Si vous recherchez une alternative à Twitch pour vos diffusions en direct (streaming), voici Owncast !
Streaming ?
Le streaming consiste à diffuser en direct ce qui se passe sur son ordinateur ou devant sa caméra. Popularisé par la diffusion de jeux vidéos, aujourd’hui les personnes « streament » un peu de tout, des cours de couture, aux lectures publiques… La plateforme la plus populaire aujourd’hui pour streamer c’est Twitch, appartenant au géant Amazon. Un modèle économique important est né sur Twitch avec des abonnements, des récompenses…
Owncast ?
Owncast est une alternative à Twitch, cependant l’accent est mené sur la possibilité de lancer soit-même un serveur Owncast. Il est possible de lancer Owncast sur un serveur personnel (si vous savez comment faire), sur un serveur administré par une entreprise (vous payez une somme pour cela à partir de 5€/mois), ou tout simplement d’aller voir les diffusions en cours pour mieux voir le contenu du service.
Fédéré ?
Owncast est en plus « fédéré » ! Qu’est-ce que cela signifie ? Que le protocole de diffusion vous permet d’être visibles sur le Fédiverse. C’est-à-dire sur Mastodon, Peertube, Pixelfed… bref tous les services qui supportent le protocole !
Si Windows et macOS ont toujours régné en maîtres sur les ordinateurs personnels, ce n’est pas plus parce qu’ils sont plus ergonomiques ou stables que des distributions Linux grand public1. C’est parce que l’immense majorité des vendeurs de PC les vendent exclusivement sous Windows, tandis qu’Apple vend ses machines exclusivement sous macOS.
Il existe pourtant de nombreux vendeurs et assembleurs qui proposent des PC avec des distributions Linux, parfois même exclusivement. Cet article en propose une sélection non exhaustive, n’hésitez pas à partager d’autres bons plans éprouvés dans les commentaires.
Note : le numérique a un énorme impact environnemental, et l’essentiel de cet impact se fait lors de la fabrication de nos équipements (smartphones, télévisions, ordinateurs, et autres objets électroniques connectés ou non). Si vous avez encore un ordinateur fonctionnel, même vieux, vous pouvez installer Linux dessus. C’est de plus en plus simple, et vous trouverez autour de vous des gens pour vous aider. Par exemple, il existe un peu partout en France et ailleurs des GUL – Groupe d’utilisateurices de Linux.
Tuxedo est une entreprise allemande reconnue au sein des amateurs de Linux. Leur force est de proposer un grand nombre de PC fixes et portables exigeants (!!) et optimisés pour Linux. Leurs PC font du moyen au haut de gamme.
Si vous voulez être certain⋅e que votre PC fonctionnera sans problèmes sous Linux, avec jusqu’à 5 ans de garantie, foncez chez Tuxedo !
why! open computing est une entreprise suisse, . Elle s’emploie à fabriquer des ordinateurs durables. L’excellent podcast Techologie a consacré un épisode à un entretien avec François Marthaler, fondateur de why! et conseiller d’état écologiste du canton de Vaud en Suisse.
L’entreprise fête ses 10 ans en 2023. Ses ordinateurs portables et fixes, entrée et milieu de gamme, sont tous compatibles avec Ubuntu (dual boot possible avec Windows), et ont un indice de réparabilité très supérieur à 9.
Notez que vous pouvez louer certains de leurs ordinateurs chez Commown dont je parlerai à la fin.
Framework propose un concept très prometteur de PC réparables et durables, car particulièrement modulaires (c’est le Fairphone des PC). Je n’ai vu que des choses positives à leur sujet, iFixit lui donne un score de réparation de 10/10, les tests sont plutôt bons2, et il faut rappeler qu’il s’agit encore d’un jeune projet.
Dans sa version DIY (Do It Yourself), Framework permet de configurer un PC sans licence Windows, ce qui vous fait économiser au passage 145 € pour la version Famille et 259 € pour la version Pro (lol). Dans une page un peu cachée, Framework fait le point de la compatibilité Linux, et a minima, ça fonctionne « out of the box » avec Ubuntu et Fedora. Linux Mint, une autre distribution grand public très appréciée, est quant à elle soutenue par une communauté.
PCvert est d’abord une entreprise qui promeut une « informatique responsable », comprendre : des PC silencieux, économes en énergie, évolutifs, durables et réparables. Ils proposent aussi des PC de seconde main et de la location longue durée.
Mais ce qui nous intéresse pour cet article, c’est également que l’entreprise propose pour chacun de ses ordinateurs de choisir entre une installation vierge sans OS (gratuit), avec Windows (125 €), Ubuntu (35 €), ou encore les deux en dual boot (160 €). Les PC sont donc pensés et assemblés pour du logiciel libre, et le support peut vous accompagner sur Ubuntu.
system76 est une entreprise américaine qui présente un petit côté Apple sur les bords, entre un marketing soigné (comparez avec les autres sites, c’est flagrant), une volonté de maîtriser matériel et logiciel en développant leur propre distribution Linux, Pop!OS, et de fabriquer de beaux produits. De fait, leurs PC fixes sont magnifiques.
system76 propose une gamme de PC fixes et portables assez complète, allant du milieu de gamme au très haut de gamme côté PC fixes. Notez que le matériel est lui aussi open source, réparable, upgradable. Assurément la démarche générale de system76 est assez exemplaire, incluant par exemple un support à vie et la possibilité d’acheter des composants en ligne. Seul bémol : les claviers des PC portables sont en qwerty américain.
Linuxshop, une entreprise Française basée dans les Ardennes
Slimbook, une entreprise espagnole, qui vend de l’entrée/milieu de gamme et qui préinstalle pas moins de 14 distributions Linux, sans compter les dual boot possibles avec Windows.
Starlabs, qui propose de belles machines et pas moins de 6 distributions Linux en préinstallation !
Plus généralistes : LDLC, Dell et Lenovo, qui proposent certains PC portables sous Linux.
Des smartphones sans Google chez Murena
Murena est l’entreprise associée à la e.foundation pour vendre des smartphones sous /e/OS, une version libre et entièrement dégooglisée d’Android. Par défaut, /e/OS « n’envoie aucune donnée à Google et il a été conçu pour offrir une expérience utilisateur agréable et naturelle ». Par ailleurs, il faut noter qu’un smartphone sous /e/OS aura de meilleures chances de longévité puisque la durabilité fait partie des objectifs de la e.fondation
Murena est à ma connaissance la seule entreprise qui vend des smartphones sous système d’exploitation libre, pour le grand public. Murena propose plusieurs smartphones, dont le très réparable et modulaire Fairphone 4, un Pixel 5 reconditionné ou encore le Murena One, un smartphone maison.
Commown est une coopérative qui vous permet d’acquérir des PC et smartphones sous Linux, mais sans en devenir propriétaire ! Afin de pousser encore plus loin la logique de durabilité, Commown propose en effet de louer votre matériel, et ainsi de profiter d’un service incluant réparation, changement régulier de la batterie ou encore remplacement en cas de casse ou de vol.
Commown loue ses PC portables et fixes sous Ubuntu (en dual boot possible avec Windows), et propose de préinstaller /e/OS sur ses smartphones. Il peut être perturbant de ne pas posséder son matériel, mais une fois qu’on déconstruit l’idée de propriété sur toute chose et qu’on pense à l’économie de la fonctionnalité, vous verrez que ce modèle n’a que des points positifs, et qu’il est même intéressant économiquement. Notamment, Commown propose un accompagnement de 1h au démarrage pour vous aider à prendre en main Ubuntu, ce qui peut représenter un gros avantage pour les néophytes.
Et vous, avez-vous d’autres vendeurs de PC et smartphones libres à recommander ? Avez-vous des témoignages sur ceux cités dans cet articles ? À vos commentaires !
Le web dominant (comprenez le web marchand) est devenu un véritable enfer pour ses utilisateurices. Des pisteurs par milliers, des bannières qui vous harcèlent pour arracher votre consentement à vous faire pister, de la publicité agressive partout.
Il existe un combo assez simple pour assainir incroyablement votre expérience du web. Ce combo, c’est Firefox + Ublock Origin + Privacy Badger. Il s’installe sur PC, mais aussi sur smartphone (sous Android uniquement, l’iPhone est une prison dorée dont seul Apple peut vous protéger, ou pas). Installer ce combo est à la portée de toutes et tous, et à la rigueur, vous pouvez l’installer sur le PC de vos proches, avec leurs remerciements éternels.
Essayer ce combo, c’est l’adopter, c’est autant une mesure de santé publique qu’une mesure écologique. Alors n’hésitez plus !
Firefox
Firefox, développé par la fondation Mozilla, est encore aujourd’hui le seul navigateur qui respecte vraiment et fondamentalement votre expérience du web. Cela ne veut pas dire que certains choix de Mozilla ne sont pas contestables, ou que leur modèle économique est sain (il ne l’est pas, car dépendant à Google), ce qui est inquiétant. Mais cela ne change pas l’énoncé précédent.
À noter, pour encore plus de sécurité et de respect de la vie privée, les projets Librewolf sur PC, et Fennec/Mull sur Android. Ces trois projets sont dérivés de Firefox, donc ils sont solides… tant que le projet Firefox l’est. D’où l’importance de soutenir Firefox comme vous le pouvez. Utilisez-le, parlez-en, faites-leur des dons, etc.
Sur Firefox et ses dérivés, pensez aussi au mode lecture, qui vous permet là encore une qualité de lecture bien supérieure à ce que proposent nombre de médias et sites de contenu surchargés.
Depuis 2014, Ublock, devenu ensuite Ublock Origin, est le bloqueur de publicité plébiscité par les différentes communautés d’alternuméristes et d’utilisateurices soucieux⋅se⋅s de leur vie privée. Il est léger, open source, basé sur des listes de bloquages communautaires (donc très à jour). Ublock Origin est une extension Firefox.
À noter que Ublock peut bloquer plus que des publicités, mais également (et c’est moins connu, car pas activé par défaut) d’autres « nuisances » du web actuel. Dans les listes de filtres (Tableau de bord / Liste de filtres), vous trouverez deux fournisseurs, AdGuard et Easylist, vous proposant de bloquer les boutons de médias sociaux, les popups, les bannières, ou encore les notifications de cookies (rendant des extensions dédiées redondantes). Après un premier temps de test, il semblerait que ce soit très efficace. N’hésitez pas à partager vos retours.
Beaucoup de sites éditeurs de contenus dépendent aujourd’hui de la publicité pour fonctionner. Si vous voulez les soutenir, et si leur publicité n’est pas trop intrusive (comprendre aussi dans le sens des pisteurs présents sur le site pour vous servir de la publicité ciblée), vous pouvez bien sûr désactiver Ublock Origin sur des sites spécifiques.
Privacy Badger est porté par l’EFF, l’Electronic Frontier Foundation, une association historique qui lutte pour les libertés sur Internet. Comme Ublock Origin, Privacy Badger est une extension de Firefox.
Elle complète Ublock Origins en bloquant spécifiquement les traqueurs, en apprenant de votre navigation. Notez que comme l’indique le site du projet, « Privacy Badger est avant tout un outil de protection de la vie privée, et non un bloqueur de publicité ». C’est en ce sens qu’il complète intelligemment Ublock Origins (qui bloque déjà certains traqueurs).
Marre de la soupe proposée par les playlists de Spotify ? Envie de sortir un peu des chemins tout tracés par un bon mélange de données personnelles d’écoute et d’algorithmes de recommandation ? Voici quelques alternatives !
Les radios, à l’ancienne
Une sélection de radios sur l’application Shortwave
Eh oui ! Les radios ne sont pas mortes, elles sont même devenues des webradios, vous permettant d’écouter des radios de l’autre bout du monde. Il existe un nombre infini de radios, mais voici ma petite sélection perso, quasi sans pub (mais dons appréciés), et largement éclectique.
Les radios, c’est encore ce média où des vrais gens éditorialisent une journée musicale. Et c’est beau.
Mailtape : a place for music lovers by music lovers
Chaque dimanche matin, MailTape propose une sélection musicale en collaboration avec un⋅e artiste invité⋅e. C’est simple, frais, bien intégré.
Les blogs musicaux
Même si les blogs sont moins nombreux et plus professionnels qu’autrefois (et ça peut encore évoluer), ceux qui sont consacrés à la musique restent parmi les plus dynamiques. Petite sélection.
L’ABCDR du son : Le rap français et américain racontés dans le détail. Chroniques d’albums, interviews, mixtapes et actualité.
Le magazine de Qobuz : le site de streaming français HD et pas comme les autres. Trop cher à mon sens, et trop niché avec le choix de la musique en haute définition, il n’empêche que Qobuz souhaite garder une importante éditorialisation humaine, que ce soit dans les playlists proposées, ou encore dans le magazine qui est très bon, et accessible avec identification mais sans payer.
Ziknation : un webzine musical conduit par une horde de passionnés dont le seul but est de vous transmettre le virus des sons frais.
Toute Ouïe : Le Blog Musical qui ouvre ses oreilles en grand
Pitchfork : « The most trusted voice in music ». L’une des références anglophone du domaine, dans la catégorie un peu mainstream.
The BackPackerz : Le site référence sur le rap et la culture Hip-Hop: dossiers, chroniques albums, interviews, concerts et actualité rap et Hip-Hop.
Spirit of Metal webzine : un autre site un peu old school dédié au… métal, comme son nom l’indique.
L’option « low tech » : les gens
Dernière option, la plus simple, qui ne nécessite pas de connexion internet ou de batterie : les gens. Vos bon⋅ne⋅s ami⋅e⋅s IRL ou sur les rézos, la disquaire et ses bons plans, un passant dans la rue, tout peut fonctionner, laissez marcher le hasard des bonnes recommandations !
Et vous, vous avez d’autres sites, blogs, radios, ou idées pour découvrir de la musique autrement que par des algos ? Dites-nous dans les commentaires !
PeerTube est un service de diffusion de vidéos alternatif à YouTube.
Dans la lignée de YouTube, Viméo, Dailymotion, Twitch et autres consorts, PeerTube permet d’héberger des vidéos en ligne et de faire des diffusions en direct.
En revanche, PeerTube se démarquera des autres plateformes à travers sa conception unique, qui s’appuie sur des concepts clés.
Décentralisation
Illustration de la décentralisation — What is PeerTube? par LILA – ZeMarmot Team & Framasoft
PeerTube n’est pas un service centralisé, il n’y a pas une entité unique qui va monopoliser le service et obliger les utilisateur·ices à l’utiliser à travers son propre prisme.
Différentes entités peuvent installer leur propre service PeerTube et le proposer (ou non) au public. C’est le principe de la décentralisation.
Le principe est très similaire à celui des messageries électroniques. Nous pouvons créer une adresse mail chez différents fournisseurs, comme par exemple Gmail, Outlook, ou encore Tutanota ou Proton. Si l’interface va changer entre Gmail et Tutanota, il n’empêche que le service de fond reste le même : l’échange de courriers électroniques. Il est même possible d’héberger soi-même son service de courrier électronique, sur notre ordinateur ou sur un serveur loué en ligne.
Le fonctionnement de PeerTube est similaire. Nous pouvons installer notre propre plateforme PeerTube à la maison, pour pouvoir héberger et regarder des vidéos avec la famille et les ami·es proches, ou nous pouvons nous inscrire sur une des plateformes PeerTube existantes. Le choix nous est libre.
Le Pair à Pair
Illustration du Pair à Pair — What is PeerTube? par LILA – ZeMarmot Team & Framasoft
PeerTube repose sur un autre concept, lié à celui de la décentralisation : Le Pair à Pair.
Pour le comprendre, nous devons nous intéresser à la problématique que ce concept tend à résoudre.
Lorsque nous regardons une vidéo, celle-ci est temporairement téléchargée sur notre ordinateur (c’est le principe du streaming, du téléchargement temporaire de vidéo, dont les fragments s’autodétruisent avec le temps). Pour pouvoir la télécharger, nous demandons à la plateforme qui propose la vidéo de nous l’envoyer. Cela nécessite donc d’utiliser de la bande passante — de la place dans les tuyaux qui font transiter les données —. Or, la bande passante est limitée, physiquement, par la capacité de ces fameux tuyaux. Pour éviter qu’il y ait des abus, la bande passante a un coût, cela permet de contrôler le flux : si on souhaite utiliser beaucoup de bande passante, en tant que plateforme qui propose du contenu sur internet, il nous faudra payer cher.
Nous voyons ici la problématique se dessiner : Transférer une vidéo sur internet demande d’utiliser beaucoup de bande passante. Quand ce ne sont que quelques utilisateur·ices qui le font en même temps, ça ne pose pas spécialement de problème, mais si beaucoup de personnes cherchent à regarder nos vidéos au même moment, alors on se retrouve rapidement, soit limité·es par notre bande passante disponible, soit à devoir payer *très* cher pour faire face à l’afflux. C’est pour cette raison qu’il n’existe, au final, que très peu de plateformes centralisées pour diffuser de la vidéo : Ça demande beaucoup d’argent. C’est ici que le concept du Pair à Pair intervient.
Lorsque nous regardons une vidéo sur PeerTube, nous demandons à la plateforme de nous envoyer la vidéo. Cependant, si la plateforme détecte que d’autres utilisateur·ices sont en train de regarder la même vidéo et on déjà téléchargé les fragments qui nous intéressent, alors ce sont les autres utilisateur·ices qui nous enverront, automatiquement, ces fragments. La plateforme, elle, ne nous enverra la vidéo que si les autres utilisateur·ices sont trop lents à nous les envoyer.
Ce concept permet à des petites entités (un·e individu·e, une famille, une association, une petite entreprise, une collectivité, etc.) de pouvoir héberger elles-même leurs vidéos à moindre coût.
La Fédération
Illustration de la Fédération — What is PeerTube? par LILA – ZeMarmot Team & Framasoft
Ainsi, les deux premiers concepts nous permettent de dessiner une idée majeure de PeerTube : il est possible de s’auto-héberger.
Cependant, l’auto-hébergement entraîne souvent un risque d’isolement. À la manière des forums de discussion qui étaient très populaires au début des années 2000, en nous auto-hébergeant, nous nous retrouvons souvent dans des petites communautés, peu visibles de l’extérieur. Cela peut être une fonctionnalité souhaité, mais certaines entités voudront plutôt avoir de la visibilité, avoir plus de personnes qui interagissent avec leurs vidéos, les commentent, etc.
La Fédération permet de répondre à ce souhait. Toutes les plateformes PeerTube peuvent, si elles le souhaitent, interagir les unes avec les autres. C’est-à-dire que nous pouvons sur notre plateforme auto-hébergée à interagir à la fois avec les vidéos postées par notre famille, mais aussi avec celles, diffusées sur une autre plateforme, postées par Framasoft, ou encore sur cet·te vidéaste inconnu·e qui poste des vidéos de chats trop mignons.
La Fédération permet de ne pas rester isolé les un·es des autres mais de construire un immense réseau de plateformes PeerTube.
Le Fediverse
Illustration du Fediverse — What is Fediverse? par LILA – ZeMarmot Team & Framasoft
Donc, PeerTube est fédéré. Les plateformes PeerTube communiquent les unes avec les autres et créent une immense plateforme décentralisée.
Cependant, la puissance de la Fédération ne s’arrête pas à PeerTube. Depuis plusieurs années, différents services ont été conçus et se posent comme des alternatives fortes aux services centralisés privateurs que nous connaissons (YouTube, Twitter, Instagram, etc).
La majorité de ces services ont décidé d’utiliser le même langage pour construire leur Fédération. Ce choix a une conséquence forte : La majorité de ces services décentralisés et fédérés peuvent interagir les un·es avec les autres.
Par exemple, Mastodon, une alternative décentralisée et fédérée à Twitter, nous permet de consulter les vidéos postées sur PeerTube et d’interagir avec : nous pouvons indiquer que l’on aime la vidéo, poster un commentaire, voir les dernières vidéos de notre vidéaste préféré·e s’afficher directement dans notre fil d’actualité, etc.
Ce concept de Fédération entre les différents services alternatifs est appelé le Fediverse : la contraction de Federated et Universe, l’univers fédéré.
Comment essayer PeerTube ?
Page d’accueil de Join PeerTube
Pour essayer PeerTube, le plus simple est d’aller sur le site officiel, qui regroupera des ressources pour comprendre ce qu’est PeerTube et comment l’utiliser : https://joinpeertube.org/
La page d’accueil aidera à comprendre ce qu’est PeerTube. Dans le menu, en haut, nous retrouverons trois autres pages :
Parcourir les contenus, qui nous permettra d’utiliser un moteur de recherche afin de trouver des vidéos présentes sur une des plateformes PeerTube. Ce moteur de recherche peut aussi être trouvé sur un site dédié : https://sepiasearch.org/
Publier des vidéos, qui nous guidera pour créer un compte PeerTube sur une des plateformes PeerTube existantes (ou la notre, auto-hébergée).
FAQ, qui répondra à nombre de nos questions si à l’issue de ces trois premières pages nous en avons encore.
Conclusion
PeerTube est un logiciel révolutionnaire, permettant de reprendre du contrôle sur un pan de notre environnement numérique en résolvant une problématique technique mais aussi et surtout politique : Comment héberger des vidéos, sans avoir besoin de vendre un rein ou d’offrir notre contenu et l’analyse de nos comportements aux géants capitalistes du numérique.
Si vous avez des questions ou des remarques sur le fonctionnement de PeerTube, n’hésitez pas à nous les indiquer en commentaires !
Entre Google Maps et Waze (racheté par Google en 2013), question cartographie et navigation, Google règne en maître. Une fois n’est pas coutume, c’est la conjonction de plusieurs effets de l’économie numérique qui garantit au géant de la recherche un solide quasi-monopole.
D’abord, l’effet de réseau. Si j’ouvre un commerce aujourd’hui, c’est d’abord sur Gmaps que j’ai intérêt à consacrer du temps pour la mise à jour de mes menus, horaires, ou encore pour obtenir des évaluations. Ensuite, les effets de rendements croissants, rendus notamment possibles par l’inimaginable flux de données amassées par Google, qui lui permettent d’être toujours plus performant et plus efficient. Par exemple, plus on est nombreux à utiliser Google Maps ou Waze, plus on permet à Google d’être pertinent sur les temps de trajets, car il déduit de nos données compilées où sont les embouteillages, les travaux et accidents de la route. En plus de ces deux effets propres à l’économie numérique, Google est l’une des entreprises les plus riches au monde et peut puissamment investir dans ses applications de cartographie.
Bref, difficile de se passer de cet acteur, et de ses quelques concurrents secondaires (Apple Plan en tête). Mais pas impossible, et voici plusieurs alternatives sérieuses qui méritent que vous leur donniez leur chance. Pourquoi vouloir se passer de Google Maps ? Quelques arguments :
GMaps pille vos données de géolocalisation
GMaps et Waze vous matraquent de publicité
Les cartes de OpenStreetMap sont souvent plus précises que celles de GMaps. Tous les jours, une communauté active améliorent ces cartes (et vous pouvez contribuer !)
GMaps n’a pas votre estomac (dans la recherche d’un restaurant), votre curiosité (dans la découverte d’une ville), ou encore votre bien-être à cœur : cette application a pour object d’afficher un maximum de publicités, d’amasser un maximum de données, pour faire gagner à Google un maximum d’argent.
Pour une utilisation en ville (à pied ou à vélo particulièrement) ou à la montagne, Organic Maps est au top ! Il s’agit d’un fork de Maps.me, qui s’est un peu perdu en cours de route. Organic Maps reprend ce qu’on aimait (télécharger les cartes hors connexion, basées sur OpenStreetMap, accéder aux informations de plusieurs transports en communs, etc.), sans fioritures, publicités et autres rajouts plus ou moins désirés.
À noter que Organic Maps permet de se connecter à un compte OpenStreetMap, permettant ensuite de contribuer TRÈS facilement à ce bijou du web contributif.
La meilleure alternative à Gmaps et Waze en voiture ! Magic Earth (sur lequel est basé l’application « Cartes » de /e/OS) n’est pas open source, mais respecte la vie privée (aucun traceur dans l’application), n’affiche pas de publicité, et propose une très bonne expérience de navigation !
On apprécie pêle-mêle les rappels de vitesse, les annonces de radars, la possibilité de signaler des dangers sur la route (on peut rêver d’un nouveau Waze vraiment par et pour les utilisateurices), ou encore le fait que le service soit capable de mesurer le niveau de trafic (là encore grâce aux utilisateurices).
Transportr : les transports en communs sans pub et sans tracking !
Captures d’écran prises par l’auteur
Citymapper et Transit sont des incontournables quand on pratique les transports en commun (au-delà du métro) et qu’on visite de nombreuses villes de France et d’ailleurs. Sauf que les deux sont bourrés de traceurs (Transit beaucoup moins au passage) et ont un modèle économique contestable puisqu’il est basé sur nos données.
Voici donc Transportr, une application open source et à but non lucratif, développée par des contributeurices tout autour du monde. De nombreuses villes de France et d’Europe sont déjà couvertes, et à l’usage, l’application est très fonctionnelle !
OsmAnd est l’application de cartographie la plus fidèle et la plus complète par rapport aux données OpenStreetMap. Elle est également bourrée de fonctionnalités (voir le site de OsmAnd)… mais elle manque d’ergonomie. Elle est également connue pour être peu économe en ressources et en batterie. À chacun de voir selon ses besoins, mais il faut incontestablement compter avec cette application.
« Suis ton instinct ! Dérive, c’est une adresse, une direction, une distance… et rien de plus. »
Tout est dit. À l’efficacité absolue (en termes de temps de trajet) promise par de logiciels comme Gmaps, Derive propose l’exact inverse : de la flânerie, de l’exploration, de la déambulation. L’occasion de se souvenir qu’avant la démocratisation de toutes nos technologies de cartographie, on acceptait de se perdre. Et que le meilleur chemin n’est pas le plus rapide, mais le plus beau.
Voilà, j’espère que ces alternatives vous donneront envie. Chez moi, elles sont testées et approuvées, Gmaps s’en trouve de moins en moins utilisé, et disparaîtra peut-être un jour ! Un petit clin d’oeil à Sebsauvage et Cdrik qui partagent régulièrement sur les alternatives numériques en matière de logiciels de cartographie.
On tape toustes plus ou moins bien au clavier. En tout cas pour celleux qui doivent quotidiennement taper sur un clavier.
Je suis un jour tombé sur Tap’Touche, une « méthode en ligne simple et efficace pour les débutants et les initiés qui désirent développer une solide technique de frappe au clavier », proposée par la société canadienne Druide. La version personnelle est à 29 euros l’année, 39 euros pour une famille. C’est correct, et Druide fait du bon travail avec son dictionnaire/correcteur. J’ai juste été assez échaudé par leur abandon de Linux, et me suis éloigné d’eux et de leurs services.
J’ai alors découvert, au cours de mes pérégrinations dans l’écosystème Linux, Klavaro, un tuteur de dactilographie. C’est fidèle au monde libre : c’est gratuit (vous pouvez contribuer), multiplateforme (Linux et Windows), et ergonomiquement sobre. Mais honnêtement l’appli est propre, simple d’utilisation, y a plus qu’à s’y mettre maintenant
Savez-vous qu’il existe un site permettant de jouer aux échecs, sans publicité, sans captation de donnée, et avec un code open source ? Je vous présente Lichess. Ce site, créé en 2010 par Thibault Duplessis comme un passe-temps, permet aujourd’hui à plus de cinq millions de parties de se tenir chaque jour.
Le site permet de jouer en anonyme, ou de se créer un compte, permettant ainsi d’accéder à un classement et des joueurs de son niveau. Il est également bourré de ressources et de fonctionnalités utiles, qui le mettent au niveau de ses alternatives bourrées de pub. On peut citer :
Analyse de la partie terminée (erreurs, comparaison de la partie avec des millions d’autres jouées, etc.) via le moteur open source Stockfish
Voir des joueurs de haut niveau jouer en direct
Une base de cours et d’entraînements
Une base de problèmes (d’échec) à résoudre
Des outils : un échiquier d’analyse, un explorateur d’ouvertures, etc.
Il existe également une application iOS et Android (dont F-droid)
Bref, si vous aimez les échecs, que vous voulez progresser et faire des parties, plus de raisons de vous imposer un site qui revend vos données ou vous impose de la publicité.
Aujourd’hui, pour bénéficier d’un smartphone sous Android qui ne se fasse pas ponctionné par Google, vous avez deux choix. La version radicale, c’est de passer sur un OS alternatif (Cyanogen, /e/OS, Calyx), libéré du pire d’Android et des services Google. La version plus douce, c’est de rester sur Android, mais de ne pas y attacher de compte Google, et d’utiliser au maximum des applications alternatives. K9Mail vs Gmail. Firefox vs Chrome. QSMS vs Google Message.
Et ainsi de suite, vous pouvez remplacer une par une les applications fournies d’office par Google (pisteurs inclus) par des applications alternatives. Il était cependant un service bien utile proposé par Google qui attendait son alternative libre : c’était le service Google Localiser mon appareil.
C’est chose faite avec l’excellent et simplissime FindMyDevice, une application open source accessible sur F-Droid ou sur l’App lounge de /e/OS. Vous installez l’application sur votre téléphone Android. Vous lui donnez des accès (beaucoup d’accès à vrai dire, c’est là que la confiance grâce à l’ouverture du code source est cruciale).
Ensuite, le fonctionnement est trivial. Vous donnez le droit à une liste blanche de faire fonctionner le service, grâce à leur numéro de téléphone qui est enregistré. Vous pouvez aussi définir un code pin qui permet à tout numéro de faire fonctionner le service. Et le reste se passe donc par SMS, envoyés par des contacts de votre liste blanche. Ou des amis à qui vous donnez votre code PIN.
Vous commencez par donner des droits à l’appli
Vous pouvez ajouter un message de verrouillage
Ensuite, les contacts de votre liste blanche peuvent faire fonctionner l’application
Voici la liste des commandes proposées par FindMyDevice :
fmd locate – envoie la localisation de ton téléphone
fmd ring – fait sonner le téléphone
fmd lock – verrouille le téléphone avec le message que tu auras configuré au préalable
fmd stats – envoie des informations du téléphone
fmd delete – reset le téléphone
fmd camera (back/front) – prend une photo et l’envoie
Voilà, c’est plutôt complet, extrèmement simple, gratuit et open source. Si vous aimez, soutenez le développeur !
Retrouvez cette excellente application sur F-Droid