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« SortilÚges & Syndicats », un Framabook quitte le nid

By: Framasoft
23 November 2023 at 08:34

En janvier 2018, le dessinateur Gee, bien connu du Framablog, sortait de son domaine habituel pour nous proposer un roman
 Une aventure fantastique transposĂ©e dans un monde moderne, oĂč les elfes et orques s’affrontent dĂ©sormais dans une lutte des classes opposant le grand capital orquogobelinesque aux syndicats elfogauchistes.

L’histoire s’appelait alors Working Class Heroic Fantasy et avait Ă©tĂ© publiĂ©e par Framabook dĂšs juin 2018. Cinq ans aprĂšs, le petit Framabook quitte son nid et va s’envoler vers PVH Éditions pour devenir « SortilĂšges & Syndicats » !

Working Class Heroic Fantasy devient SortilĂšges & Syndicats

Le pitch

L’action se passe dans un monde un peu comme le nĂŽtre, avec des open-space, des divorces et des syndicats
 Mais aussi avec des elfes, mages, orques et gobelins. Imaginez que nos meilleurs romans de Fantasy soient en fait le chapitre Moyen-Âge de leurs livres d’histoire
 Vous y ĂȘtes ?

Voilà : c’est la Terre de Grilecques, le monde oĂč vit Barne Mustii, petit employĂ© de bureau chez Boo’Teen Corp, une entreprise qui vend des bottes. Barne est un humain un peu rĂ©signĂ© qui subit les brimades de son gobelin de patron, jusqu’au jour oĂč c’est l’insulte de trop. Et si un simple tour Ă  la permanence du syndicat l’entraĂźnait dans une Ă©pique lutte des classe contre l’oligarchie orquogobelinesque
 ?

Ne ratez pas ce roman fĂ©roce et drĂŽle, qui rebondit dans tous les sens comme une balle magique : dystopie et gaudriole, anarchie et fantasy, non-binaritĂ© et lutte des classes. Ce livre, c’est peu comme si Marx et Tolkien avaient eu un enfant qui aimerait bien se poiler avec Pratchett.

PVH Éditions, c’est quoi ?

Logo de PVH ÉDitions

PVH Éditions est une maison qui Ă©dite des ouvrages issus de la littĂ©rature de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, anticipation, contes et lĂ©gendes. Une de ses particularitĂ©s qui parlera sans aucun doute au lectorat du Framablog est d’avoir libĂ©rĂ© sa collection Ludomire sous licence libre CC By Sa. Une collection dans laquelle on trouve notamment nos camarades Ploum et Thierry Crouzet.

PVH Éditions est basĂ©e en Suisse et dirigĂ©e par Lionel Jeannerat, qui a rĂ©cemment Ă©tĂ© invitĂ© dans l’émission Libre Ă  vous ! de l’April, Ă©mission dont nous vous conseillons fortement l’écoute pour en apprendre plus sur l’aventure Ludomire.

Comment ça se réédite, un livre sous licence libre ?

Beaucoup plus simplement qu’un livre sous droit d’auteur classique ! Lorsque Framabook a publiĂ© Working Class Heroic Fantasy, Gee a signĂ© un contrat de cession de droits
 non-exclusive. Un dĂ©tail qui a une importance capitale pour la suite. Car les contrats d’édition classique comportent gĂ©nĂ©ralement une cession de droits exclusive, ce qui prive l’auteur de l’opportunitĂ© d’aller se faire republier ailleurs.

Un autre auteur Framabook, Yann Kervran, en parlait dans un article du Framablog de 2017 :

Oui, j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© publiĂ© chez La Louve Ă©ditions, avec qui j’avais un contrat traditionnel. (
) J’ai demandĂ© Ă  l’éditeur de mes romans s’il serait d’accord pour me redonner les droits sur mes textes (car, comme habituellement, il en dĂ©tenait l’intĂ©gralitĂ© exclusive jusqu’à 70 ans aprĂšs ma mort) et il a acceptĂ©. Je tiens Ă  l’en remercier car ce n’est pas toujours si simple et amical. Cela a malgrĂ© tout demandĂ© quelques mois pour se finaliser.

Si la licence libre permet en thĂ©orie a une maison d’édition de rééditer le livre sans demander l’avis de Gee ni sans lui verser le moindre centime, en pratique, les personnes enthousiasmĂ©es par le Libre ont en gĂ©nĂ©ral l’élĂ©gance de chercher un arrangement qui soit bĂ©nĂ©fique pour toutes les parties impliquĂ©es.

Ainsi, Gee a pu signer un nouveau contrat d’édition avec PVH Éditions, prĂ©voyant des versements d’honoraires issues des ventes du livre avec une avance de 950 € (enfin
 900 CHF, Ă©videmment) versĂ©e dĂšs la publication. Le travail Ă©ditorial rĂ©alisĂ© par les bĂ©nĂ©voles de Framabook n’a pas non plus Ă©tĂ© oubliĂ©, puisque le livre est estampillĂ© « Commun Culturel Framasoft » et qu’un petit texte continue de remercier l’association en dĂ©but de livre.

Les logos sur la couverture (PVH Éditions, Commun Culturel Framasoft, et ƒuvre libĂ©rĂ©e sous CC By Sa)

Plusieurs logos coexistent sur la couverture, tĂ©moignage de l’histoire Libre du livre

Comme quoi, plus que jamais, Libre ne veut pas dire « gratuit » : une Ă©conomie du livre libre, Ă©thique et Ă©quitable, est possible. La collection Ludomire de PVH Éditions en est un bon exemple : souhaitons Ă  « SortilĂšges & Syndicats » le mĂȘme succĂšs. Car de l’autre cĂŽtĂ©, dans le monde de l’autoĂ©dition, tout n’est pas tout rose.

Les limites de l’autoĂ©dition

Logo de Ptilouk.net Éditions

Pour ses nombreuses publications, Gee a montĂ© sa petite maison d’autoĂ©dition, Ptilouk.net Éditions, et passe par de l’impression Ă  la demande : d’abord par Lulu, qui a longtemps Ă©tĂ© utilisĂ© par Framabook Ă  l’époque oĂč des livres imprimĂ©s Ă©taient proposĂ©s.

Évidemment, qui dit autoĂ©dition dit bien souvent absence d’un rĂ©seau de distribution : ainsi, sans moyens de promotion ni de disponibilitĂ©s en librairies, les ventes de livres de Gee restent trĂšs faibles. En un peu plus de 2 ans d’existence, Ptilouk.net Éditions n’a vendu que 550 exemplaires en comptant l’intĂ©gralitĂ© des 15 publications disponibles, la majoritĂ© des ventes ne se passant pas sur Internet mais sur les stands des Capitoles du Libre et autres JDLL.

Ajoutons à cela les tarifs sur lesquels les imprimeurs à la demande se gavent allégrement, bien souvent avec des systÚmes opaques et des coûts cachés. Gee raconte :

Je suis assez convaincu, par exemple, que Lulu s’ajoute une confortable marge dans les frais de livraison. Ces frais sont incroyablement Ă©levĂ©s et n’ont aucune cohĂ©rence par rapport au coĂ»t de transport, car ils sont proportionnels au nombre de livres, peu importe la taille. Donc si je commande 50 exemplaires de ma BD Superflu de 50 pages, ils m’envoient un carton pour la bagatelle de 80 € de frais de port. Si je commande 50 exemplaires de mon autre BD GKND, 360 pages, il faut 8 cartons, et on m’annonce
 80 € de frais de port. Ça sent un tout petit peu le foutage de gueule.

Gee propose Ă©galement ses livres sur Amazon depuis un an. Un choix Ă©trange pour un libriste comme lui, plutĂŽt hostile aux GAFAM (dont Amazon est l’un des A), mais qui s’en explique sur son blog :

Il me semblait nĂ©cessaire d’y ĂȘtre. De la mĂȘme maniĂšre que je suis aussi sur Twitter ou Facebook : avant tout pour aller chercher les gens lĂ  oĂč ils sont. (
) Je garde les mĂȘmes principes qu’avec Twitter et cie : rien d’inĂ©dit n’y est publiĂ©, et je conserve d’autres alternatives pour ne pas encourager les gens Ă  passer par lĂ  (Lulu pour le papier, et le tĂ©lĂ©chargement direct pour les livres numĂ©riques Ă  prix libre). J’ajoute mĂȘme une « taxe Amazon » : les bouquins y sont 4,95 € plus chers (les numĂ©riques aussi, les versions Kindle y sont donc Ă  4,95 € 😛).

Un choix qui n’avait alors pas manquĂ© de faire rĂ©agir Lionel, le dirigeant de PVH Éditions, dans son article « RĂ©flexions sur l’impression Ă  la demande et l’édition libre » :

Il faut arrĂȘter de croire que des gens vont vous dĂ©couvrir et vous acheter sur des sites comme Lulu ou Amazon. En rĂ©alitĂ©, personne ne se balade sur ces sites comme ils pourraient flĂąner en librairie Ă  la recherche d’une pĂ©pite. De plus, ces plateformes renferment des millions de livres et leur algorithme ne mettront en avant que les best-sellers (et leurs propres publications pour Amazon). Ils mettent parfois en Ă©vidence des succes-stories qui cultivent l’illusion qu’ils vous sont utiles.

Ils essaient de faire croire que grĂące Ă  eux, le travail de diffusion et de libraire n’est plus utile. Mais c’est faux
 Aucun livre ou aucun talent ne trouve son public par hasard, et encore moins par l’impartialitĂ© des algorithmes.

Un an aprĂšs, Lionel et Gee s’associent donc pour une nouvelle expĂ©rience : « SortilĂšges & Syndicats » !

« SortilÚges & Syndicats », un livre libre bientÎt en librairies !

Couverture du livre

Pour l’heure, la version imprimĂ©e du livre est uniquement disponible sur la boutique en ligne de PHV Éditions. Les dĂ©lais de distribution Ă©tant ce qu’ils sont, le livre ne sera disponible en librairies qu’à partir de mars 2024. En attendant, vous pouvez le commander en ligne, avec une offre spĂ©ciale de NoĂ«l : si vous y achetez SortilĂšges & Syndicats accompagnĂ© d’au moins un autre livre, et pour un total de plus de 35€, vous aurez une rĂ©duction de 5 % et les frais de port offerts (code promo : noeldegee).

L’occasion, donc, de (re)dĂ©couvrir la collection Ludomire !

Les liens important

700 assos ont dĂ©jĂ  le nez dans les nuages (libres) : bilan d’un an de Framaspace

By: Framasoft
22 November 2023 at 08:41

Ce long article vise à faire le bilan du projet Framaspace (cloud associatif basé sur Nextcloud), tout juste un an aprÚs son annonce.

🩆 VS 😈 : Reprenons du terrain aux gĂ©ants du web !

GrĂące Ă  vos dons (dĂ©fiscalisables Ă  66 %), l’association Framasoft agit pour faire avancer le web Ă©thique et convivial. Retrouvez un rĂ©sumĂ© de nos avancĂ©es en 2023 sur le site Soutenir Framasoft.

âžĄïž Lire la sĂ©rie d’articles de cette campagne (nov. – dĂ©c. 2023)

 

Il était une fois Frama.space

Souvenez-vous, il y a un an, nous annoncions l’un des projets les plus ambitieux de Framasoft : Frama.space

Pour celles et ceux qui n’étaient pas lĂ , oĂč qui ne s’en souviendraient pas, l’envie de mettre en Ɠuvre Frama.space partait d’un triple constat.

Le premier, c’est que c’est la merde. Politiquement, socialement, gĂ©opolitiquement, Ă©cologiquement, etc. Vous pouvez Ă©videmment penser le contraire, mais nous, nous trouvons que le monde ne tourne pas trĂšs rond


Le second constat, c’est que la sociĂ©tĂ© civile, qu’on caricaturera ici aux associations et syndicats est attaquĂ©e de toutes parts. La pression Ă  dĂ©politiser les associations, la rĂ©duction du financement de ces derniĂšres en faveur « d’entreprises Ă  impact » ou de la startup nation, les attaques contre les libertĂ©s associatives
 Tout cela Ă©puise la capacitĂ© du troisiĂšme secteur Ă  rĂ©pondre aux besoins auxquels le marchĂ© ne rĂ©pond pas. Il devient de plus en plus difficile d’équilibrer un contrat social mis Ă  mal par les entreprises comme par l’État.

MĂšme sur la position difficile de nombre d'associations, coincĂ©es entre le dilemme "Se vendre aux entreprises" ou "Se prosterner devant l'État".

Enfin, plus proche de Framasoft, le numĂ©rique est devenu un outil d’organisation des personnes, mais aussi de passage Ă  l’action. Cependant, ce constat plutĂŽt positif est contrebalancĂ© par deux observations plus nĂ©gatives. D’une part le numĂ©rique est un outil de surveillance et d’aliĂ©nation. Et d’autre part, les associations sont Ă  la traĂźne cĂŽtĂ© usages comme cĂŽtĂ© cohĂ©rence. Ainsi, des associations Ɠuvrant pour une transition Ă©cologique vont utiliser les outils et services des GAFAM, qui participent largement au problĂšme que ces associations essaient de rĂ©soudre.

Frama.space : du (Next)cloud pour les assos

Il y a un an, nous annoncions donc un nouveau service Framasoft : Frama.space

Sa mission ? Outiller la « sociĂ©tĂ© de contribution ». FormulĂ© autrement : Ă©quiper numĂ©riquement les associations et collectifs « hors marché ». Qu’il s’agisse de l’AMAP de Trifouilly-les-Oies, du cafĂ© associatif de Bernache-sur-Yvette, ou du collectif de théùtre queer de Cygne-lĂšs-Lavaur.

Car nous pensons que ces associations et collectifs ont besoin (et mĂȘme envie) de retrouver de la cohĂ©rence entre leurs valeurs, leurs actions, et leurs outils. Être une association qui milite pour, par exemple, le « zĂ©ro dĂ©chet » et qui utiliserait, par exemple toujours, les outils de Google ou Microsoft, nous paraĂźt en effet contradictoire.

Attention cependant : il ne s’agit pas d’un jugement de valeur de notre part. Nous comprenons parfaitement que des contradictions, ou des objections lĂ©gitimes puissent exister (on peut parfaitement ĂȘtre prĂ©occupĂ© par le sort de la planĂšte, et prendre une voiture pour amener ses enfants Ă  une activitĂ© sportive hebdomadaire situĂ©e Ă  20km).

Cependant, il nous paraissait important que ces structures aient le choix de pouvoir avoir accéder facilement à des outils qui ne reposent pas sur les mécanismes du capitalisme de surveillance.

Interface d'un Framaspace (application "Fichiers")

Interface d’un Framaspace (application « Fichiers »)

Nextcloud : une solution imparfaite (mais une solution tout de mĂȘme)

Framaspace embarque les suites bureautiques en ligne collaboratives Collabora Online et OnlyOffice. Ici, une capture écran de l'édition d'un fichier de type Tableur, directement dans le navigateur.

Framaspace embarque les suites bureautiques en ligne collaboratives Collabora Online et OnlyOffice. Ici, une capture Ă©cran de l’édition d’un fichier de type tableur, directement dans le navigateur.

 

Le logiciel est trĂšs perfectible (cĂŽtĂ© UX, cĂŽtĂ© dette technique, cĂŽtĂ© performances, etc.), mais
 c’est le meilleur cheval de l’écurie malgrĂ© tout.

Par ailleurs, sa communautĂ© est large (plus de 60 millions d’utilisateur⋅ices dans le monde) et plutĂŽt active, ce qui donne des espoirs pour l’avenir.

Nous avons donc dĂ©cidĂ© de baser notre offre Framaspace sur ce logiciel, en proposant une offre techniquement ambitieuse, capable Ă  terme d’accueillir jusqu’à 10 000 espaces Framaspace (et donc autant d’instances du logiciel Nextcloud). Pour cela, nous avons montĂ© une infrastructure technique consĂ©quente, et dĂ©veloppĂ© des outils logiciels « maison » (libres, Ă©videmment) permettant de valider les demandes d’inscription et de dĂ©ployer automatiquement de nouveaux espaces trĂšs rapidement, en quelques clics.

Interface de CHARON, logiciel qui nous permet de gérer les candidatures Framaspace

Interface commentée de CHARON, logiciel développé par Framasoft, qui nous permet de gérer les candidatures Framaspace.

 

Mais assez de rappels au passé : si vous souhaitez en savoir plus sur les ambitions derriÚre Framaspace, vous avez la possibilité de regarder deux vidéos :

On fait l’bilan, calmement

Frama.space devient Framaspace.org

DĂ©jĂ , nous avons dĂ» changer le nom, car l’extension « .space » augmentait la probabilitĂ© des emails contenant des adresses en « frama.space » d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme des spams. La faute, Ă©videmment, aux gĂ©ants du mail, mais nous ne pouvions pas accepter une solution qui nuirait Ă  l’usage normal de la plateforme. Nous avons donc fait le choix d’utiliser un nom de domaine et une extension plus classique, mais plus longue : framaspace.org.

La transition est en cours et se fera par Ă©tapes, car il n’y a pas d’urgence sur le sujet.

Par ailleurs, nous annoncions poursuivre quatre objectifs :

  1. Faciliter l’accùs à Nextcloud/Framaspace
  2. Rendre plus visible Nextcloud/Framaspace
  3. Aider à faire émerger une communauté Nextcloud/Framaspace francophone
  4. Utiliser Nextcloud/Framaspace comme outil d’empuissantement

Ce premier anniversaire est donc le bon moment pour faire un point sur chacun de ces objectifs.

Bilan « fonctionnel » : ça marche, ou pas ?

Oui !

A l’heure oĂč vous lirez ces lignes, plus de 700 espaces sont actifs. Cela signifie donc que Framasoft outille 700 associations et collectifs. Et les retours sont globalement positifs !

Nous avons pu faire des opĂ©rations complexes sans trop de difficultĂ©s. Par exemple, nous avons fait des mises-Ă -jour majeures de Nextcloud (de la version 25 Ă  la version 26) avec un temps d’indisponibilitĂ© trĂšs limitĂ© (moins de 2mn par espace).

CĂŽtĂ© infrastructure technique : il y a parfois des nids de poule, mais l’infra tient la route !

Ainsi, fin 2022, nous nous sommes aperçu qu’il y avait un souci du cĂŽtĂ© de notre systĂšme de gestion des suites bureautiques. Les vacances de fin d’annĂ©es Ă©tant proches, et Ă©tant suivies de prĂšs par une prĂ©paration intense de l’A.G. de Framasoft, nous avons prĂ©fĂ©rĂ© suspendre les inscriptions, et prendre le temps nĂ©cessaire pour dĂ©velopper une solution pĂ©renne. Nous avons rouvert les inscriptions en mars 2023. Donc, si vous aviez ratĂ© l’info : il est parfaitement possible de candidater pour votre association ou collectif sur https://framaspace.org !

Le fait que ça soit Framasoft qui gĂšre les aspects techniques peut avoir certains inconvĂ©nients (nous limitons le nombre de comptes, d’espace disque, ou de plugins Nextcloud que vous pouvez utiliser). Mais cette infogĂ©rance facilite Ă©normĂ©ment la vie des utilisateur⋅ices (qui, pour la plupart, auraient bien du mal Ă  maintenir dans le temps une instance du logiciel Nextcloud qu’iels auraient installĂ© « manuellement »).

En un an, nous sommes passés de 0 à plus de 700 espaces gérés par Framasoft. Nous estimons donc ce bilan fonctionnel comme plus que satisfaisant.

Illustration de DemonDrive, un monstre fantomatique orné du logo de Google Workspace

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Demon Drive – Illustration CC-By David Revoy

Bilan « notoriété »

Un des objectifs de Framaspace est aussi de faire connaütre Nextcloud, et l’offre Framaspace (ou celles proches ailleurs, notamment chez les CHATONS).

Pour cela, en 2023, nous avons :

Sur un bulletin scolaire, nous pourrions écrire : « Pas mal, mais peut mieux faire ».

Bilan « communauté »

Cela concerne notre volontĂ© de construire, Ă  long terme, une communautĂ© d’utilisateur⋅ices francophones de Nextcloud.

Dans ce cadre, nous avons :

Le bilan de cette partie lĂ  est un dĂ©marrage plutĂŽt poussif, mais c’est assez logique car, pour diffĂ©rentes raisons, nous n’avons pas pu consacrer autant de temps de travail en 2023 Ă  cette partie du projet que nous l’aurions souhaitĂ©.

Bilan « empuissantement »

Cette partie du projet est prĂ©vue pour 2025. Il n’était pas prĂ©vu de travailler dessus en 2023. Et donc, il est logique que nous n’ayons pas avancĂ© dessus.

Slide "empuissanter" rappelant une partie des objectifs de Framaspace.

Statistiques du projet

Afin d’objectiver encore un peu plus ce bilan de la premiĂšre annĂ©e, voici quelques donnĂ©es chiffrĂ©es. Si elles ne vous intĂ©ressent pas, vous pouvez dĂ©jĂ  sauter Ă  la partie « Bilan du bilan » :-)

Typologie des structures

Répartition par type de structures

Répartition des espaces par types de structures

Répartition des espaces par types de structures

 

Description :

  • 72 % d’associations loi 1901 ;
  • 22 % de collectifs informels ;
  • 5 % de syndicats ;
  • 1 % d’associations loi 1907 (associations mixtes/cultuelles).

RĂ©partition par secteurs d’activitĂ©s

RĂ©partition des espaces, par secteurs d’activitĂ©s

Description (NB : les structures pouvaient choisir plusieurs thématiques) :

  • un premier « bloc » avec plus de 250 structures se revendiquant des secteurs ou thĂ©matiques suivantes : Education/Formation, Environnement, Culture, Social ;
  • un second « bloc » avec plus de 100 structures se revendiquant des secteurs ou thĂ©matiques suivantes : Amicale / Entraide, Loisirs, DĂ©fense des droits fondamentaux, ActivitĂ©s politiques, Économie ;
  • un dernier « bloc » avec moins de 100 structures se revendiquant des secteurs ou thĂ©matiques suivantes : Sport, SantĂ©, Recherche, Justice, ActivitĂ©s spirituelles ou philosophiques, Tourisme.

Répartition par année de création de la structure

Répartition des espaces par année de création

Description : 50 % des 700 espaces correspondent Ă  des structures dont l’annĂ©e de crĂ©ation date de 2017 ou plus. MĂȘme si une dizaine de structures existaient avant 1950, on peut en dĂ©duire que, globalement, le public de Framaspace reprĂ©sente plutĂŽt des structures rĂ©centes.

RĂ©partition par nombre de salarié⋅es

RĂ©partition des espaces par nombre d'employé⋅es

Description et commentaire : 500 des espaces (71 % du total) sont des structures sans salarié⋅es. Il existe quelques structures avec plus de 20 salarié⋅es, cependant, il s’agit souvent « d’anomalies » (par exemple l’espace est créé pour un groupe syndical local, qui indique le nombre de salarié⋅es du syndicat national).

Répartition par nombre de membres

Répartition des espaces par nombre de membres.Description : la moitié des espaces représentent des structures de moins de 30 personnes. 75 % déclarent compter 100 membres ou moins.

Répartition par nombre de bénéficiaires

Répartition des espaces par nombre de bénéficiaires.

Description : la moitiĂ© des espaces reprĂ©sentent des structures dĂ©clarant toucher 100 personnes ou plus. Il existe quelques structures dĂ©clarant toucher plus de 25 000 personnes, cependant, il s’agit souvent « d’anomalies » (par exemple l’espace est créé pour un groupe syndical local, qui indique le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires du syndicat national).

Répartition par budget annuel

Répartition des espaces par budget annuel

Description : 150 structures n’ont pas souhaitĂ© rĂ©pondre Ă  la question. Sur les 550 restantes, la moitiĂ© dĂ©clarent avoir un budget annuel infĂ©rieur Ă  4 000€ par an (une centaine de structures dĂ©clarent mĂȘme avoir un budget de 0€). 25 % environ des structures dĂ©clarent avoir un budget entre 4 000 et 50 000€ (qu’on peut corrĂ©ler avec les structures ayant au moins un⋅e salarié⋅e). Quelques rares structures dĂ©clarent avoir un budget supĂ©rieur Ă  50 000€/an, mais il s’agit lĂ  encore pour la plupart « d’anomalies statistiques ».

Exemples de structures

NB : ces associations se sont prĂ©sentĂ©es publiquement sur le forum Framaspace, nous n’avons donc pas de cas de conscience Ă  rendre public leurs identitĂ© ou objet.

Par exemple :

« Bonjour. Nous sommes l’association Les petits pois sont verts Ă  Clamart. Notre raison d’ĂȘtre est d’imaginer et construire un mode de vie solidaire et respectueux de l’environnement en :

  • reliant les Clamartois partageant les mĂȘmes motivations,
  • encourageant une dynamique locale,
  • portant des projets,
  • collectant et diffusant des informations

Nous avons quelques annĂ©es d’existence seulement et prĂŽnons l’usage du numĂ©rique libre et sobre.

Nous utilisons les outils Framasoft suivants : Framapad, Framadate, et Frama.space depuis peu. »

Ou encore :

« L’association des Cavaliers Au Long Cours (CALC) est une association francophone regroupant des adhĂ©rents, environ 200, du monde entier (notre adhĂ©rent le plus lointain est au Kirghistan !) mais ils sont principalement basĂ©s dans les pays d’Europe de l’Ouest. Notre objectif est le dĂ©veloppement du voyage au long cours avec un animal (cheval, Ăąne, mulet, etc.) montĂ© et/ou bĂątĂ©. Nous aidons aussi les prĂ©tendants au voyage dans leur organisation et apportons une aide aux voyageurs en difficultĂ©. »

Autres exemples :

  • Plan B – asso d’éduc pop bretonne (Rennes)
  • AMAP de St Vallier de Thiey (Alpes Maritimes)
  • La Gonette – Monnaie locale citoyenne (Lyon)
  • Les amis du Portique – Revue de philo et sciences humaines
  • Les Pieds Ă  Terre – Ă©duc pop Ă  l’environnement (Haute-Loire)
  • Planning familial de l’Aude
  • 


Usage des structures

Suites bureautiques utilisées

Répartition des Framaspaces entre Collabora Online et OnlyOffice

Répartition des Framaspaces entre Collabora Online et OnlyOffice

 

NB : la surreprĂ©sentation de Collabora Online est due au fait qu’il s’agit de la suite bureautique proposĂ©e par dĂ©faut. L’admininstrateur⋅ice de l’instance peut basculer si c’est son choix vers OnlyOffice, mais trĂšs peu le font.

Statistiques d’usage
  • Nombre d’espaces
    • actifs : 700
    • refusĂ©s : 14
    • dĂ©sactivĂ©s (par leurs administrateur⋅ices) : 10
  • Comptes (admins + users) : 3 356
    • Moyenne : 4,8 comptes ; mĂ©diane : 2 comptes
  • Fichiers utilisateurs hĂ©bergĂ©s : 760 939 pour 860 Go (hors rĂ©visions et hors corbeille)
    • 131 Go en corbeille
    • 99 % des espaces ont créé au moins un fichier
  • Connexion :
    • 198 espaces ont eu une connexion dans les 3 derniers jours
    • 390 espaces ont eu une connexion dans les 15 derniers jours

Nombre de comptes

Répartition des espaces par nombre de comptes

Description : prĂšs de 300 espaces n’ont qu’un seul compte (nĂ©cessairement le compte « admin »). Cela signifie que 40 % des espaces n’ont pas d’usage collaboratif avec d’autres utilisateur⋅ices. Cependant, nous avons constatĂ© des usages oĂč l’admin de l’espace avait malgrĂ© tout des usages collaboratifs avec d’autres personnes de son asso (par exemple par l’utilisation de dossiers partagĂ©s, avec ou sans mots de passe). Cela signifie – quand mĂȘme – que 60 % des espaces comptent plusieurs utilisateur⋅ices. 42 % ont mĂȘme 5 utilisateur⋅ices ou plus.

Espace disque utilisé

Répartition des espaces par espace disque occupé.

Description : quasiment tous les espaces ont utilisĂ© leur espace de fichiers (seuls 2 % n’ont jamais créé de fichier). Il est intĂ©ressant de noter que moins de 20 % des espaces utilisent plus de 1 Go (sur un maximum de 40 Go par espace).

Nombre de fichiers

Répartition des espaces par nombre de fichiers.

Description : 50 % des espaces comptent plus de 250 fichiers utilisateur⋅ices. Ce qui est plutĂŽt une bonne « surprise » Ă  notre avis : cela signifie que Framaspace est bien utile (soit au stockage, soit au partage de fichiers).

Bilan financier

Dépenses

Actuellement, l’infrastructure technique (les serveurs informatiques) de Framaspace nous coĂ»te environ 1 200€ par mois (soit environ 15 000€ par an) Le coĂ»t du travail, estimĂ© par le trĂšs peu prĂ©cis Institut LaLouche, est d’environ 20 000€ d’investissement en amont du lancement du projet. Depuis le lancement, toujours Ă  la grosse louche, nous pouvons compter environ 2000€ par mois (3 salariĂ©s impliquĂ©, Ă  temps trĂšs trĂšs partiels sur ce projet). On peut donc dire, grossiĂšrement, que Framaspace a coĂ»tĂ© environ 60 000€ Ă  Framasoft.

Recettes

CĂŽtĂ© recettes, c’est un peu plus complexe.

Framaspace est un projet rĂ©servĂ© aux petites associations et collectifs solidaires, volontairement gratuit. Nous souhaitons que le prix ne soit pas un frein Ă  l’accĂšs. Et nous ne souhaitons pas fixer de « prix libre », car qui dit prix, dit service vendu, dit prestation, dit facture, dit obligations (contractuelles, comptables et fiscales). Nous faisons le choix volontaire et assumĂ© du don sans contrepartie financiĂšre attendue (ce qui n’empĂȘche pas qu’elle soit espĂ©rĂ©e 😉 ).

Il est probable que certain⋅es membres des associations que nous hĂ©bergeons aient fait un don Ă  Framasoft. Cependant, nous ne voulons pas flĂ©cher les dons sur les projets Framasoft. Car comptablement, un don flĂ©chĂ© sur un projet doit entrer dans un fond dĂ©diĂ© qui doit servir Ă  ce projet. Or nous souhaitons qu’un don Ă  Framasoft puisse aussi financer des projets « à perte », ce qui est exactement le cas de Framaspace cette premiĂšre annĂ©e.

Par volontĂ© de simplification, on peut donc dire que les recettes sont de
 0€ ! đŸ˜±

Coût par espace

À partir de donnĂ©es prĂ©cĂ©dentes, on peut donc dĂ©duire que le coĂ»t d’un espace (Ă  ce jour) est de 86€ annuel (soit 7€ par mois. Dont 1,8€/mois de coĂ»t d’infrastructure).

Mais le coĂ»t de l’infrastructure ne devrait pas trop bouger, et le coĂ»t du travail lĂ©gĂšrement augmenter, en 2024, alors que le nombre d’espaces pourrait, lui, tripler ou quadrupler. Si on part sur une hypothĂšse d’un coĂ»t total de 60 000€ (pour 2023) + 15 000€ pour les serveurs en 2024 + 36 000€ de coĂ»t du travail. On arrive Ă  un total de 111 000€ fin 2024. Avec une hypothĂšse de 2 500 espaces actifs fin 2024, cela porterait le coĂ»t total Ă  45€ par espace et par an (soit 3,7€ par mois, dont 1€/mois de coĂ»t d’infrastructure). CoĂ»t qui pourrait encore baisser en 2025.

C’est un coĂ»t important, et rares sont les associations qui peuvent se permettre ce genre de projet qui ne vise pas un objectif de rentabilitĂ© ou mĂȘme d’équilibre.

Cependant, nous pensons que la portée politique de ce projet implique que nous prenions ce risque. Nous espérons (par expérience plus que par naïveté) que les associations qui le pourront soutiendront financiÚrement Framasoft (et donc indirectement Framaspace).

Bilan du bilan

Les nouvelles sont plutÎt bonnes !

MÚme Framaspace reprenant la célÚbre phrase du biologiste Richard Dawkins, au sujet de la science, affirmant "It works, Bitches".

MÚme Framaspace reprenant la célÚbre phrase du biologiste Richard Dawkins, au sujet de la science, affirmant « It works, Bitches ». (contexte ; vidéo PeerTube)

 

D’abord, Framaspace fonctionne :)
GĂ©rer 700 instances Nextcloud, c’est pas mal en un an, non ? D’autant que l’infogĂ©rance se passe plutĂŽt bien (pour le moment !)

Ensuite, nous avons rĂ©ussi Ă  cibler le public que nous souhaitions toucher : des associations (dĂ©clarĂ©es ou de fait) plutĂŽt petites, avec des petits budgets. La plupart sont orientĂ©es vers l’éducation, l’environnement, le social ou le culturel. Ce qui n’est pas Ă©tonnant quand on connaĂźt le public de Framasoft.

Enfin, Framaspace est utilisĂ©. Les connexions sont rĂ©guliĂšres sur plus de la moitiĂ© des espaces. Et les personnes manipulent pas mal de fichiers (plutĂŽt de petits fichiers, ce qui explique que rares sont les espaces qui utilisent plus d’un Go sur les 40Go max octroyĂ©s).

Nous considĂ©rons que nos objectifs 2023, en termes d’actions, sont plus que correctement remplis 🎉 On peut mĂȘme dire que c’est une rĂ©ussite au vu des moyens que nous avons dĂ©ployĂ©s.

Le fait de proposer des espaces « verrouillĂ©s » (par exemple vous ne pouvez pas installer les plugins Nextcloud de votre choix sur Framaspace, et seules les petites associations ou collectifs peuvent ouvrir un Framaspace) a eu l’effet de frustration escomptĂ©. En effet, nous avons rĂ©guliĂšrement renvoyĂ© les personnes frustrĂ©es par ces limitations vers des structures amies, comme Zaclys, IndieHosters, Cloud Girofle, Paquerette, Arawa, etc. C’est la dĂ©monstration que nous ne prenons pas une « part du gĂąteau », mais bien que nous participons Ă  agrandir la taille de ce dernier.

Dessin de Li, la licrone mascotte de Framaspace. Elle s'apprete Ă  lancer des bulles magiques.

Cliquez sur Li, la licorne-mascotte de Framaspace, pour soutenir Framasoft. – Illustration CC-By David Revoy

Framaspace en 2024 (et 2025)

Comme vous avez pu le lire dans notre « bilan du bilan », Framaspace rĂ©pond Ă  un besoin, et Framasoft estime que la rĂ©ponse apportĂ©e est plutĂŽt bonne. C’est Ă©videmment loin d’ĂȘtre parfait, mais pour une petite asso qui voudrait se dĂ©googliser et mettre en cohĂ©rence ses valeurs et ses outils numĂ©riques, l’offre Framaspace peut convenir.

Cependant, nous ne comptons pas nous arrĂȘter là ! Framaspace est toujours en phase de « beta test » (et ce sans doute jusqu’à fin 2025 !) et de nombreuses amĂ©liorations sont Ă  venir 😀

Accompagnement

Tout d’abord, nous allons continuer Ă  accueillir des espaces. Maintenant que Framaspace est plus stable, nous pensons pouvoir accĂ©lĂ©rer le rythme et accueillir 2 500 espaces d’ici fin 2024 (c’est-Ă -dire plus que tripler le nombre actuel. MĂȘme pas peur !).

Ensuite, nous allons poursuivre nos actions d’infogĂ©rance. Par exemple en passant de Nextcloud 26 Ă  Nextcloud 27 fin 2023 ou dĂ©but 2024. Chaque version apporte son lot de nouvelles fonctionnalitĂ©s (voir chez nos ami⋅es d’Arawa qui en font une prĂ©sentation synthĂ©tique ici et lĂ ).

CĂŽtĂ© accompagnement, nous souhaitons produire un tutoriel un peu spĂ©cial. En effet, de trĂšs nombreux tutoriels existent dĂ©jĂ  (nous mettons en avant celui de Coopaname, rĂ©alisĂ© par La DĂ©rivation). Mais ce type de tutoriel ne correspond pas Ă  tous les besoins. Nous souhaiterions donc produire un tutoriel plus narratif et plus immersif. Un « tutoriel dont vous ĂȘtes le hĂ©ros » (ou « Les combines dont vous ĂȘtes l’hĂ©roĂŻne » si vous prĂ©fĂ©rez). InspirĂ© des « livres dont vous ĂȘtes le hĂ©ros », il s’agira pour l’utilisateur⋅ice d’incarner un personnage devant remplir diffĂ©rentes missions avec son espace Framaspace. La particularitĂ© Ă©tant que certaines « quĂȘtes » pourront ĂȘtre soit contournĂ©es (par exemple si l’utilisateur⋅ice sait dĂ©jĂ  crĂ©er un compte utilisateur⋅ice) soit approfondies (par exemple sur le partage de fichiers).

ScĂ©nario en construction d'un « tutoriel dont vous ĂȘtes le hĂ©ros »

ScĂ©nario en construction d’un « tutoriel dont vous ĂȘtes le hĂ©ros »

 

Nous souhaitons aussi apporter de la documentation (et des outils de facilitation) pour faciliter la migration depuis OneDrive, Dropbox ou GoogleDrive, ainsi que simplifier l’import/export entre instances Nextcloud. Par exemple une asso qui arriverait aux limites de 50 comptes sur son espace Framaspace et souhaiterait migrer pour un Nextcloud plus puissant chez nos ami⋅es de IndieHosters pourrait transfĂ©rer ses donnĂ©es — fichiers, agendas, contacts, etc — de façon plus automatisĂ©e.

Enfin, nous sommes conscient⋅es qu’une des grandes faiblesses de Nextcloud (et donc de Framaspace) est la difficultĂ© Ă  « embarquer » (= onboarding en anglais) les novices dans une interface (trop ?) riche et parfois (trĂšs ?) confuse. C’est pourquoi nous souhaiterions intĂ©grer Ă  Nextcloud l’outil libre IntroJS afin de mettre en lumiĂšre certaines parties du logiciel et de faciliter ainsi sa prise en main. Cf vidĂ©o ci-dessous.

 

VidĂ©o d’une dĂ©monstration de la façon dont pourrait s’intĂ©grer IntroJS dans Nextcloud pour faciliter sa prise en main.

Toujours sur le plan de la prise en main, nous travaillons avec la designer Marie-CĂ©cile Godwin, qui enseigne notamment Ă  l’école de design Strate, afin de faire rĂ©flĂ©chir ses Ă©tudiant⋅es aux possibilitĂ©s d’amĂ©lioration de Nextcloud d’un point de vue UX et UI.

Accroßtre la notoriété de Nextcloud

En 2024, nous poursuivrons bien évidemment les actions visant à mieux faire connaßtre Nextcloud sur les territoires francophones.

Ainsi, nous avons dĂ©jĂ  sous-titrĂ© en français quelques vidĂ©os de prĂ©sentation de Nextcloud. Mais nous souhaiterions aller plus loin. Par exemple en refaisant carrĂ©ment les voix off, oĂč en traduisant des supports de documentation (flyers, plaquettes, etc.).

VidĂ©o d’une vidĂ©o promotionnelle de Nextcloud, originellement en anglais uniquement, et sous-titrĂ©e par Framasoft.

Par ailleurs, Framasoft poursuivra son travail de promotion de Nextcloud et de Framaspace, par le biais de confĂ©rences, de webinaires, d’interviews, etc.

Ensuite, nous poursuivrons nos partages et retours d’expĂ©rience avec la communautĂ© CHATONS, dont de nombreux membres proposent des services autour de Nextcloud. Nous pensons avoir acquis certains savoirs et savoirs-faire autour de Nextcloud, mais nous savons surtout qu’il nous reste Ă©normĂ©ment Ă  apprendre.

Enfin, nous allons commencer Ă  prendre contact avec les tĂȘtes de rĂ©seaux associatifs (Collectif Associations Citoyennes, Mouvement Associatif, rĂ©seaux d’éducation populaire, mais aussi des rĂ©seaux tels que Associations Mode d’Emploi, Solidatech, AssociathĂšque, etc.) afin de prĂ©senter Framaspace, et mettre en lumiĂšre ce que Nextcloud peut faire (ou ne peut pas faire !) au niveau du numĂ©rique Ă©thique collaboratif. L’objectif, Ă  terme, est d’évaluer sa pertinence comme « commun numĂ©rique d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral » pour les associations.

CommunautĂ© d’utilisateur⋅ices Framaspace & Nextcloud

En 2024, nous poursuivrons notre travail pour impulser, animer et coordonner une communautĂ© d’utilisateur⋅ices du logiciel Nextcloud sur le forum Framaspace.

Nous publierons aussi un site pour l’observatoire OPEN-L (« Observatoire des Pratiques et ExpĂ©riences NumĂ©riques Libres »), qui accueillera publiquement les diffĂ©rentes enquĂȘtes (et leurs rĂ©sultats !) que Framasoft aura conduites auprĂšs de ses publics. Ce site sera ouvert aux structures souhaitant elles aussi partager leurs retours d’expĂ©rience. L’objectif Ă©tant de ne pas rĂ©inventer la roue, et de pouvoir plus facilement objectiver les besoins (et frustrations) des utilisateur⋅ices.

Évidemment, nous continuerons Ă  amĂ©liorer Framaspace, mais aussi Nextcloud. Nous avons la chance (et le plaisir) de compter Thomas dans notre Ă©quipe salariĂ©e, l’un des principaux contributeurs mondiaux extĂ©rieurs Ă  l’entreprise Nextcloud GmbH.

Cela signifie que Framasoft (au travers de Framadrive, Framagenda, et maintenant Framaspace), participe trĂšs activement Ă  ce commun numĂ©rique qu’est le logiciel Nextcloud.

D’ailleurs, concernant les nouvelles plus « internes », nous devrions dans les mois qui viennent augmenter notre capacitĂ© de travail au sein de Framasoft sur le projet Framaspace : Thomas, actuellement dĂ©veloppeur principal de Mobilizon, basculera jusqu’à 50 % de son temps de travail sur Framaspace, et Pierre-Yves, actuellement codirecteur de Framasoft, quittera cette fonction afin de se concentrer sur les services numĂ©riques de l’association (dont Framaspace, Ă©videmment).

Empuissanter les structures « hors marché »

Nous avons beaucoup d’ambitions politiques autour du projet Framaspace (cf. notre article de lancement).

Pour cela, nous allons poursuivre, par le biais d’enquĂȘtes, la collecte des besoins (fonctionnels, mais aussi plus politiques) des structures hĂ©bergĂ©es. En fonction des rĂ©sultats, nous pourrons – si nos moyens nous le permettent – adapter Framaspace aux besoins des utilisateur⋅ices.

Nous avons constatĂ© que dans les associations que nous accompagnons, la question des outils numĂ©riques repose souvent sur un ou deux bĂ©nĂ©voles, qui peinent parfois Ă  mettre en place une politique de conduite du changement, ou Ă  convaincre leur Conseil d’Administration. Nous souhaitons donc aussi produire des « fiches pratiques » afin de faciliter la vie de ces personnes clĂ©s. « Comment faire le diagnostic numĂ©rique de mon association ? », « Comment convaincre mon C.A. de passer de Gdrive ou Dropbox Ă  Framaspace ? », etc.

Enfin, et nous sommes conscient⋅es de la forte demande concernant ce point, nous souhaitons mutualiser le financement de nouvelles fonctionnalitĂ©s dans Framaspace.

Nous étudierons prioritairement :

  • la possibilitĂ© de gĂ©rer ses membres dans Framaspace (membres, catĂ©gories, fiche d’identitĂ©, cotisations, rappel d’adhĂ©sion, etc.), grĂące au (fabuleux) logiciel libre de gestion associative Paheko ;
  • la possibilitĂ© de gĂ©rer la comptabilitĂ© de son association (saisie, bilan, compte de rĂ©sultat, choix du plan comptable, etc.), lĂ  encore grĂące Ă  Paheko ;
  • ajouter la facultĂ© de dĂ©cliner rapidement des visuels de communication, grĂące au logiciel Aktivisda (cf l’exemple de l’association Alternatiba) ;
  • permettre, pour les associations qui le souhaitent, de rendre publiques des pages prĂ©sentant leur structure et leurs actions. Pour cela nous souhaitons donner la possibilitĂ© de publier un mini-site web de prĂ©sentation de la structure (rĂ©digĂ© dans l’application « Collectives » de Framaspace).
Dessin dans le style d'un jeu vidĂ©o de combat, oĂč s'affronte la licorne de Framaspace et le monstre de Google Workspace.

Aidez Li, la licorne de Framaspace, à repousser Demondrive en soutenant Framasoft ! – Illustration CC-By David Revoy

Moulaga needed !

Comme vous le voyez, la feuille de route 2024 de Framaspace est déjà bien chargée !

Attention : aucun des points ci-dessous n’est un engagement ferme de notre part. Il s’agit de nos envies, de ce que nous souhaitons mettre en place l’annĂ©e qui vient. Cela reste trĂšs ambitieux. Et comme toute ambition, il faut savoir quelles sont les ressources disponibles que l’on peut y consacrer.

Nous l’avons indiquĂ© plus haut, Framaspace est un projet largement dĂ©ficitaire. Ça tombe bien : il n’a pas vocation Ă  ĂȘtre rentable, et encore moins Ă  dĂ©gager des bĂ©nĂ©fices. Cependant, ce sont bien les moyens que vous nous confiez (c’est-Ă -dire vos dons) qui nous permettent d’agir.

En consĂ©quence, nous pensons sincĂšrement que 1€ (ou 100€ ou 1 000€, hein ! 😅) donnĂ© Ă  Framasoft permet rĂ©ellement de faire bouger les lignes, et d’avoir un impact positif sur le numĂ©rique « hors marché ».

C’est pourquoi nous vous invitons, si cela vous est possible, Ă  soutenir Framasoft en faisant un don, afin que nous puissions poursuivre nos actions, et notamment maintenir et dĂ©velopper le projet Framaspace.

Cette année encore, nous avons besoin de vous, de votre soutien, de vos partages, pour nous aider à reprendre du terrain sur le web toxique des GAFAM, et multiplier les espaces de numérique éthique.

Nous avons donc demandĂ© Ă  David Revoy de nous aider Ă  montrer cela sur notre site « Soutenir Framasoft« , qu’on vous invite Ă  visiter (parce que c’est beau) et surtout Ă  partager le plus largement possible :

Capture d'écran de la barre de dons Framasoft 2023 à 8%

Si nous voulons boucler notre budget pour 2024, il nous reste six semaines pour rĂ©colter 183 478 € : nous n’y arriverons pas sans votre aide !

 

Soutenir Framasoft

 

Let’s regain ground on the toxic web ! – Framasoft’s 2023 report

By: Framasoft
14 November 2023 at 09:15

A year ago, we launched our 2022-2025 roadmap, « Collectivising the Internet, Convivialising the Internet ». The aim : to encourage the adoption of user-friendly web tools by groups that share the values of Free/Libre culture.

🩆 VS 😈 : Let’s take back some ground from the tech giants !

Thanks to your donations to our not-for-profit, Framasoft is taking action to advance the ethical, user-friendly web. Find a summary of our progress in 2023 on our Support Framasoft page.

âžĄïž Read the series of articles from this campaign (Nov. – Dec. 2023)

One year on, we are proud and delighted to present this first full update on our activities, funded (as always) by your donations.

 

drawing of Coin-coin, the duck mascot of the Framasoft campaign. He is in a karateka position

Click on Coin-Coin to support Framasoft – Illustration CC-By David Revoy

 

Changing the world, one web corner at a time

Drawing of Datavöre, a dripping monster made up of 5 heads, each bearing a GAFAM logo.

Click to support us and push Datavöre away – Illustration CC-By David Revoy

The actions of Collectivise / Convivialise Internet (« Collectivisons Internet / Convivialisons Internet » aka « Coin-coin » (qwack qwack, in French), hence the mascot) complement and add to the maintenance of our historical actions : online services and software tools, sharing experience, various contributions and collaborations.

As we wrote last year on this blog, the goal remains the same : to ensure that there are more and more bubbles of ethical web, in order to regain ground on the toxic digital world occupied by the tech giants.

This blogpost is a very quick summary of our end-of-year campaign. It aims to give you a general idea of what your donations are going towards. If you’re interested, we’ll be posting details of the key actions in this report on this blog every Tuesday (if everything goes well©) until the end of the year.

 

Support Framasoft

 

Framaspace, solidarity collectives get to grips with this convivial cloud

We said it back in 2022 : Framaspace is our most ambitious project in this new roadmap. By the end of 2025, we aim to provide up to 10,000 collaborative cloud spaces based on Nextcloud software for small groups of people to work together.

We’ll be covering Framaspace news in detail during the week of Nov. 21st :

Illustration of DemonDrive, a ghostly monster adorned with the Google Workspace logo

Push back Demondrive by supporting Framasoft – Illustration CC-By David Revoy

  • The first year of Framaspace
    • A high demand, already almost 700 Framaspaces open ;
    • 
and even more if you ask here for one for your (French-speaking only) collective ;
    • Lessons learned from this beta release ;
    • the first needs expressed by the beneficiaries ;
    • technical improvements, updates, maintenance, etc.
  • In the pipeline for next year(s)
    • Preparation of tools to make it easier for newcomers to use the system ;
    • Ideas for « tutorials where you are the hero » (or « schemes where you are the heroine » ?) ;
    • future explorations : the possibility of publishing websites, or even managing members and accounts ?

 

Support Framasoft

 

PeerTube : a v6 based on your ideas

We’ve been developing this software for six years, and once it’s installed on a server, it can be used to create an ethical alternative to YouTube, Twitch, Vimeo and so on.

The technical possibilities offered by PeerTube all serve the same purpose : to allow you to host and distribute your videos and live streams, even (and especially) if you don’t have the money of Google or the server farms of Amazon.

 

The features that we will describe in detail during the week of Nov. 28th have been selected from your ideas :

Illustration of Videoraptor, an insectoid monster whose three heads bear the logos of YouTube, Vimeo and Twitch.

Click to support us and push Videoraptor away – Illustration CC-By David Revoy

  • Version 5.1 (March 2023)
    • Moderation of account requests ;
    • Back to live.
  • Version 5.2 (June 2023)
    • Major work on transcoding that can be offloaded to a remote server ;
    • Replay visibility ;
    • RSS feed adapted for podcasts.
  • Version 6 (end of November 2023)
    • Improved accessibility ;
    • Image preview in progress bar ;
    • Videos chapters ;
    • Uploading a new version of a video ;
    • Password protection for videos ;
    • Live load & stress tests (report to be published later).

 

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Mobilizon, the final countdown of the battle



for Framasoft !

After 4 years of development, we feel we’ve completed our vision for Mobilizon. Once this v4 is released, we hope that your groups will have the features they need to organise themselves around their events, and emancipate themselves from Facebook or Meetup.

That’s why during the week of Dec. 5th, we’ll be talking in detail about :

Illustration of Face Ghoûl, a dripping, clawed monster adorned with the Facebook logo

Click to support us and push Face GhoĂ»l away – Illustration CC-By David Revoy

  • Version 3.1 (March 2023)
    • Ability to enter an unlisted address ;
    • Anti-spam tools.
  • Version 4 (December 2023)
    • Import events from other platforms (MeetUp, Facebook, etc.) ;
    • Message from organisers to participants.
  • The future
    • We will provide security updates ;
    • We will maintain the French-speaking instance Mobilizon.fr ;
    • Other groups already have plans to develop Mobilizon with new ambitions

    • 
and there is always room for your own vision !

 

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PeerTube (yes, again ! but
) in 2024 : we’re betting big on its success

The toxicity of YouTube, Twitch and the like is becoming increasingly visible
 More and more groups, institutions and content creators discover and use PeerTube. In 2023, we’ve been working hard internally to better support this burgeoning success and give PeerTube every chance to succeed.

That’s why, during the week of Dec. 12th, we’ll be talking specifically about :

Illustration of Yetube, a Yeti-like monster with the YouTube Premium logo.

Click to support us and push Yetube away – Illustration CC-By David Revoy

  • The roadmap to PeerTube v7 (end 2024)
    • Export and import tool for your account ;
    • Accessibility audit and recommendations integration ;
    • Comment moderation tool (for admins and video-makers) ;
    • Keyword list moderation tool ;
    • Separation of audio and video streams (opens up future possibilities) ;
    • Addition of « zero pixel » resolution (receive audio only) ;
    • Recategorisation of sensitive content (more detailed than SFW/NSFW) ;
    • Redesign of the video management area ;
    • Redesigning the interface following a user experience (UX) audit.
  • Investing even more in PeerTube to give it a better chance of growing its audience, starting in 2024
    • Promote the PeerTube ecosystem (newsletter, social media, etc.) ;
    • Work on a « showcase » instance of PeerTube ;
    • Hire a second developer (from September 2023) ;
      • Threefold goal : master 270,000 lines of code, encourage contributions, but above all

  • 
Official PeerTube mobile application (end of 2024)
    • Based on design work (survey, mock-ups, etc.) ;
    • For Android, iOS (đŸ€ž)
 and ideally AndroidTV ;
    • First version : discover and watch videos (search, playlists, subscriptions, notifications).

 

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Émancip’Asso : professional training, MOOC, website


Conceived in partnership with Animafac, the Émancip’Asso project aims to train service providers to understand and support associations in their transition to ethical web tools.

A lot of work has already been done this year and we’ll be talking about it during the week of Dec. 19th :

Illustration of Toxicloud, a steamy, toxic monster with the Amazon Web Services logo.

Click to support us and push Toxicloud away – Illustration CC-By David Revoy

  • Organisation of face-to-face professional training (January 2023)
  • Publication of the MOOC « Developing a range of services to support associations in their ethical digital transition », the extended version of the face-to-face professional training course, aimed at anyone wishing to start or improve their support skills.
    • MOOC with free and independent participation ;
    • Understand the non-profit sector and its digital applications ;
    • To master the support methods used by non-profit organisations ;
    • Design and promote a range of services tailored to this ecosystem ;
    • Not forgetting networking in order to work together more effectively.
  • Design and publication of the Émancip’Asso website
    • A list of service providers who can support associations in their transition process ;
    • A space for associations to help each other ;
    • Access to additional resources ;
  • What’s next for 2024
    • To increase the number of support services listed ;
    • A campaign to promote the system to associations ;
    • Active community management.

 

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Digital empowerment with practical tools

To end the year on a high note, we’d like to talk about the hard work we’re doing on the practical, concrete tools we offer.

Whether it’s our « De-google-ify internet » services or our historical directory of free software, these tools enable more than 1.5 million people every month to break free from the tech giants and their toxic tools.

During the week of Dec. 26th, if you’ve been good (or naughty), we’ll announce :

Illustration of MS Blue Scream, a blue blob-like monster adorned with the Windows logo

Click to support us and push MS Blue Scream away – Illustration CC-By David Revoy

  • Framalibre, the free software directory
    • Complete overhaul of the directory following design surveys ;
    • Still collaborative, with a priori moderation (to fight spam) ;
    • (under the hood) New static engine, easy to use entries ;
    • Fluid and simplified interface, adapted to mobile phones ;
    • Simple search (search bar, tags) ;
    • Software recommendations ;
    • « Small sites » tool : create your own pages to recommend your favorite FOSSes.
    Illustration of Hydroffice, a serpentine monster with five heads and fangs, adorned with the logos of Google Suite tools.

    Click to support us and push Hydroffice away – Illustration CC-By David Revoy

  • « De-google-ify internet » services
    • Almost 10 years of existence !
    • Our annual usage statistics ;
    • Maintenance, backups, updates ;
    • Huge work to fight spam ;
    • The success of Framagroupes

    • 
and the campaign to renew the services (we have lots of ideas !)

 

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All the work we can’t describe in 7 weeks


If you’ve read through the 94 pages of our 2022 Activity Report (FR), you’ve already guessed : it’s very difficult to summarize everything our small association is doing.

But just because we won’t be devoting a week to each of the following projects doesn’t mean that nothing has happened


So here’s what we won’t have time to go into until the end of the year :

  • CHATONS Collective (ethical web service providers)
    • Framasoft has been dedicating paid time to the collective for 6 years now ;
    • Organisation of the CHATONS camp (August 2023) ;
    • This is our last year of coordinating the collective ;
    • Major transmission and support work, allowing it to become autonomous ;
    • Self-managed internal debates have already taken place ;
    • Framasoft remains a member of the collective, we just stop coordinating it.
  • ECHO Network (European exchange project on ethical digital support for citizens)
    • Co-organisation of the inaugural seminar in Paris (January 2023) ;
    • Study visit to Berlin (March 2023) ;
    • Brussels study visit (June 2023) ;
    • Rome study visit (September 2023) ;
    • Zagreb study visit planned for early December 2023 ;
    • In 2024, pooling shared experiences into practical tools.
  • Peer.Tube (showcase of quality content broadcast on PeerTube)
    • Prioritized the development of PeerTube in 2023 ;
    • Work planned for 2024 (content promotion, showcase, community of curators, etc.).

 

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Drawing in the style of a fighting video game, featuring a karateka duck and a monster with GAFAM logos.

« Coin-Coin VS Datavöre » – Illustration CC-By David Revoy

Seven weeks to balance our budget for 2024

If Framasoft is able to employ not 10 but 11 people, to rent nearly 57 servers, to travel all over France (and beyond), and to finance everything it does in the digital commons
 It is all thanks to your donations.

Your donations are and will remain our main source of funding, allowing us to act freely and in complete independence.

This year again, we need you, your support, your sharing, to help us regain ground on the toxic GAFAM web, and multiply ethical digital spaces.

So we’ve asked David Revoy to help us present this off on our « Support Framasoft » page, which we invite you to visit (because it’s beautiful) and above all to share as widely as possible :

Click to support us – Illustration CC-By David Revoy

If we want to complete our budget for 2024, we have seven weeks left to raise 200 000 € : we won’t make it without your help !

 

Support Framasoft

 

We sincerely hope that this report and outlook will inspire you and (if you can) make you proud to support Framasoft.

Reprenons du terrain sur le Web toxique ! – Bilan 2023 de Framasoft

By: Framasoft
14 November 2023 at 09:14

Il y a un an, nous vous prĂ©sentions « Collectivisons Internet, Convivialisons Internet » notre feuille de route 2022-2025. L’objectif : favoriser l’adoption d’outils web conviviaux par des collectifs solidaires qui partagent les valeurs du Libre.

🩆 VS 😈 : Reprenons du terrain aux gĂ©ants du Web !

GrĂące Ă  vos dons (dĂ©fiscalisables Ă  66 %), l’association Framasoft agit pour faire avancer le Web Ă©thique et convivial. Retrouvez un rĂ©sumĂ© de nos avancĂ©es en 2023 sur le site Soutenir Framasoft.

âžĄïž Lire la sĂ©rie d’articles de cette campagne (nov. – dĂ©c. 2023)

Un an plus tard, nous sommes fiers et heureuses de vous prĂ©senter ce premier point d’étape complet de nos actions, qui sont (comme toujours) financĂ©es par vos dons.

dessin de Coin-coin, le canard mascotte de la campagne de Framasoft. Il est en position de karatéka

Cliquez sur Coin-Coin pour soutenir Framasoft – Illustration CC-By David Revoy

Changer le monde, un coin(coin) de web Ă  la fois

Dessin du Datavöre, un monstre dĂ©goulinant composĂ© de 5 tĂȘte portant chacune un logo des GAFAM

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser le Datavöre – Illustration CC-By David Revoy

Rappelons que les actions de Collectivisons Internet / Convivialisons Internet (alias « Coin-coin », d’oĂč la mascotte) complĂštent et s’ajoutent au maintien de nos actions historiques : services en ligne et outils logiciels, partages d’expĂ©rience, contributions et collaborations variĂ©es.

Comme nous l’exprimions l’an dernier sur ce blog, l’objectif reste le mĂȘme : faire en sorte de multiplier les coins de Web Ă©thiques, afin de reprendre du terrain sur le numĂ©rique toxique occupĂ© par les gĂ©ants du Web.

Si cet article rĂ©sume trĂšs rapidement notre bilan-campagne de fin d’annĂ©e, c’est pour vous donner une idĂ©e globale de ce Ă  quoi servent vos dons. Pour les intĂ©ressé·es, nous dĂ©taillerons les actions phares de ce bilan sur ce blog, chaque mardi (si-tout-va-bien©), d’ici la fin de l’annĂ©e.

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Framaspace, les collectifs solidaires apprivoisent ce cloud convivial

Nous l’affirmions dĂ©jĂ  en 2022 : Framaspace est notre projet le plus ambitieux de cette nouvelle feuille de route. En effet, l’objectif est de fournir, d’ici fin 2025, jusqu’à 10 000 espaces de cloud collaboratifs, basĂ© sur le logiciel Nextcloud, Ă  de petits collectifs solidaires.

Les infos Framaspace que nous détaillerons la semaine du 21 novembre :

Illustration de DemonDrive, un monstre fantomatique orné du logo de Google Workspace

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Demon Drive – Illustration CC-By David Revoy

  • PremiĂšre annĂ©e de Framaspace
    • Un besoin fort, dĂ©jĂ  prĂšs de 700 espaces Framaspaces ouverts ;
    • 
et plus encore si vous en demandez un ici pour votre collectif ;
    • des enseignements tirĂ©s de cette sortie en bĂȘta ;
    • les premiers besoins exprimĂ©s par les bĂ©nĂ©ficiaires ;
    • des optimisations techniques, mises Ă  jour, maintenance, etc.
  • Dans les cartons pour la suite
    • la prĂ©paration d’outils facilitant la prise en main par de nouveaux arrivants ;
    • des idĂ©es de « tuto dont vous ĂȘtes le hĂ©ros » (ou « combine dont vous ĂȘtes l’hĂ©roĂŻne » ?) ;
    • des explorations Ă  venir : possibilitĂ© de publier des pages web, voire de gĂ©rer ses membres & sa compta
 ?

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PeerTube : une v6 réalisée à partir de vos idées

Voilà six ans que nous éditons ce logiciel qui, une fois installé sur un serveur, permet de créer une alternative éthique à YouTube, Twitch, Vimeo, etc.

Les possibilitĂ©s techniques qu’offrent PeerTube ont un mĂȘme but : permettre d’hĂ©berger et diffuser ses vidĂ©os et ses directs, mĂȘme (et surtout) lorsque l’on n’a pas l’argent de Google ni les fermes de serveurs d’Amazon.

Les fonctionnalités que nous détaillerons la semaine du 28 novembre, ont été choisies parmi vos idées :

Illustration de Videoraptor, un monstre insectoĂŻde dont les trois tĂȘtes sont ornĂ©es des logos de YouTube, VimĂ©o et Twitch

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser Videoraptor- Illustration CC-By David Revoy

  • Version 5.1 (mars 2023)
    • ModĂ©ration des demandes de comptes ;
    • Retour au direct.
  • Version 5.2 (Juin 2023)
    • Gros travail sur le transcoding dĂ©portable sur un serveur distant ;
    • VisibilitĂ© des replay ;
    • Flux RSS adaptĂ© aux podcasts.
  • Version 6 (fin novembre 2023)
    • AmĂ©lioration de l’accessibilité ;
    • PrĂ©visualisation de l’image dans la barre de progression ;
    • Chapitrage des vidĂ©os ;
    • TĂ©lĂ©chargement d’une nouvelle version d’une vidĂ©o ;
    • Protection des vidĂ©os par mot de passe ;
    • Tests de charge pour le live (publication d’un rapport Ă  venir).

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Mobilizon, c’est la lutte version finale



pour Framasoft !

En effet, nous estimons qu’aprĂšs 4 annĂ©es de dĂ©veloppements, nous arriverons au bout de la vision que nous avions pour Mobilizon. Une fois cette v4 sortie, nous espĂ©rons que vos groupes auront les fonctionnalitĂ©s nĂ©cessaires pour s’organiser autour de vos Ă©vĂ©nements, et ainsi vous Ă©manciper de Facebook ou Meetup.

C’est pour cela que la semaine du 5 dĂ©cembre, nous parlerons en dĂ©tail de :

Illustration de Face Ghoûl, un monstre dégoulinant et griffu orné du logo de Facebook

Cliquez pour nous soutenir et aider Ă  repousser Face GhoĂ»l – Illustration CC-By David Revoy

  • La version 3.1 (mars 2023)
    • PossibilitĂ© d’entrer une adresse non rĂ©pertoriĂ©e ;
    • Outils de lutte contre le spam.
  • La version 4 (dĂ©cembre 2023)
    • Import des Ă©vĂ©nements depuis d’autres plateformes (MeetUp, Facebook, etc.) ;
    • Message des organisatrices d’un Ă©vĂ©nement vers les participants.
  • L’avenir
    • Nous assurerons les mises Ă  jour de sĂ©curité ;
    • Nous maintiendrons l’instance francophone Mobilizon.fr ;
    • Il y a des projets d’évolution de Mobilizon avec des ambitions nouvelles

    • 
et de la place pour votre vision Ă  vous !

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PeerTube (oui, encore ! mais
) en 2024 : nous misons gros sur son succùs

La toxicitĂ© de YouTube, Twitch et compagnie devient de plus en plus visible
 Ainsi, de plus en plus de collectifs, d’institutions et de crĂ©ateurices de contenus dĂ©couvrent et utilisent PeerTube. En 2023, nous avons beaucoup travaillĂ© en interne afin de mieux accompagner ce succĂšs naissant, et de donner toutes ses chances Ă  PeerTube.

C’est pour quoi la semaine du 12 dĂ©cembre nous parlerons prĂ©cisĂ©ment de :

Illustration de Yetube, un monstre de type Yéti avec le logo de YouTube Premium.

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Yetube – Illustration CC-By David Revoy

  • La feuille de route vers PeerTube v7 (fin 2024)
    • Outil d’export et d’import de son compte ;
    • Audit d’accessibilitĂ© et intĂ©gration des recommandations ;
    • Outil de modĂ©ration des commentaires (pour admins et vidĂ©astes) ;
    • Outil de modĂ©ration par liste de mots-clĂ©s ;
    • SĂ©paration des flux audio et vidĂ©o (ouvre de futures possibilitĂ©s) ;
    • Ajout d’une rĂ©solution « zĂ©ro pixels » (recevoir uniquement l’audio) ;
    • RecatĂ©gorisation des contenus sensibles (plus dĂ©taillĂ©e que SFW/NSFW) ;
    • Refonte de l’espace de gestion des vidĂ©os ;
    • Re-design de l’interface suite Ă  un audit de l’expĂ©rience d’utilisation (UX).
  • S’investir plus encore dans PeerTube pour lui donner plus de chances d’élargir son audience, dĂšs 2024
    • Promotion de l’écosystĂšme PeerTube (newsletter, mĂ©dias sociaux, etc.) ;
    • Travail sur une instance « vitrine » de PeerTube ;
    • Embauche d’un deuxiĂšme dĂ©veloppeur (depuis septembre 2023) ;
      • Triple objectif : maĂźtriser 270 000 lignes de code, animer la contribution, mais surtout

  • 
 Application mobile officielle PeerTube (fin 2024)
    • Conception d’aprĂšs un travail en design (enquĂȘte, maquettes, etc.) ;
    • Pour android, iOS (đŸ€ž)
 et dans l’idĂ©al AndroidTV ;
    • PremiĂšre version : dĂ©couvrir et regarder des vidĂ©os (recherche, playlists, abonnements, notifications).

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Émancip’Asso : la formation, le MOOC, le site web


Conçu en partenariat avec Animafac, le projet Émancip’Asso vise Ă  former les hĂ©bergeurs de services Ă  comprendre et accompagner les associations dans leur transition vers des outils web Ă©thiques.

Un énorme travail a déjà été accompli cette année, dont nous parlerons la semaine du 19 décembre :

Illustration de Toxicloud, un monstre vaporeux et toxique avec le logo de Amazon Web Services

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Toxicloud – Illustration CC-By David Revoy

  • Organisation de la formation en prĂ©sentiel (janvier 2023)
  • Publication du MOOC « DĂ©velopper une offre de services pour accompagner les associations dans leur transition numĂ©rique Ă©thique », la version enrichie de la formation en prĂ©senciel Ă  destination de toutes les personnes qui souhaitent se lancer ou s’amĂ©liorer en matiĂšre d’accompagnement.
    • MOOC en participation libre et autonome ;
    • Pour comprendre le monde associatif et ses usages numĂ©riques ;
    • Pour maĂźtriser les mĂ©thodes de l’accompagnement associatif ;
    • Pour concevoir une offre de services adaptĂ©e Ă  cet Ă©cosystĂšme et la faire connaĂźtre ;
    • Sans oublier la mise en rĂ©seau, pour mieux travailler dans la complĂ©mentaritĂ©.
  • Conception et publication du site web Émancip’Asso
    • RĂ©pertoire de prestataires pouvant accompagner les associations dans leurs dĂ©marches de transition ;
    • Espace d’entraide communautaire entre associations ;
    • AccĂšs Ă  des ressources complĂ©mentaires ;
  • La suite pour 2024
    • DĂ©veloppement du nombre d’offres d’accompagnement recensĂ©es ;
    • Campagne de promotion du dispositif auprĂšs des associations ;
    • Animation active de la communautĂ©.

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L’émancipation numĂ©rique, avec des outils concrets

Afin de finir l’annĂ©e en beautĂ©, nous comptons bien parler du travail de fond que nous poursuivons sur les outils pratiques et concrets que nous proposons.

Qu’il s’agisse des services « DĂ©googlisons Internet » ou de notre historique annuaire de logiciels libres ; ces outils permettent, chaque mois, Ă  plus d’1,5 million de personnes de s’émanciper un peu plus des gĂ©ants du Web et de leurs outils toxiques.

La semaine du 26 décembre, si vous avez été (pas) sages, nous annoncerons :

Illustraiton de MS Blue Scream, monstre de type blob, bleu, orné du logo de Windows

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser MS Blue Scream – Illustration CC-By David Revoy

    • Framalibre, l’annuaire du logiciel libre
      • Refonte complĂšte de l’annuaire suite Ă  des enquĂȘtes de design ;
      • Toujours collaboratif, avec modĂ©ration a priori (pour lutter contre le spam) ;
      • (sous le capot) Nouveau moteur statique, notices facilement exploitables ;
      • Interface fluide et simplifiĂ©e, adaptĂ©e aux mobiles ;
      • Recherche facilitĂ©e (barre de recherche, tags) ;
      • Recommandations de logiciels ;
      • Outil « mini sites » : crĂ©ez vos pages de logiciels libres Ă  recommander.
Illustration de Hydroffice, un monstre serpentin Ă  cinq tĂȘtes avec des crocs, ornĂ©es des logos des outils de la Google Suite

Cliquez pour nous soutenir et aider à repousser Hydroffice – Illustration CC-By David Revoy

  • Services « DĂ©googlisons Internet »
    • BientĂŽt 10 ans d’existence !
    • Nos statistiques annuelles d’utilisation ;
    • Travail de maintenance, sauvegardes, mises Ă  jours ;
    • Gros travail de lutte contre les spams ;
    • SuccĂšs de Framagroupes

    • 
et de la campagne de rĂ©novation des services (on a plein d’idĂ©es !)

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Tout le travail qu’on ne pourra pas dĂ©tailler en 7 semaines


Si vous avez mis le nez dans les 94 pages de notre rapport d’activitĂ©s 2022, vous vous en douterez : c’est trĂšs difficile de rĂ©sumer tout ce que fait notre petite association.

Or, ce n’est pas parce que nous ne consacrerons pas une semaine pour chacun des projets suivants qu’il ne s’est rien passé 

Voici donc ce que nous n’aurons pas le temps de dĂ©tailler d’ici la fin de l’annĂ©e :

  • Collectif CHATONS (hĂ©bergeurs de services web Ă©thiques)
    • DĂ©jĂ  6 ans que Framasoft consacre du temps salariĂ© Ă  animer le collectif ;
    • Organisation du camp CHATONS (aoĂ»t 2023) ;
    • C’est notre derniĂšre annĂ©e de coordination du collectif ;
    • Gros travail de transmission et d’accompagnement ;
    • Des dĂ©bats internes auto-gĂ©rĂ©s ont dĂ©jĂ  eu lieu ;
    • Framasoft reste membre du collectif, en le laissant s’autonomiser.
  • ECHO Network (projet europĂ©en d’échanges sur l’accompagnement au numĂ©rique Ă©thique des citoyen·nes)
    • Co-organisation du sĂ©minaire d’ouverture Ă  Paris (Janvier 2023) ;
    • Visite d’étude de Berlin (mars 2023) ;
    • Visite d’étude de Bruxelles (juin 2023) ;
    • Visite d’étude de Rome (septembre 2023) ;
    • Visite d’étude de Zagreb prĂ©vue pour dĂ©but dĂ©cembre 2023 ;
    • En 2024, mise en Communs des expĂ©riences partagĂ©es, dans des outils pratiques.
  • Peer.Tube (vitrine de contenus de qualitĂ© diffusĂ©s sur PeerTube)
    • Priorisation du dĂ©veloppement de PeerTube en 2023 ;
    • Travail prĂ©vu pour 2024 (promotions de contenus, instance vitrine, communautĂ© de curation
).

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Dessin dans le style d'un jeu vidĂ©o de combat, oĂč s'affronte un canard karatĂ©ka et un monstre affublĂ© des logos des GAFAM.

« Coin-Coin VS Datavöre » – Illustration CC-By David Revoy

Sept semaines pour nous aider Ă  boucler notre budget 2024

Si Framasoft peut employer non plus 10, mais dĂ©sormais 11 personnes, louer prĂšs de 57 serveurs, se dĂ©placer dans toute la France (et au delĂ ), et Ă©lever dans les communs numĂ©riques tout ce qu’elle fait
 C’est, encore et toujours, grĂące Ă  vos dons.

Vos dons sont, et restent, notre principale source de financement et celle qui nous permet d’agir librement, en toute indĂ©pendance. L’association Framasoft Ă©tant reconnue d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, un don Ă  Framasoft de 100 €, peut revenir Ă  34 € aprĂšs dĂ©ductions fiscales (pour les contribuables français·es).

Cette année encore, nous avons besoin de vous, de votre soutien, de vos partages, pour nous aider à reprendre du terrain sur le Web toxique des GAFAM, et multiplier les espaces de numérique éthique.

Nous avons donc demandĂ© Ă  David Revoy de nous aider Ă  montrer cela sur notre site « Soutenir Framasoft« , qu’on vous invite Ă  visiter (parce que c’est beau) et surtout Ă  partager le plus largement possible :

Cliquez pour nous soutenir – Illustration CC-By David Revoy

Si nous voulons boucler notre budget pour 2024, il nous reste sept semaines pour rĂ©colter 200 000 € : nous n’y arriverons pas sans votre aide !

Soutenir Framasoft

Nous espérons, sincÚrement, que ce bilan et ces perspectives vous enthousiasmeront, et (si vous le pouvez), vous rendront fier·es de soutenir Framasoft.

Brussels,june 2023 : Diary of the second ECHO Network study visit

By: Framasoft
18 October 2023 at 08:58

 

As a reminder, the participants in the ECHO Network exchange come from 7 different organisations in 5 European countries : Ceméa France, Ceméa Federzione Italia, Ceméa Belgium, Willi Eichler Academy (Germany), Solidar Foundation (European network), Centar Za Mirovne Studije (Croatia), Framasoft (France).

 

Report on the week in Brussels.

 

Cliquez ici pour lire l’article en français.

 

Brussels’ Grand Place under the sun

TLDR (too long, I didn’t read it) : It was just too much fun ! You can feel that the bonds between participants are getting stronger, and that the methods of popular/permanent/active/new education (place the term of your choice before education) are bearing fruit !

 

That week, from June 12 to 17, 2023, Brussels was bathed in sunshine.

A crosswalk in LGBT+ colors leading to parliament.

We were two Framasoft members : Fred and Booteille.

In ECHO Network meetings, Mondays and Fridays are dedicated to travel, since the various people are more or less far from the meeting place.

But our Belgian pals had planned a debate evening for Monday evening, so we had to arrive not too late.

Luckily, we both had trains that allowed us to arrive around noon, so we met up at the Gare du
 Midi and set off together to explore the city center of the European capital in search of our hotel.

 

Smurf ceiling in Brussels. Comics are everywhere.

 

Once we’d packed up, we took a quick stroll to find a place to eat.

Brussels is a great city, where you can go from an upmarket district to a working-class one just by crossing the street. I’m sure that’s true elsewhere, but it struck us. Fred’s tip : if you want to be offered something to smoke, walk around with a guy who looks like Bob Marley.

After that, Fred wandered off while Booteille recuperated from his three nights of 3-4h in a row (he’d just come from another association’s AGM and a few parties).

So we met up directly at the DK workshop, a very nice association bar, where we were going to discuss what Framasoft is with a few dozen members of the public. The invitation had been extended by Tactic (which supports and hosts ethical digital services) and Neutrinet (a Belgian non-profit ISP) ; Tactic being one of the Belgian partners who co-organized some of the activities during our stay in Brussels.

The time, the people and the place were really nice. We were made to feel very welcome, and it was a pleasure to be with so many allies we didn’t know.

A journalist was at the party for a documentary he’s preparing on privacy. He wants to sell it to RTBF. He took video captures of the discussion.

Gerben, who works for NLnet, was there. NLNet is a foundation that funds a lot of digital projects that contribute to improving our society. PeerTube is one of these projects.

On the first evening, we had a meal downtown with the ECHO partners. For Booteille, who was bursting with fatigue, it was particularly difficult to start exchanging in English that evening.

 

On Tuesday, we kicked off the first day of activities at Maxima, a very nice third-party association.

Everyone had arrived, despite a few people’s transport problems. There were members of Solidar Foundation, CÉMÉA Italy, CÉMÉA France, Willi Eichler Akademy, La Ligue des Familles in Belgium, Tactic, Framasoft


It’s important to note that the theme of the week was « active education practices to raise awareness of ethical tools ».

So we started by doing some activities to get us into the spirit of the week, to start building links between participants, based – as will be the case for almost all activities – on active/permanent/popular/new education methods ; choose your favorite term among these. While not everyone agreed on the name (and some didn’t necessarily mean the same thing as others), everyone validated their interest, and that’s the important thing !

Next, we got into groups to discuss what we thought active education and popular education were and were not. We had to draw our interpretations on panels. In a few years’ time, our work may be found again, and the world may mistake it for a painting by Leonardo da Vinci. Expect the foundations of what we call « art » to change after that. There will have been a before and an after. :)

After the small-group discussions, we watched a video on Joseph Jacotot, « Peut-on enseigner sans savoir ? » (Can we teach without knowing ?).

We then presented our panels and had a large-group discussion.

 

In the afternoon, we did an activity based on key digital figures : money, quantity of data, pollution, place the figures given opposite the right question. Not an easy task, even for geeks. Quite a few people made corrections to the figures given after the activity, as the cards were three or four years old. This highlighted the speed at which digital technology is evolving, which is quite staggering.

Then we had a meeting with people from Code du NumĂ©rique. An ultra-cool project. They are working to build coherent legislative proposals to put to elected representatives – particularly on issues of inclusion. These proposals are developed through workshops with a wide range of people, both those who are comfortable with digital technology and those who are not. You don’t like legal issues : go and talk to these people !

There are some great videos on their website, which we recommend !

We also suggested that they be interviewed on the Framablog, because we were so enthusiastic about it.

The day ended with a review of the activities carried out. As always with popular education, you get the impression that the hours have just flown by and that you haven’t made any effort, but when you look back you realise how rich the exchanges have been and how much work has been done.

We then went for a drink and a bite to eat with some of the group. And to answer the question on your lips, yes, some people had chips !

The next day, we had a date at another venue, the PianoFabriek, in Saint-Gilles.

We had a beautiful (dance) hall with an outdoor area.

In the morning, Cécile and Annie, from the Ligue des Familles, suggested « the hidden side of clicking » as a theme, where we would discuss the attention economy.

But before that, we played a little presentation game, where each pair had to find something in common that the others didn’t have. Contrary to what you might think, many people have been on roadtrips to Spain and would like to listen to opera.

Annie and CĂ©cile then asked us to answer 12 yes or no questions. These 12 statements are designed to help identify an addiction (see an example here) and have been adapted for use with smartphones. For example : « I feel nervous or anxious if I’ve left my smartphone at home ».

Several people in the group were a little « shocked » by the results of their answers.

Answering two (2 !) of the statements with « yes » underlines addictive behaviour. Suffice it to say that the geeks have hit the roof.

 

 

 

In Belgium, Fred’s addiction to Speculoos is reawakening.

 

We then watched the Dopamine episode on Facebook, which many people were just discovering, and discussed it with our respective small groups.

The next activity was cognitive bias bingo. The names of several biases and their descriptions were posted around the room, and a randomly selected pair of us were asked to write down the name of the bias for each description on an index card.

After this activity, we discovered Ardoino’s grid in which we had to place, first on our own and then with our groups, solutions to the problems raised by digital technology.

Were these solutions of an individual, interpersonal, group, organizational or institutional nature ? Let’s think about it !

The aim was to highlight the fact that many impactful actions are not just individual matters (you know, peeing, showering, etc.).

We ended our activities at PianoFabriek with a moving debate.

Individually, we wrote answers to « For me, active pedagogy is  » and « For me, active pedagogy is not  » on sticky notes.

 

After which, Alain, from CÉMÉA Belgium (who co-hosted most of the week with Sarah, also from CÉMÉA Belgium), chose a few answers and had us move around the space to indicate « I agree » or « I disagree ».

Once positioned, we were able to speak up and discuss the reasons for our position. At any moment, we could change our position, physically showing the evolution of our thinking.

We really enjoyed this form of debate.

Incidentally, we haven’t noted it yet, but it’s important to know that we mainly exchanged ideas in English, and translated into English what people who spoke in French were saying. Most people seemed to understand enough English not to translate systematically from English into French, and would indicate when there was a need for translation in that direction.

The translation work was a considerable effort, but for the people in charge of the animation, it was even more exhausting. At the ECHO Network session in Paris, those able to express themselves in English had formed a group which spent the whole week exchanging in that language. In Brussels, this was not possible. European project, European constraints !

After the PianoFabriek, we joined members of EDRI and Technopolice Brussels for an exploratory walk in public spaces (notably the Gare du Midi) in search of CCTV cameras.

 

These two people helped us to better understand the thinking behind the installation of cameras : « Which locations with which lenses ? » In the Gare du Midi, for example, each door is necessarily equipped with a dedicated camera. There’s also a camera in front of every staircase leading up to the platforms, so that faces can be clearly identified. Not to mention the store, where a camera is also pointed
 at the cashier’s hands !

We noticed that there are far more cameras in the poorer neighborhoods (including Molenbeek-Saint-Jean)  than in the richer ones. One fact that impressed us : a camera was located in front of a subway station in a working-class neighborhood. Residents didn’t like it, and it was damaged. Another camera was placed much further down the street, but it monitored the same subway exit. These cameras have an impressive zoom capability.

The cost of installing a camera is estimated at €20,000, and cities are installing hundreds of them, although their effectiveness in combating crime has not been proven in the slightest.

 

The premises of the Belgian Cyber Security Center are packed with surveillance cameras. No, nothing. All is well.

 

 

Ha, I think it’s time to ask this but
 HOW IS IT THAT IN BRUSSELS YOU HAVE TO PAY FOR BOTTLED WATER IN ALL RESTAURANTS ! NO FREE TAP WATER ! JUST WATER ! RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! LET’S BURN CAPITALISM !

 

 

 

A poster « Are you a communist ? Join us ! » we came across while wandering around Brussels.

Sorry for the outburst, it’s okay now.

For the last day, we were back at Maxima, where a number of digital, image (video) and radio players presented their projects to us, including RadioPanik, a free radio station (which makes fascinating impossible programs) and ZinTV, an organization close to social movements.

After the presentation of their projects, we had a large-group discussion on the difficulties of migrating to open-source solutions for certain structures.

During the day, we had to join either ZinTV to learn how to make video recordings, or RadioPanik to learn how to make radio.

We learned how an ultra-light portable radio transmitter works, or how to use OBS to broadcast live TV.

At the end of the day, there was a PeerTube presentation from someone who learned a little late that she had to do it, poor thing. Luckily, Booteille was on hand to answer any questions.

After that, the ECHO Network core group and I took stock of the week.

The results were really positive. The partners who didn’t really see the value of popular education methods during the first session in Paris are now convinced. The links between the different members and structures were further strengthened.

We had the feeling that we were really starting to form a body, a real group, and that we were all really moving in the same direction, which for a pan-European project like this is really motivating.

In the evening, before dinner, we attended a conference on Tyler Reigeluth‘s book, « The Intelligence of Cities, Critique of Endless Transparency ».

Before the conference, Booteille spoke on behalf of Framasoft alongside Morgane (co-organizer of the ECHO project, member of CÉMÉA France), Sarah (who was co-organizing the trip to Belgium) and CĂ©lo (member of Tactic and Neutrinet, who played an important part in organizing the activities), into the microphone of RadioPanik, which was broadcasting live.

We gave a brief presentation of our structures and the ECHO Network project.

The conference then got under way, and to be honest, we weren’t very good at it. Our ECHO Network accomplices, who had learned how to make radio and TV that very afternoon, were broadcasting the conference over the airwaves, and we couldn’t help but give them a helping hand. The PeerTube streaming of the rebroadcast had a problem, and Booteille had to get his hands dirty (Booteille’s note : In truth, they managed just fine without me, haha !).

Right after the conference, we went out to eat, drink and chat until late.

Antonio, our Croatian colleague (from Center for Peace Studies), hosted the evening. He’ll be part of the host team in Zagreb, and he’s quite a character !

 

Ce graffiti « Montrez-moi le budget » prÚs de la Gare du Midi est la preuve indiscutable que pyg est passé à Bruxelles.

 

This « Show Me The Budget » graffiti near the Gare du Midi is indisputable proof that pyg has been to Brussels.

Bruxelles, juin 2023 : journal de bord de la deuxiĂšme visite d’études d’ECHO Network

By: Framasoft
18 October 2023 at 08:56

Pour rappel, les participant⋅es Ă  l’échange europĂ©en ECHO Network font partie de 7 organisations diffĂ©rentes dans 5 pays d’Europe : CemĂ©a France, CemĂ©a Federzione Italia, CemĂ©a Belgique, Willi Eichler Academy (Allemagne), Solidar Foundation (rĂ©seau europĂ©en), Centar Za Mirovne Studije (Croatie), Framasoft (France).

 

Compte-rendu de la semaine Ă  Bruxelles.

 

Click here to read the article in English.

 

La Grand Place de Bruxelles sous le soleil

 

 

TLDR (trop long, j’pas lu) : C’était vraiment trop chouette ! On sent que les liens entre les participant·es se renforcent et que les mĂ©thodes d’éducation populaire/permanente/active/nouvelle (placez le terme de votre choix aprĂšs Ă©ducation) portent leurs fruits !

 

Cette semaine-là, celle du 12 au 17 juin 2023, Bruxelles était écrasée de soleil.

Un passage piéton aux couleurs LGBT+ qui mÚne au parlement.

 

Nous étions deux membres de Framasoft à partir : Fred et Booteille.

Dans les rencontres ECHO Network, les lundis et les vendredis sont dédiés aux trajets, puisque les différentes personnes sont plus ou moins loin du lieu de rendez-vous.

Mais les potes Belges nous avaient prévu une soirée débat le lundi soir, il nous fallait donc arriver pas trop tard.

Par chance, nous avions tous deux des trains qui nous permettaient d’arriver aux alentours de midi, donc nous nous sommes retrouvĂ©s Ă  la gare du
 Midi et sommes allĂ©s, ensemble, explorer le centre-ville de la capitale europĂ©enne Ă  la recherche de notre hĂŽtel.

Plafond Schtroumpf dans Bruxelles. La BD est partout.

Une fois les affaires dĂ©posĂ©es, on s’est baladĂ© vite fait pour trouver un coin oĂč manger.

Bruxelles est une ville formidable, oĂč on passe d’un quartier huppĂ© Ă  un quartier populaire en traversant la rue. Ça doit ĂȘtre vrai ailleurs, mais ça nous a frappĂ©s. Astuce de Fred : si vous voulez qu’on vous propose de quoi fumer, promenez-vous avec un type qui ressemble Ă  Bob Marley.

AprĂšs quoi Fred s’est baladĂ© pendant que Booteille rĂ©cupĂ©rait de ses trois nuits de 3-4h d’affilĂ©e (il sortait de l’AG d’une autre association et de quelques soirĂ©es).

Nous nous sommes donc rejoints directement Ă  l’atelier DK, un bar associatif trĂšs chouette, oĂč nous allions discuter de ce qu’est Framasoft avec quelques dizaines de personnes du public. L’invitation avait Ă©tĂ© faite par Tactic (qui fait de l’accompagnement et de l’hĂ©bergement de services numĂ©riques Ă©thiques) et Neutrinet (un FAI associatif belge) ; Tactic Ă©tant un des partenaires belges ayant co-organisĂ© certaines activitĂ©s du sĂ©jour bruxellois.

Le moment, le public et le lieu Ă©taient vraiment sympathiques. Nous avons Ă©tĂ© super bien accueillis et ça faisait plaisir d’ĂȘtre avec autant d’allié·es que nous ne connaissions pas.

Un journaliste Ă©tait prĂ©sent Ă  la soirĂ©e pour un documentaire qu’il prĂ©pare sur la vie privĂ©e. Il souhaite le vendre Ă  RTBF. Il a pris des captures vidĂ©os de la discussion.

Gerben, qui travaille pour NLnet, était venu. NLNet est une fondation qui finance pas mal de projets numériques qui contribuent à améliorer notre société. PeerTube est un de ces projets.

Le premier soir, on a fait un repas en centre-ville avec les partenaires d’ECHO. Pour Booteille, qui Ă©tait explosĂ© de fatigue, c’était particuliĂšrement difficile de commencer Ă  Ă©changer en anglais dĂšs ce soir lĂ .

Mardi, on a dĂ©marrĂ© la premiĂšre journĂ©e d’activitĂ©s Ă  Maxima, un tiers lieu associatif trĂšs chouette.

Tout le monde Ă©tait arrivĂ©, modulo les soucis de transports de quelques personnes. On comptait des membres de Solidar Foundation, Les CÉMÉA Italie, Les CÉMÉA France, la Willi Eichler Akademy, La Ligue des Familles en Belgique, Tactic, Framasoft


Il est important de noter que la thĂ©matique de la semaine Ă©tait « pratiques d’éducation active pour sensibiliser aux outils Ă©thiques ».

Nous avons donc commencĂ© par faire des activitĂ©s permettant de nous mettre dans l’esprit de la semaine, de commencer Ă  construire du lien entre les participant·es, en s’appuyant, comme ce sera le cas pour presque toutes les activitĂ©s, sur des mĂ©thodes d’éducation active/permanente/populaire/nouvelle ; choisissez votre terme prĂ©fĂ©rĂ© parmi ceux-ci. Si tout le monde n’est pas raccord sur le nom (et que certains ne signifient pas forcĂ©ment la mĂȘme chose que d’autres), tout le monde valide leur intĂ©rĂȘt, et c’est bien ça l’important !

Ensuite, nous nous sommes mis en groupe pour discuter de ce que nous pensons ĂȘtre ou ne pas ĂȘtre l’éducation active et l’éducation populaire. Nous devions dessiner sur des panneaux nos interprĂ©tations. Dans quelques annĂ©es on risque de retrouver nos Ɠuvres et le monde risque de le confondre avec une peinture de LĂ©onard de Vinci. Attendez-vous Ă  ce que les fondements de ce qu’on appelle « art » changent aprĂšs ça. Il y aura eu un avant et un aprĂšs. :)

AprÚs les échanges en petits groupes, on a regardé une vidéo sur Joseph Jacotot « Peut-on enseigner sans savoir ? ».

Suite à quoi nous avons présenté nos panneaux et eu un échange en grand groupe.

L’aprĂšs-midi, nous avons fait une activitĂ© autour des chiffres clĂ©s du numĂ©rique : pognon, quantitĂ© de donnĂ©es, pollution, placez les chiffres donnĂ©s en face de la bonne question. Pas Ă©vident, mĂȘme pour des geeks. Pas mal de personnes ont apportĂ© des corrections aux chiffres donnĂ©s aprĂšs l’activitĂ©, car les fiches dataient d’il y a trois ou quatre ans. Ça a permis de souligner la vitesse Ă  laquelle le numĂ©rique Ă©volue, ce qui est assez effarant.

Ensuite, on a eu une rencontre avec des personnes du Code du NumĂ©rique. Un projet ultra-chouette. Iels travaillent Ă  construire des propositions de loi cohĂ©rentes Ă  proposer aux Ă©lu·es — notamment sur les questions d’inclusion. Ces propositions sont pensĂ©es Ă  l’aide d’ateliers avec plein de gens, Ă  l’aise avec le numĂ©rique ou non. Vous n’aimez pas les questions juridiques : allez discuter avec ces gens là !

Il y a des vidéos sur leur site web qui sont formidables, nous vous les recommandons !

Nous leur avons proposé une interview dans le Framablog, tellement ça nous a passionnés.

La journĂ©e s’est terminĂ©e aprĂšs un bilan sur les activitĂ©s rĂ©alisĂ©es. Comme toujours avec l’éducation populaire, on a l’impression que les heures ont coulĂ© toutes seules et qu’on n’a pas fourni d’effort, mais quand on regarde dans le rĂ©tro on se rend compte de la richesse des Ă©changes et de la quantitĂ© de boulot qui a Ă©tĂ© abattue.

Nous sommes ensuite allés boire un verre puis manger avec une partie du groupe. Et pour répondre à la question qui vous brûle les lÚvres, oui, des personnes ont pris des frites !

Le lendemain, nous avions rendez-vous dans un autre lieu, le PianoFabriek, Ă  Saint-Gilles.

Nous avions une trÚs belle salle (de danse) avec un extérieur.

Le matin, CĂ©cile et Annie, de la Ligue des Familles, nous ont proposĂ© comme thĂ©matique « la face cachĂ©e du clic », oĂč nous discuterons Ă©conomie de l’attention.

Mais avant ça, nous avons fait un petit jeu de prĂ©sentations oĂč par binĂŽme, nous devions trouver un point commun que les autres n’auraient pas. Figurez-vous que contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, beaucoup de personnes ont fait des roadtrips en Espagne et aimeraient Ă©couter de l’opĂ©ra.

Ensuite, Annie et CĂ©cile nous ont fait rĂ©pondre Ă  12 affirmations par oui ou par non. Ce sont douze affirmations qui permettent d’aider Ă  identifier une addiction (un exemple ici) et qui ont Ă©tĂ© adaptĂ©es pour l’usage des smartphones. Par exemple : « Je me sens fĂ©brile ou angoissé·e si j’ai oubliĂ© mon smartphone Ă  la maison ».

Plusieurs personnes dans le groupe étaient un peu « choquées » par le résultat de leurs réponses.

En effet
 RĂ©pondre Ă  deux (2 !) des affirmations par « oui » souligne un comportement addictif. Autant vous dire que les geeks ont crevĂ© le plafond.

 

En Belgique l’addiction de Fred pour les SpĂ©culoos se rĂ©veille.

 

Ensuite, on a regardĂ© l’épisode de Dopamine consacrĂ© Ă  Facebook, que plusieurs personnes dĂ©couvraient et nous en avons par la suite discutĂ© avec nos petits groupes respectifs.

La prochaine activitĂ© Ă©tait un bingo des biais cognitifs. Le nom de plusieurs biais et leur description Ă©taient affichĂ©s sur l’ensemble de la salle et, avec un binĂŽme choisi alĂ©atoirement, nous devions, sur une fiche, indiquer le nom du biais pour chaque description proposĂ©e.

AprĂšs cette activitĂ©, nous avons dĂ©couvert la grille d’Ardoino dans laquelle nous devions y placer, d’abord en solo puis avec nos groupes, les solutions aux problĂ©matiques soulevĂ©es par le numĂ©rique.

Est-ce que ces solutions relevaient de l’ordre de l’individuel, de l’interpersonnel, du groupe, de l’organisationnel ou des institutions ? À nous d’y rĂ©flĂ©chir !

Le but Ă©tait de souligner que beaucoup d’actions impactantes relĂšvent d’autres choses que de l’individuel. (Vous savez, le pipi, la douche, toussa toussa
)

On a terminé les activités au PianoFabriek avec un débat mouvant.

Individuellement, nous avons Ă©crit sur des papillons repositionnables des rĂ©ponses Ă  « Pour moi, les pĂ©dagogies actives c’est  » et « Pour moi, les pĂ©dagogies actives ce n’est pas  ».

AprĂšs quoi, Alain, des CÉMÉA Belgique (qui a co-animĂ© avec Sarah, des CÉMÉA Belgique aussi, la majeure partie de la semaine), a choisi quelques rĂ©ponses et nous a fait nous dĂ©placer dans l’espace pour indiquer « Je suis d’accord » ou « Je ne suis pas d’accord ».

Une fois positionnĂ©s, nous pouvions prendre la parole et Ă©changer sur les raisons de notre positionnement. À tout moment, nous pouvions changer de position, montrant physiquement l’évolution de notre rĂ©flexion.

Nous avons beaucoup aimé cette forme de débat.

D’ailleurs, nous ne l’avons pas encore notĂ© mais il est important de savoir que nous Ă©changions principalement en anglais et traduisions, en anglais, les propos des personnes qui s’exprimaient en français. La plupart des gens semblaient comprendre suffisamment l’anglais pour ne pas traduire systĂ©matiquement de l’anglais vers le français et indiquaient quand il y a un besoin de traduction dans ce sens.

Le travail de traduction reprĂ©sentait mine de rien un effort considĂ©rable mais autant dire que pour les responsables de l’animation, c’était encore plus Ă©puisant. Lors de la session ECHO Network Ă  Paris les personnes capables de s’exprimer en anglais avaient formĂ© un groupe qui avait passĂ© la semaine entiĂšre Ă  Ă©changer dans cette langue. À Bruxelles ce n’était pas possible. À projet europĂ©en, contraintes europĂ©ennes !

AprĂšs le PianoFabriek, nous avons rejoint des membres d’EDRI et de Technopolice Bruxelles, pour faire une ballade exploratoire dans l’espace public (et notamment la gare du Midi) Ă  la recherche de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance.

Ces deux personnes nous ont permis de mieux comprendre la rĂ©flexion dans la pose des camĂ©ras : « Quels lieux avec quels objectifs ? » Dans la gare du Midi, par exemple, chaque porte a forcĂ©ment une camĂ©ra dĂ©diĂ©e. Une camĂ©ra est aussi placĂ©e devant chaque escalier montant aux quais de maniĂšre Ă  pouvoir bien identifier les visages. Sans parler de la boutique oĂč une camĂ©ra est aussi pointĂ©e
 sur les mains du caissier !

Nous avons pu constater qu’il y a beaucoup plus de camĂ©ras dans les quartiers pauvres (notamment Molenbeek-Saint-Jean) que dans les riches. Un fait qui nous a impressionnĂ©s : une camĂ©ra Ă©tait situĂ©e devant la station de mĂ©tro d’un quartier populaire. Les habitants n’ont pas apprĂ©ciĂ© et elle a Ă©tĂ© endommagĂ©e. Une autre camĂ©ra a Ă©tĂ© placĂ©e beaucoup plus loin dans la rue, mais elle surveille la mĂȘme sortie de mĂ©tro. On se rend compte que ces camĂ©ras ont une impressionnante capacitĂ© de zoom.

On estime Ă  20 000 € le prix de la pose d’une camĂ©ra, les villes en installent des centaines, et leur efficacitĂ© pour lutter contre la dĂ©linquance n’est absolument pas prouvĂ©e.

Les locaux du Centre pour la Cyber-Sécurité Belge sont truffés de caméras de surveillance. Non, rien. Tout va bien.

 

Ha, je crois que c’est le moment de le poser là mais
 COMMENT CA SE FAIT QU’À BRUXELLES IELS FONT PAYER OBLIGATOIREMENT DE L’EAU EN BOUTEILLE DANS TOUS LES RESTAURANTS BORDAYL DE ZUT ! PAS POSSIBILITÉ D’AVOIR DE L’EAU DU ROBINET GRATUITEMENT ! DE L’EAU QUOI ! RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! BRÛLONS LE CAPITALISME !

 

Une affiche « Es-tu communiste ? Rejoins-nous ! » rencontrée au hasard de nos pérégrinations dans Bruxelles

 

Pardon pour le coup de sang, ça va mieux.

Pour la derniĂšre journĂ©e, nous Ă©tions de retour Ă  Maxima, oĂč des acteurices du numĂ©rique, de l’image (vidĂ©o) et de la radio nous ont prĂ©sentĂ© leurs projets, notamment, RadioPanik, une radio libre (qui fait des Ă©missions impossibles passionnantes) et ZinTV, une organisation proche des mouvements sociaux.

AprÚs la présentation de leurs projets, nous avons échangé en grand groupe sur les difficultés de migrer vers des solutions libres pour certaines structures.

Durant la journée, nous devions nous joindre soit à ZinTV pour apprendre à faire de la captation vidéo, soit à RadioPanik pour apprendre à faire de la radio.

Nous avons appris comment fonctionne un Ă©metteur radio portatif ultra-lĂ©ger ou l’utilisation d’OBS pour diffuser de la tĂ©lĂ© en live.

À la fin de la journĂ©e, il y a eu une prĂ©sentation de PeerTube d’une personne qui a appris un peu tard qu’elle devait la faire, la pauvre. Heureusement, Booteille l’a un peu assistĂ© pour rĂ©pondre aux questions.

Aprùs ça, nous avons fait un bilan avec le groupe cƓur d’ECHO Network, sur la semaine.

Le bilan Ă©tait vraiment positif. Les partenaires qui ne voyaient pas trop l’intĂ©rĂȘt des mĂ©thodes de l’éducation populaire lors de la premiĂšre session parisienne sont dĂ©sormais convaincu·es. Les liens entre les diffĂ©rent·es membres et diffĂ©rentes structures se sont encore renforcĂ©s.

Nous avons eu le sentiment que nous commencions Ă  faire rĂ©ellement corps, Ă  faire rĂ©ellement groupe, et que nous avancions vraiment toutes et tous dans la mĂȘme direction, ce qui pour un projet pan-europĂ©en comme celui-ci est vraiment motivant.

Le soir, avant le repas, nous avons assistĂ© Ă  une confĂ©rence autour du livre de Tyler Reigeluth, « L’intelligence des villes, Critique d’une transparence sans fin ».

Avant la confĂ©rence, Booteille a parlĂ© au nom de Framasoft aux cĂŽtĂ©s de Morgane (co-organisatrice du projet ECHO, membre des CÉMÉA France), Sarah (qui co-organisait le sĂ©jour en Belgique) et CĂ©lo (membre de Tactic et Neutrinet, qui a pris une part importante dans l’organisation des activitĂ©s), dans le micro de RadioPanik qui diffusait en direct.

Nous y avons fait une brÚve présentation de nos structures et du projet ECHO Network.

AprĂšs quoi la confĂ©rence a commencĂ© et pour ĂȘtre honnĂȘte nous n’avons pas Ă©tĂ© trĂšs bons Ă©lĂšves. Nos complices d’ECHO Network qui avaient appris Ă  faire de la radio et de la tĂ©lĂ© l’aprĂšs-midi mĂȘme retransmettaient la confĂ©rence sur les ondes, et nous n’avons pas pu nous empĂȘcher de leur donner un coup de pouce. Le streaming sur PeerTube de la retransmission a eu un souci et Booteille a dĂ» mettre les mains dans le cambouis. (Note de Booteille : En vrai, iels s’en sortaient trĂšs bien sans moi, haha !)

Juste aprĂšs la confĂ©rence nous sommes allĂ©s manger, boire et discuter jusqu’à une heure avancĂ©e.

Antonio, notre camarade croate (de Center for Peace Studies), a animĂ© la soirĂ©e. Il fera partie de l’équipe accueillante Ă  Zagreb, et c’est un sacrĂ© personnage !

 

Ce graffiti « Show Me The Budget » prÚs de la Gare du Midi est la preuve indiscutable que pyg est passé à Bruxelles.

Le logiciel libre : simple, basique.

By: Framasoft
9 October 2023 at 15:00

On tombe parfois, au dĂ©tour d’un pouet, sur des textes qui rĂ©sonnent particuliĂšrement en nous.

C’est le cas de celui-ci, Ă©crit par Bastien Guerry. On aime tellement qu’on ne rĂ©siste pas Ă  l’envie de vous le faire dĂ©couvrir 🙂

Luc

Le logiciel libre : simple, basique.

Le logiciel libre, tout le monde s’en fout, sauf les libristes.

Simple.

Un logiciel libre, c’est comme un orgasme : quand t’es pas sĂ»r que c’en est un, c’en est pas un.

Basique.

Les gens comptent plus que les logiciels, mĂȘme libres.

Simple.

Le logiciel libre et l’open source, c’est les mĂȘmes logiciels mais pas les mĂȘmes intentions.

Basique.

On peut multiplier les copies d’un logiciel mais pas les gens qui le dĂ©veloppent.

Simple.

Les meilleur·e·s devs aiment libĂ©rer leurs codes sources mais des fois ils prĂ©fĂšrent l’argent.

Basique.

Les impĂŽts ne financent jamais des logiciels libres, sauf quand les administrations le veulent trĂšs fort.

Simple.

Si certains logiciels libres sont moches, c’est qu’aucun designer n’y contribue.

Basique.

Certains logiciels libres sont des communs numériques, certains communs numériques sont libres.

Simple.

Ne regarde pas le driver propriĂ©taire qu’il y a chez ton voisin mais plutĂŽt le BIOS non libre que tu utilises.

Basique.

C’est pas parce que ton smartphone est sous GNU/Linux que tu regardes pas des vidĂ©os dĂ©biles.

Simple.

Les politiques ne connaissent rien au logiciel libre parce qu’ils ne connaissent rien aux logiciels.

Basique.

Si t’en as marre de contribuer au libre sans ĂȘtre payé·e, arrĂȘte.

Simple.

C’est pas en dĂ©veloppant des logiciels libres que tu vas renverser le capitalisme.

Basique.

C’est pas parce que tu fais du collaboratif que tu fais de l’inclusif.

Simple.

Le logiciel libre c’est gratuit jusqu’au prochain log4j.

Basique.

Les logiciels libres, il y a ceux qui en font, ceux qui en parlent et ceux qui en vivent.

Simple.

Un bon logiciel libre est un logiciel libre vivant.

Basique.

Le solutionnisme n’est pas la solution, mĂȘme avec des logiciels libres.

Simple.

Être cool, c’est bien, ĂȘtre libre, c’est mieux.

Basique.


Le logiciel libre : simple, basique., CC by-sa 4.0 Bastien Guerry.

Rapport d’activitĂ©s 2022 de l’association Framasoft

By: Framasoft
16 August 2023 at 16:27

Oui : c’est Ă  la mi-aoĂ»t 2023 que nous publions notre rapport d’activitĂ©s 2022. Il faut dire qu’avec prĂšs d’une centaine de pages, c’est un sacrĂ© pavé !

À la mi-aoĂ»t, c’est tellement plus romantique


Notre association mĂšne, contribue ou Ă©change avec tellement de projets et de collectifs qu’il est difficile de tout suivre, de tout documenter. Or c’est important : nous faisons de notre mieux pour rendre compte de tout ce que nous faisons, principalement grĂące Ă  vos dons.

Et puis il faut avouer qu’on aime bien aussi vĂ©rifier et double vĂ©rifier (on oublie toujours des choses), faire la chasse aux coquilles (il en reste toujours), et proposer une mise en page agrĂ©able qui facilite la lecture.

VoilĂ  pourquoi, comme chaque annĂ©e, nous prĂ©fĂ©rons prendre le temps de rĂ©aliser ce rapport et pourquoi, comme chaque annĂ©e, il parait au troisiĂšme trimestre de l’an suivant.

Si vous manquez de lecture dans votre vie, vous pouvez le consulter directement en cliquant sur l’image ci dessous :

couverture du rapport d'activités 2022 de Framasoft

cliquez sur l’image pour lire et/ou tĂ©lĂ©charger le rapport 2022

 

Un travail réalisé grùce à votre soutien

Vous pouvez retrouver l’ensemble de nos rapports annuels sur la page « association » de Framasoft.org (notez que le rapport financier 2022 n’est pas encore publiĂ©, puisqu’il est en cours de vĂ©rification par l’organisme de Commissaire aux Comptes qui certifie la comptabilitĂ© de l’exercice prĂ©cĂ©dent.)

Nous ne le rĂ©pĂ©terons jamais assez : l’indĂ©pendance de Framasoft, notamment son indĂ©pendance financiĂšre, c’est celles et ceux d’entre vous qui nous soutiennent par leurs dons qui l’offrez Ă  notre association, et in fine Ă  l’ensemble de 1,4 millions de personnes qui bĂ©nĂ©ficient de nos actions chaque mois.

Merci, merci mille fois de cette confiance dont nous espérons nous montrer à la hauteur, une année de plus.

 

 

Comment s’organiser contre la domination assistĂ©e par ordinateur ? [forum ouvert]

By: Framasoft
8 August 2023 at 08:28

Dans le cadre de l’UniversitĂ© d’ÉtĂ© des Mouvements Sociaux et de la SolidaritĂ© (UEMSS) qui se dĂ©roulera du 23 au 27 aoĂ»t Ă  Bobigny, et avec les copaines de Attac, Ritimo, Globenet, Convergence Services Publics, Transiscope, l’April, L’Établi numĂ©rique, La DĂ©rivation
 Nous avons voulu proposer ensemble un forum ouvert pour permettre la rencontre de celles et ceux impliquĂ©es dans des luttes et confronter nos expĂ©riences et nos rĂ©flexions.

Cette journĂ©e d’échanges se dĂ©roulera le samedi 26 aoĂ»t. Elle nĂ©cessite de s’inscrire Ă  l’UEMSS (prix libre).

Forum ouvert : Comment s’organiser contre la domination assistĂ©e par ordinateur ?

Amazon utilisant des algorithmes sophistiquĂ©s pour imposer des cadences inhumaines aux chauffeurs et aux employé⋅es des centres logistiques. Facebook et al. collectant les opinions politiques des collectifs qui s’organisent dessus et favorisent structurellement la rĂ©action. L’industrie de la tech poussant Ă  acheter toujours plus d’appareils Ă©lectroniques, gĂ©nĂ©rant ainsi toujours plus d’extraction de ressources et de dĂ©chets qui finissent par s’entasser dans Ă©normes dĂ©charges dans les pays du Sud. La police demandant l’accĂšs Ă  nos communications, la possibilitĂ© de nous surveiller en temps rĂ©el par la reconnaissance faciale ou la biomĂ©trie aux frontiĂšres. ParcoursSup organisant la sĂ©lection sociale dans un service public de l’enseignement en crise.

Les diffĂ©rentes dominations auxquelles nous faisons face mobilisent maintenant toutes l’infrastructure informatique pour se renforcer, s’amplifier et Ă©largir leurs champs d’actions. Il est devenu difficile de trouver un exemple de lutte oĂč le numĂ©rique n’apparaĂźt pas Ă  un moment comme un outil utilisĂ© par celleux d’en face. La domination est maintenant assistĂ©e par ordinateur.

Si on ne s’intĂ©resse pas au numĂ©rique, le numĂ©rique, lui, s’intĂ©resse Ă  nous. Il est donc indispensable de rĂ©flĂ©chir ensemble, de nous organiser collectivement pour faire face Ă  cette domination. Les questions sont multiples : pouvons-nous retourner les outils numĂ©riques contre le capitalisme ? Comment mieux nous protĂ©ger face Ă  la surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e permise par la technologie ? À quoi ressemblerait un monde numĂ©rique dĂ©sirable et vivable ?

Le numĂ©rique est devenu une rĂ©alitĂ© politique Ă  part entiĂšre, et son Ă©volution ne peut pas ĂȘtre laissĂ©e Ă  des prĂ©tendu·es expertes et au capitalisme.

Vous avez des pistes d’actions concrĂštes, des idĂ©es, des envies ? Venez avec votre enthousiasme pour les partager !

RÈŻse, la mascotte de Mobilizon en avant pour le forum ouvert
illustration : David Revoy (CC-By)

Forum ouvert ?

Un forum ouvert se construit à partir des sujets que les personnes y participant souhaitent aborder. Le programme est élaboré ensemble au début de la journée. Le reste se déroule ensuite au rythme des différents groupes qui travaillent en parallÚle et des nombreuses discussions informelles qui habitent les couloirs.

4 principes gouvernent un forum ouvert :

  • les personnes qui se prĂ©sentent sont les bonnes personnes ;
  • il arrive ce qui pouvait arriver de mieux ;
  • ça commence quand ça commence ;
  • ça finit quand c’est fini.

La loi de la mobilitĂ© permet Ă  une personne qui n’est ni en train d’apprendre, ni de contribuer, de changer de groupe.

Pistes de réflexion

Nous proposons quatre textes ou discussions pour alimenter nos rĂ©flexions avant l’évĂ©nement :

Pour vous inscrire, c’est par ici !

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