capot) Nouveau moteur statique, notices facilement exploitables ;
      • Interface fluide et simplifiĂ©e, adaptĂ©e aux mobiles ;
      • Recherche facilitĂ©e (barre de recherche, tags) ;
      • Recommandations de logiciels ;
      • Outil « mini sites » : crĂ©ez vos pages de logiciels libres Ă  recommander.
Illustration de Hydroffice, un monstre serpentin Ă  cinq tĂȘtes avec des crocs, ornĂ©es des logos des outils de la Google Suite

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Hydroffice – Illustration CC-By David Revoy

  • Services « DĂ©googlisons Internet »
    • BientĂŽt 10 ans d’existence !
    • Nos statistiques annuelles d’utilisation ;
    • Travail de maintenance, sauvegardes, mises Ă  jours ;
    • Gros travail de lutte contre les spams ;
    • SuccĂšs de Framagroupes

    • 
et de la campagne de rĂ©novation des services (on a plein d’idĂ©es !)

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Tout le travail qu’on ne pourra pas dĂ©tailler en 7 semaines


Si vous avez mis le nez dans les 94 pages de notre rapport d’activitĂ©s 2022, vous vous en douterez : c’est trĂšs difficile de rĂ©sumer tout ce que fait notre petite association.

Or, ce n’est pas parce que nous ne consacrerons pas une semaine pour chacun des projets suivants qu’il ne s’est rien passé 

Voici donc ce que nous n’aurons pas le temps de dĂ©tailler d’ici la fin de l’annĂ©e :

  • Collectif CHATONS (hĂ©bergeurs de services web Ă©thiques)
    • DĂ©jĂ  6 ans que Framasoft consacre du temps salariĂ© Ă  animer le collectif ;
    • Organisation du camp CHATONS (aoĂ»t 2023) ;
    • C’est notre derniĂšre annĂ©e de coordination du collectif ;
    • Gros travail de transmission et d’accompagnement ;
    • Des dĂ©bats internes auto-gĂ©rĂ©s ont dĂ©jĂ  eu lieu ;
    • Framasoft reste membre du collectif, en le laissant s’autonomiser.
  • ECHO Network (projet europĂ©en d’échanges sur l’accompagnement au numĂ©rique Ă©thique des citoyen·nes)
    • Co-organisation du sĂ©minaire d’ouverture Ă  Paris (Janvier 2023) ;
    • Visite d’étude de Berlin (mars 2023) ;
    • Visite d’étude de Bruxelles (juin 2023) ;
    • Visite d’étude de Rome (septembre 2023) ;
    • Visite d’étude de Zagreb prĂ©vue pour dĂ©but dĂ©cembre 2023 ;
    • En 2024, mise en Communs des expĂ©riences partagĂ©es, dans des outils pratiques.
  • Peer.Tube (vitrine de contenus de qualitĂ© diffusĂ©s sur PeerTube)
    • Priorisation du dĂ©veloppement de PeerTube en 2023 ;
    • Travail prĂ©vu pour 2024 (promotions de contenus, instance vitrine, communautĂ© de curation
).

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Dessin dans le style d'un jeu vidĂ©o de combat, oĂč s'affronte un canard karatĂ©ka et un monstre affublĂ© des logos des GAFAM.

« Coin-Coin VS Datavöre » – Illustration CC-By David Revoy

Sept semaines pour nous aider Ă  boucler notre budget 2024

Si Framasoft peut employer non plus 10, mais dĂ©sormais 11 personnes, louer prĂšs de 57 serveurs, se dĂ©placer dans toute la France (et au delĂ ), et Ă©lever dans les communs numĂ©riques tout ce qu’elle fait
 C’est, encore et toujours, grĂące Ă  vos dons.

Vos dons sont, et restent, notre principale source de financement et celle qui nous permet d’agir librement, en toute indĂ©pendance. L’association Framasoft Ă©tant reconnue d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, un don Ă  Framasoft de 100 €, peut revenir Ă  34 € aprĂšs dĂ©ductions fiscales (pour les contribuables français·es).

Cette année encore, nous avons besoin de vous, de votre soutien, de vos partages, pour nous aider à reprendre du terrain sur le Web toxique des GAFAM, et multiplier les espaces de numérique éthique.

Nous avons donc demandĂ© Ă  David Revoy de nous aider Ă  montrer cela sur notre site « Soutenir Framasoft« , qu’on vous invite Ă  visiter (parce que c’est beau) et surtout Ă  partager le plus largement possible :

Cliquez pour nous soutenir – Illustration CC-By David Revoy

Si nous voulons boucler notre budget pour 2024, il nous reste sept semaines pour rĂ©colter 200 000 € : nous n’y arriverons pas sans votre aide !

Soutenir Framasoft

Nous espérons, sincÚrement, que ce bilan et ces perspectives vous enthousiasmeront, et (si vous le pouvez), vous rendront fier·es de soutenir Framasoft.

Brussels,june 2023 : Diary of the second ECHO Network study visit

 

As a reminder, the participants in the ECHO Network exchange come from 7 different organisations in 5 European countries : Ceméa France, Ceméa Federzione Italia, Ceméa Belgium, Willi Eichler Academy (Germany), Solidar Foundation (European network), Centar Za Mirovne Studije (Croatia), Framasoft (France).

 

Report on the week in Brussels.

 

Cliquez ici pour lire l’article en français.

 

Brussels’ Grand Place under the sun

TLDR (too long, I didn’t read it) : It was just too much fun ! You can feel that the bonds between participants are getting stronger, and that the methods of popular/permanent/active/new education (place the term of your choice before education) are bearing fruit !

 

That week, from June 12 to 17, 2023, Brussels was bathed in sunshine.

A crosswalk in LGBT+ colors leading to parliament.

We were two Framasoft members : Fred and Booteille.

In ECHO Network meetings, Mondays and Fridays are dedicated to travel, since the various people are more or less far from the meeting place.

But our Belgian pals had planned a debate evening for Monday evening, so we had to arrive not too late.

Luckily, we both had trains that allowed us to arrive around noon, so we met up at the Gare du
 Midi and set off together to explore the city center of the European capital in search of our hotel.

 

Smurf ceiling in Brussels. Comics are everywhere.

 

Once we’d packed up, we took a quick stroll to find a place to eat.

Brussels is a great city, where you can go from an upmarket district to a working-class one just by crossing the street. I’m sure that’s true elsewhere, but it struck us. Fred’s tip : if you want to be offered something to smoke, walk around with a guy who looks like Bob Marley.

After that, Fred wandered off while Booteille recuperated from his three nights of 3-4h in a row (he’d just come from another association’s AGM and a few parties).

So we met up directly at the DK workshop, a very nice association bar, where we were going to discuss what Framasoft is with a few dozen members of the public. The invitation had been extended by Tactic (which supports and hosts ethical digital services) and Neutrinet (a Belgian non-profit ISP) ; Tactic being one of the Belgian partners who co-organized some of the activities during our stay in Brussels.

The time, the people and the place were really nice. We were made to feel very welcome, and it was a pleasure to be with so many allies we didn’t know.

A journalist was at the party for a documentary he’s preparing on privacy. He wants to sell it to RTBF. He took video captures of the discussion.

Gerben, who works for NLnet, was there. NLNet is a foundation that funds a lot of digital projects that contribute to improving our society. PeerTube is one of these projects.

On the first evening, we had a meal downtown with the ECHO partners. For Booteille, who was bursting with fatigue, it was particularly difficult to start exchanging in English that evening.

 

On Tuesday, we kicked off the first day of activities at Maxima, a very nice third-party association.

Everyone had arrived, despite a few people’s transport problems. There were members of Solidar Foundation, CÉMÉA Italy, CÉMÉA France, Willi Eichler Akademy, La Ligue des Familles in Belgium, Tactic, Framasoft


It’s important to note that the theme of the week was « active education practices to raise awareness of ethical tools ».

So we started by doing some activities to get us into the spirit of the week, to start building links between participants, based – as will be the case for almost all activities – on active/permanent/popular/new education methods ; choose your favorite term among these. While not everyone agreed on the name (and some didn’t necessarily mean the same thing as others), everyone validated their interest, and that’s the important thing !

Next, we got into groups to discuss what we thought active education and popular education were and were not. We had to draw our interpretations on panels. In a few years’ time, our work may be found again, and the world may mistake it for a painting by Leonardo da Vinci. Expect the foundations of what we call « art » to change after that. There will have been a before and an after. :)

After the small-group discussions, we watched a video on Joseph Jacotot, « Peut-on enseigner sans savoir ? » (Can we teach without knowing ?).

We then presented our panels and had a large-group discussion.

 

In the afternoon, we did an activity based on key digital figures : money, quantity of data, pollution, place the figures given opposite the right question. Not an easy task, even for geeks. Quite a few people made corrections to the figures given after the activity, as the cards were three or four years old. This highlighted the speed at which digital technology is evolving, which is quite staggering.

Then we had a meeting with people from Code du NumĂ©rique. An ultra-cool project. They are working to build coherent legislative proposals to put to elected representatives – particularly on issues of inclusion. These proposals are developed through workshops with a wide range of people, both those who are comfortable with digital technology and those who are not. You don’t like legal issues : go and talk to these people !

There are some great videos on their website, which we recommend !

We also suggested that they be interviewed on the Framablog, because we were so enthusiastic about it.

The day ended with a review of the activities carried out. As always with popular education, you get the impression that the hours have just flown by and that you haven’t made any effort, but when you look back you realise how rich the exchanges have been and how much work has been done.

We then went for a drink and a bite to eat with some of the group. And to answer the question on your lips, yes, some people had chips !

The next day, we had a date at another venue, the PianoFabriek, in Saint-Gilles.

We had a beautiful (dance) hall with an outdoor area.

In the morning, Cécile and Annie, from the Ligue des Familles, suggested « the hidden side of clicking » as a theme, where we would discuss the attention economy.

But before that, we played a little presentation game, where each pair had to find something in common that the others didn’t have. Contrary to what you might think, many people have been on roadtrips to Spain and would like to listen to opera.

Annie and CĂ©cile then asked us to answer 12 yes or no questions. These 12 statements are designed to help identify an addiction (see an example here) and have been adapted for use with smartphones. For example : « I feel nervous or anxious if I’ve left my smartphone at home ».

Several people in the group were a little « shocked » by the results of their answers.

Answering two (2 !) of the statements with « yes » underlines addictive behaviour. Suffice it to say that the geeks have hit the roof.

 

 

 

In Belgium, Fred’s addiction to Speculoos is reawakening.

 

We then watched the Dopamine episode on Facebook, which many people were just discovering, and discussed it with our respective small groups.

The next activity was cognitive bias bingo. The names of several biases and their descriptions were posted around the room, and a randomly selected pair of us were asked to write down the name of the bias for each description on an index card.

After this activity, we discovered Ardoino’s grid in which we had to place, first on our own and then with our groups, solutions to the problems raised by digital technology.

Were these solutions of an individual, interpersonal, group, organizational or institutional nature ? Let’s think about it !

The aim was to highlight the fact that many impactful actions are not just individual matters (you know, peeing, showering, etc.).

We ended our activities at PianoFabriek with a moving debate.

Individually, we wrote answers to « For me, active pedagogy is  » and « For me, active pedagogy is not  » on sticky notes.

 

After which, Alain, from CÉMÉA Belgium (who co-hosted most of the week with Sarah, also from CÉMÉA Belgium), chose a few answers and had us move around the space to indicate « I agree » or « I disagree ».

Once positioned, we were able to speak up and discuss the reasons for our position. At any moment, we could change our position, physically showing the evolution of our thinking.

We really enjoyed this form of debate.

Incidentally, we haven’t noted it yet, but it’s important to know that we mainly exchanged ideas in English, and translated into English what people who spoke in French were saying. Most people seemed to understand enough English not to translate systematically from English into French, and would indicate when there was a need for translation in that direction.

The translation work was a considerable effort, but for the people in charge of the animation, it was even more exhausting. At the ECHO Network session in Paris, those able to express themselves in English had formed a group which spent the whole week exchanging in that language. In Brussels, this was not possible. European project, European constraints !

After the PianoFabriek, we joined members of EDRI and Technopolice Brussels for an exploratory walk in public spaces (notably the Gare du Midi) in search of CCTV cameras.

 

These two people helped us to better understand the thinking behind the installation of cameras : « Which locations with which lenses ? » In the Gare du Midi, for example, each door is necessarily equipped with a dedicated camera. There’s also a camera in front of every staircase leading up to the platforms, so that faces can be clearly identified. Not to mention the store, where a camera is also pointed
 at the cashier’s hands !

We noticed that there are far more cameras in the poorer neighborhoods (including Molenbeek-Saint-Jean)  than in the richer ones. One fact that impressed us : a camera was located in front of a subway station in a working-class neighborhood. Residents didn’t like it, and it was damaged. Another camera was placed much further down the street, but it monitored the same subway exit. These cameras have an impressive zoom capability.

The cost of installing a camera is estimated at €20,000, and cities are installing hundreds of them, although their effectiveness in combating crime has not been proven in the slightest.

 

The premises of the Belgian Cyber Security Center are packed with surveillance cameras. No, nothing. All is well.

 

 

Ha, I think it’s time to ask this but
 HOW IS IT THAT IN BRUSSELS YOU HAVE TO PAY FOR BOTTLED WATER IN ALL RESTAURANTS ! NO FREE TAP WATER ! JUST WATER ! RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! LET’S BURN CAPITALISM !

 

 

 

A poster « Are you a communist ? Join us ! » we came across while wandering around Brussels.

Sorry for the outburst, it’s okay now.

For the last day, we were back at Maxima, where a number of digital, image (video) and radio players presented their projects to us, including RadioPanik, a free radio station (which makes fascinating impossible programs) and ZinTV, an organization close to social movements.

After the presentation of their projects, we had a large-group discussion on the difficulties of migrating to open-source solutions for certain structures.

During the day, we had to join either ZinTV to learn how to make video recordings, or RadioPanik to learn how to make radio.

We learned how an ultra-light portable radio transmitter works, or how to use OBS to broadcast live TV.

At the end of the day, there was a PeerTube presentation from someone who learned a little late that she had to do it, poor thing. Luckily, Booteille was on hand to answer any questions.

After that, the ECHO Network core group and I took stock of the week.

The results were really positive. The partners who didn’t really see the value of popular education methods during the first session in Paris are now convinced. The links between the different members and structures were further strengthened.

We had the feeling that we were really starting to form a body, a real group, and that we were all really moving in the same direction, which for a pan-European project like this is really motivating.

In the evening, before dinner, we attended a conference on Tyler Reigeluth‘s book, « The Intelligence of Cities, Critique of Endless Transparency ».

Before the conference, Booteille spoke on behalf of Framasoft alongside Morgane (co-organizer of the ECHO project, member of CÉMÉA France), Sarah (who was co-organizing the trip to Belgium) and CĂ©lo (member of Tactic and Neutrinet, who played an important part in organizing the activities), into the microphone of RadioPanik, which was broadcasting live.

We gave a brief presentation of our structures and the ECHO Network project.

The conference then got under way, and to be honest, we weren’t very good at it. Our ECHO Network accomplices, who had learned how to make radio and TV that very afternoon, were broadcasting the conference over the airwaves, and we couldn’t help but give them a helping hand. The PeerTube streaming of the rebroadcast had a problem, and Booteille had to get his hands dirty (Booteille’s note : In truth, they managed just fine without me, haha !).

Right after the conference, we went out to eat, drink and chat until late.

Antonio, our Croatian colleague (from Center for Peace Studies), hosted the evening. He’ll be part of the host team in Zagreb, and he’s quite a character !

 

Ce graffiti « Montrez-moi le budget » prÚs de la Gare du Midi est la preuve indiscutable que pyg est passé à Bruxelles.

 

This « Show Me The Budget » graffiti near the Gare du Midi is indisputable proof that pyg has been to Brussels.

Bruxelles, juin 2023 : journal de bord de la deuxiĂšme visite d’études d’ECHO Network

Pour rappel, les participant⋅es Ă  l’échange europĂ©en ECHO Network font partie de 7 organisations diffĂ©rentes dans 5 pays d’Europe : CemĂ©a France, CemĂ©a Federzione Italia, CemĂ©a Belgique, Willi Eichler Academy (Allemagne), Solidar Foundation (rĂ©seau europĂ©en), Centar Za Mirovne Studije (Croatie), Framasoft (France).

 

Compte-rendu de la semaine Ă  Bruxelles.

 

Click here to read the article in English.

 

La Grand Place de Bruxelles sous le soleil

 

 

TLDR (trop long, j’pas lu) : C’était vraiment trop chouette ! On sent que les liens entre les participant·es se renforcent et que les mĂ©thodes d’éducation populaire/permanente/active/nouvelle (placez le terme de votre choix aprĂšs Ă©ducation) portent leurs fruits !

 

Cette semaine-là, celle du 12 au 17 juin 2023, Bruxelles était écrasée de soleil.

Un passage piéton aux couleurs LGBT+ qui mÚne au parlement.

 

Nous étions deux membres de Framasoft à partir : Fred et Booteille.

Dans les rencontres ECHO Network, les lundis et les vendredis sont dédiés aux trajets, puisque les différentes personnes sont plus ou moins loin du lieu de rendez-vous.

Mais les potes Belges nous avaient prévu une soirée débat le lundi soir, il nous fallait donc arriver pas trop tard.

Par chance, nous avions tous deux des trains qui nous permettaient d’arriver aux alentours de midi, donc nous nous sommes retrouvĂ©s Ă  la gare du
 Midi et sommes allĂ©s, ensemble, explorer le centre-ville de la capitale europĂ©enne Ă  la recherche de notre hĂŽtel.

Plafond Schtroumpf dans Bruxelles. La BD est partout.

Une fois les affaires dĂ©posĂ©es, on s’est baladĂ© vite fait pour trouver un coin oĂč manger.

Bruxelles est une ville formidable, oĂč on passe d’un quartier huppĂ© Ă  un quartier populaire en traversant la rue. Ça doit ĂȘtre vrai ailleurs, mais ça nous a frappĂ©s. Astuce de Fred : si vous voulez qu’on vous propose de quoi fumer, promenez-vous avec un type qui ressemble Ă  Bob Marley.

AprĂšs quoi Fred s’est baladĂ© pendant que Booteille rĂ©cupĂ©rait de ses trois nuits de 3-4h d’affilĂ©e (il sortait de l’AG d’une autre association et de quelques soirĂ©es).

Nous nous sommes donc rejoints directement Ă  l’atelier DK, un bar associatif trĂšs chouette, oĂč nous allions discuter de ce qu’est Framasoft avec quelques dizaines de personnes du public. L’invitation avait Ă©tĂ© faite par Tactic (qui fait de l’accompagnement et de l’hĂ©bergement de services numĂ©riques Ă©thiques) et Neutrinet (un FAI associatif belge) ; Tactic Ă©tant un des partenaires belges ayant co-organisĂ© certaines activitĂ©s du sĂ©jour bruxellois.

Le moment, le public et le lieu Ă©taient vraiment sympathiques. Nous avons Ă©tĂ© super bien accueillis et ça faisait plaisir d’ĂȘtre avec autant d’allié·es que nous ne connaissions pas.

Un journaliste Ă©tait prĂ©sent Ă  la soirĂ©e pour un documentaire qu’il prĂ©pare sur la vie privĂ©e. Il souhaite le vendre Ă  RTBF. Il a pris des captures vidĂ©os de la discussion.

Gerben, qui travaille pour NLnet, était venu. NLNet est une fondation qui finance pas mal de projets numériques qui contribuent à améliorer notre société. PeerTube est un de ces projets.

Le premier soir, on a fait un repas en centre-ville avec les partenaires d’ECHO. Pour Booteille, qui Ă©tait explosĂ© de fatigue, c’était particuliĂšrement difficile de commencer Ă  Ă©changer en anglais dĂšs ce soir lĂ .

Mardi, on a dĂ©marrĂ© la premiĂšre journĂ©e d’activitĂ©s Ă  Maxima, un tiers lieu associatif trĂšs chouette.

Tout le monde Ă©tait arrivĂ©, modulo les soucis de transports de quelques personnes. On comptait des membres de Solidar Foundation, Les CÉMÉA Italie, Les CÉMÉA France, la Willi Eichler Akademy, La Ligue des Familles en Belgique, Tactic, Framasoft


Il est important de noter que la thĂ©matique de la semaine Ă©tait « pratiques d’éducation active pour sensibiliser aux outils Ă©thiques ».

Nous avons donc commencĂ© par faire des activitĂ©s permettant de nous mettre dans l’esprit de la semaine, de commencer Ă  construire du lien entre les participant·es, en s’appuyant, comme ce sera le cas pour presque toutes les activitĂ©s, sur des mĂ©thodes d’éducation active/permanente/populaire/nouvelle ; choisissez votre terme prĂ©fĂ©rĂ© parmi ceux-ci. Si tout le monde n’est pas raccord sur le nom (et que certains ne signifient pas forcĂ©ment la mĂȘme chose que d’autres), tout le monde valide leur intĂ©rĂȘt, et c’est bien ça l’important !

Ensuite, nous nous sommes mis en groupe pour discuter de ce que nous pensons ĂȘtre ou ne pas ĂȘtre l’éducation active et l’éducation populaire. Nous devions dessiner sur des panneaux nos interprĂ©tations. Dans quelques annĂ©es on risque de retrouver nos Ɠuvres et le monde risque de le confondre avec une peinture de LĂ©onard de Vinci. Attendez-vous Ă  ce que les fondements de ce qu’on appelle « art » changent aprĂšs ça. Il y aura eu un avant et un aprĂšs. :)

AprÚs les échanges en petits groupes, on a regardé une vidéo sur Joseph Jacotot « Peut-on enseigner sans savoir ? ».

Suite à quoi nous avons présenté nos panneaux et eu un échange en grand groupe.

L’aprĂšs-midi, nous avons fait une activitĂ© autour des chiffres clĂ©s du numĂ©rique : pognon, quantitĂ© de donnĂ©es, pollution, placez les chiffres donnĂ©s en face de la bonne question. Pas Ă©vident, mĂȘme pour des geeks. Pas mal de personnes ont apportĂ© des corrections aux chiffres donnĂ©s aprĂšs l’activitĂ©, car les fiches dataient d’il y a trois ou quatre ans. Ça a permis de souligner la vitesse Ă  laquelle le numĂ©rique Ă©volue, ce qui est assez effarant.

Ensuite, on a eu une rencontre avec des personnes du Code du NumĂ©rique. Un projet ultra-chouette. Iels travaillent Ă  construire des propositions de loi cohĂ©rentes Ă  proposer aux Ă©lu·es — notamment sur les questions d’inclusion. Ces propositions sont pensĂ©es Ă  l’aide d’ateliers avec plein de gens, Ă  l’aise avec le numĂ©rique ou non. Vous n’aimez pas les questions juridiques : allez discuter avec ces gens là !

Il y a des vidéos sur leur site web qui sont formidables, nous vous les recommandons !

Nous leur avons proposé une interview dans le Framablog, tellement ça nous a passionnés.

La journĂ©e s’est terminĂ©e aprĂšs un bilan sur les activitĂ©s rĂ©alisĂ©es. Comme toujours avec l’éducation populaire, on a l’impression que les heures ont coulĂ© toutes seules et qu’on n’a pas fourni d’effort, mais quand on regarde dans le rĂ©tro on se rend compte de la richesse des Ă©changes et de la quantitĂ© de boulot qui a Ă©tĂ© abattue.

Nous sommes ensuite allés boire un verre puis manger avec une partie du groupe. Et pour répondre à la question qui vous brûle les lÚvres, oui, des personnes ont pris des frites !

Le lendemain, nous avions rendez-vous dans un autre lieu, le PianoFabriek, Ă  Saint-Gilles.

Nous avions une trÚs belle salle (de danse) avec un extérieur.

Le matin, CĂ©cile et Annie, de la Ligue des Familles, nous ont proposĂ© comme thĂ©matique « la face cachĂ©e du clic », oĂč nous discuterons Ă©conomie de l’attention.

Mais avant ça, nous avons fait un petit jeu de prĂ©sentations oĂč par binĂŽme, nous devions trouver un point commun que les autres n’auraient pas. Figurez-vous que contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, beaucoup de personnes ont fait des roadtrips en Espagne et aimeraient Ă©couter de l’opĂ©ra.

Ensuite, Annie et CĂ©cile nous ont fait rĂ©pondre Ă  12 affirmations par oui ou par non. Ce sont douze affirmations qui permettent d’aider Ă  identifier une addiction (un exemple ici) et qui ont Ă©tĂ© adaptĂ©es pour l’usage des smartphones. Par exemple : « Je me sens fĂ©brile ou angoissé·e si j’ai oubliĂ© mon smartphone Ă  la maison ».

Plusieurs personnes dans le groupe étaient un peu « choquées » par le résultat de leurs réponses.

En effet
 RĂ©pondre Ă  deux (2 !) des affirmations par « oui » souligne un comportement addictif. Autant vous dire que les geeks ont crevĂ© le plafond.

 

En Belgique l’addiction de Fred pour les SpĂ©culoos se rĂ©veille.

 

Ensuite, on a regardĂ© l’épisode de Dopamine consacrĂ© Ă  Facebook, que plusieurs personnes dĂ©couvraient et nous en avons par la suite discutĂ© avec nos petits groupes respectifs.

La prochaine activitĂ© Ă©tait un bingo des biais cognitifs. Le nom de plusieurs biais et leur description Ă©taient affichĂ©s sur l’ensemble de la salle et, avec un binĂŽme choisi alĂ©atoirement, nous devions, sur une fiche, indiquer le nom du biais pour chaque description proposĂ©e.

AprĂšs cette activitĂ©, nous avons dĂ©couvert la grille d’Ardoino dans laquelle nous devions y placer, d’abord en solo puis avec nos groupes, les solutions aux problĂ©matiques soulevĂ©es par le numĂ©rique.

Est-ce que ces solutions relevaient de l’ordre de l’individuel, de l’interpersonnel, du groupe, de l’organisationnel ou des institutions ? À nous d’y rĂ©flĂ©chir !

Le but Ă©tait de souligner que beaucoup d’actions impactantes relĂšvent d’autres choses que de l’individuel. (Vous savez, le pipi, la douche, toussa toussa
)

On a terminé les activités au PianoFabriek avec un débat mouvant.

Individuellement, nous avons Ă©crit sur des papillons repositionnables des rĂ©ponses Ă  « Pour moi, les pĂ©dagogies actives c’est  » et « Pour moi, les pĂ©dagogies actives ce n’est pas  ».

AprĂšs quoi, Alain, des CÉMÉA Belgique (qui a co-animĂ© avec Sarah, des CÉMÉA Belgique aussi, la majeure partie de la semaine), a choisi quelques rĂ©ponses et nous a fait nous dĂ©placer dans l’espace pour indiquer « Je suis d’accord » ou « Je ne suis pas d’accord ».

Une fois positionnĂ©s, nous pouvions prendre la parole et Ă©changer sur les raisons de notre positionnement. À tout moment, nous pouvions changer de position, montrant physiquement l’évolution de notre rĂ©flexion.

Nous avons beaucoup aimé cette forme de débat.

D’ailleurs, nous ne l’avons pas encore notĂ© mais il est important de savoir que nous Ă©changions principalement en anglais et traduisions, en anglais, les propos des personnes qui s’exprimaient en français. La plupart des gens semblaient comprendre suffisamment l’anglais pour ne pas traduire systĂ©matiquement de l’anglais vers le français et indiquaient quand il y a un besoin de traduction dans ce sens.

Le travail de traduction reprĂ©sentait mine de rien un effort considĂ©rable mais autant dire que pour les responsables de l’animation, c’était encore plus Ă©puisant. Lors de la session ECHO Network Ă  Paris les personnes capables de s’exprimer en anglais avaient formĂ© un groupe qui avait passĂ© la semaine entiĂšre Ă  Ă©changer dans cette langue. À Bruxelles ce n’était pas possible. À projet europĂ©en, contraintes europĂ©ennes !

AprĂšs le PianoFabriek, nous avons rejoint des membres d’EDRI et de Technopolice Bruxelles, pour faire une ballade exploratoire dans l’espace public (et notamment la gare du Midi) Ă  la recherche de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance.

Ces deux personnes nous ont permis de mieux comprendre la rĂ©flexion dans la pose des camĂ©ras : « Quels lieux avec quels objectifs ? » Dans la gare du Midi, par exemple, chaque porte a forcĂ©ment une camĂ©ra dĂ©diĂ©e. Une camĂ©ra est aussi placĂ©e devant chaque escalier montant aux quais de maniĂšre Ă  pouvoir bien identifier les visages. Sans parler de la boutique oĂč une camĂ©ra est aussi pointĂ©e
 sur les mains du caissier !

Nous avons pu constater qu’il y a beaucoup plus de camĂ©ras dans les quartiers pauvres (notamment Molenbeek-Saint-Jean) que dans les riches. Un fait qui nous a impressionnĂ©s : une camĂ©ra Ă©tait situĂ©e devant la station de mĂ©tro d’un quartier populaire. Les habitants n’ont pas apprĂ©ciĂ© et elle a Ă©tĂ© endommagĂ©e. Une autre camĂ©ra a Ă©tĂ© placĂ©e beaucoup plus loin dans la rue, mais elle surveille la mĂȘme sortie de mĂ©tro. On se rend compte que ces camĂ©ras ont une impressionnante capacitĂ© de zoom.

On estime Ă  20 000 € le prix de la pose d’une camĂ©ra, les villes en installent des centaines, et leur efficacitĂ© pour lutter contre la dĂ©linquance n’est absolument pas prouvĂ©e.

Les locaux du Centre pour la Cyber-Sécurité Belge sont truffés de caméras de surveillance. Non, rien. Tout va bien.

 

Ha, je crois que c’est le moment de le poser là mais
 COMMENT CA SE FAIT QU’À BRUXELLES IELS FONT PAYER OBLIGATOIREMENT DE L’EAU EN BOUTEILLE DANS TOUS LES RESTAURANTS BORDAYL DE ZUT ! PAS POSSIBILITÉ D’AVOIR DE L’EAU DU ROBINET GRATUITEMENT ! DE L’EAU QUOI ! RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! BRÛLONS LE CAPITALISME !

 

Une affiche « Es-tu communiste ? Rejoins-nous ! » rencontrée au hasard de nos pérégrinations dans Bruxelles

 

Pardon pour le coup de sang, ça va mieux.

Pour la derniĂšre journĂ©e, nous Ă©tions de retour Ă  Maxima, oĂč des acteurices du numĂ©rique, de l’image (vidĂ©o) et de la radio nous ont prĂ©sentĂ© leurs projets, notamment, RadioPanik, une radio libre (qui fait des Ă©missions impossibles passionnantes) et ZinTV, une organisation proche des mouvements sociaux.

AprÚs la présentation de leurs projets, nous avons échangé en grand groupe sur les difficultés de migrer vers des solutions libres pour certaines structures.

Durant la journée, nous devions nous joindre soit à ZinTV pour apprendre à faire de la captation vidéo, soit à RadioPanik pour apprendre à faire de la radio.

Nous avons appris comment fonctionne un Ă©metteur radio portatif ultra-lĂ©ger ou l’utilisation d’OBS pour diffuser de la tĂ©lĂ© en live.

À la fin de la journĂ©e, il y a eu une prĂ©sentation de PeerTube d’une personne qui a appris un peu tard qu’elle devait la faire, la pauvre. Heureusement, Booteille l’a un peu assistĂ© pour rĂ©pondre aux questions.

Aprùs ça, nous avons fait un bilan avec le groupe cƓur d’ECHO Network, sur la semaine.

Le bilan Ă©tait vraiment positif. Les partenaires qui ne voyaient pas trop l’intĂ©rĂȘt des mĂ©thodes de l’éducation populaire lors de la premiĂšre session parisienne sont dĂ©sormais convaincu·es. Les liens entre les diffĂ©rent·es membres et diffĂ©rentes structures se sont encore renforcĂ©s.

Nous avons eu le sentiment que nous commencions Ă  faire rĂ©ellement corps, Ă  faire rĂ©ellement groupe, et que nous avancions vraiment toutes et tous dans la mĂȘme direction, ce qui pour un projet pan-europĂ©en comme celui-ci est vraiment motivant.

Le soir, avant le repas, nous avons assistĂ© Ă  une confĂ©rence autour du livre de Tyler Reigeluth, « L’intelligence des villes, Critique d’une transparence sans fin ».

Avant la confĂ©rence, Booteille a parlĂ© au nom de Framasoft aux cĂŽtĂ©s de Morgane (co-organisatrice du projet ECHO, membre des CÉMÉA France), Sarah (qui co-organisait le sĂ©jour en Belgique) et CĂ©lo (membre de Tactic et Neutrinet, qui a pris une part importante dans l’organisation des activitĂ©s), dans le micro de RadioPanik qui diffusait en direct.

Nous y avons fait une brÚve présentation de nos structures et du projet ECHO Network.

AprĂšs quoi la confĂ©rence a commencĂ© et pour ĂȘtre honnĂȘte nous n’avons pas Ă©tĂ© trĂšs bons Ă©lĂšves. Nos complices d’ECHO Network qui avaient appris Ă  faire de la radio et de la tĂ©lĂ© l’aprĂšs-midi mĂȘme retransmettaient la confĂ©rence sur les ondes, et nous n’avons pas pu nous empĂȘcher de leur donner un coup de pouce. Le streaming sur PeerTube de la retransmission a eu un souci et Booteille a dĂ» mettre les mains dans le cambouis. (Note de Booteille : En vrai, iels s’en sortaient trĂšs bien sans moi, haha !)

Juste aprĂšs la confĂ©rence nous sommes allĂ©s manger, boire et discuter jusqu’à une heure avancĂ©e.

Antonio, notre camarade croate (de Center for Peace Studies), a animĂ© la soirĂ©e. Il fera partie de l’équipe accueillante Ă  Zagreb, et c’est un sacrĂ© personnage !

 

Ce graffiti « Show Me The Budget » prÚs de la Gare du Midi est la preuve indiscutable que pyg est passé à Bruxelles.

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